Bertaud / Bouché / Paul / Valastro - Ballet - Programmation Saison 16/17 - Opéra national de Paris

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    Ballet - Production de l'Académie

    Bertaud /​ Bouché /​ Paul /​ Valastro

    Palais Garnier - du 13 au 18 juin 2017

    Julien Benhamou/OnP

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Bertaud /​ Bouché /​ Paul /​ Valastro

Palais Garnier - du 13 au 18 juin 2017

Ballet - Production de l'Académie

Bertaud /​ Bouché /​ Paul /​ Valastro

Palais Garnier - du 13 au 18 juin 2017

1h50 avec 1 entracte

À propos

En quelques mots :

Les jeunes chorégraphes de l’Opéra sont mis à l’honneur dans ce spectacle qui présente quatre créations. Avec Renaissance, imaginé comme un ballet classique d’aujourd’hui et manifeste générationnel, Sébastien Bertaud tisse et métisse les liens qui relient classicisme et modernité, maîtres d’hier et créateurs du présent, rendant hommage à l’école française, à ses raffinements comme à ses audaces. Simon Valastro explore par les moyens polysémiques du théâtre la condition humaine de La petite fille aux allumettes de Hans Christian Andersen, transformée par la musique de David Lang en une Passion du Christ sans Christ. Dans Undoing World, Bruno Bouché met en scène un état du monde, scrutant entre chaos et survivances quelques halos de résistance d’où peut jaillir la vie. Enfin, avec Sept mètres au-dessus des montagnes, Nicolas Paul puise dans l’imaginaire visuel du Moyen Âge et les musiques de la Renaissance les lignes d’une réflexion contemporaine sur la submersion sous toutes ses formes.

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Coulisses

  • Tradition et création

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  • La chorégraphie comme résistance

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    La chorégraphie comme résistance

  • Comme dans un rêve

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    Comme dans un rêve

© Julien Benhamou / OnP

Tradition et création

Article

Tradition et création

Rencontre avec Sébastien Bertaud

03’

Par Solène Souriau

Sébastien Bertaud, Bruno Bouché, Simon Valastro et Nicolas Paul, danseurs à l’Opéra, proposent leurs créations pour les interprètes de la Compagnie sur la scène du Palais Garnier. L'occasion de s'interroger sur le métier de chorégraphe mais surtout de révéler au public quatre personnalités, quatre danseurs d'aujourd'hui et chorégraphes de demain.


Votre pièce a pour titre Renaissance. Dans quel sens l’entendez-vous ?

J’ai été formé à l’École de Danse de l’Opéra et je porte en moi cet héritage immatériel. Après avoir travaillé avec beaucoup de chorégraphes contemporains ces dernières années, je ressens la nécessité de revenir aux sources de ma pratique. Avec Renaissance, je cherche à faire renaître une tradition en l’inscrivant dans notre époque.


Quel style avez-vous privilégié ?

J’ai voulu créer un ballet classique d’aujourd’hui, en proposant une pièce actuelle qui met en valeur les compétences spécifiques des danseurs du Ballet de l’Opéra. J’ai également souhaité faire revivre une certaine forme de virtuosité visuelle que je retrouve dans notre histoire, de Louis XIV à nos jours, de Versailles à l’Opéra Garnier.


Pourquoi avoir choisi cette partition de Mendelssohn ?

J’ai choisi le Concerto pour violon de Mendelssohn pour sa finesse et son élégance. De plus, la virtuosité du violon, instrument à l’honneur, fait écho au travail des danseuses sur pointes.


Vous faites appel à Olivier Rousteing pour les costumes. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

La mode et la danse ont souvent entretenu des relations privilégiées. Pierre Balmain a habillé beaucoup de danseuses des années cinquante et a notamment collaboré avec Serge Lifar. Le style d’Olivier Rousteing, qui dirige aujourd’hui la maison Balmain, correspond à notre époque et se situe dans cette lignée d’audace et de raffinement.


Bouché, Nicolas Paul, Sébastien Bertaud, Simon Valastro à la Rotonde Zambelli, Palais Garnier
Bouché, Nicolas Paul, Sébastien Bertaud, Simon Valastro à la Rotonde Zambelli, Palais Garnier © Julien Benhamou / OnP

Où se situe cette pièce dans votre parcours de chorégraphe ?

Renaissance est certainement l’aboutissement d’un cycle. Pour la première fois, je crée une pièce de groupe pour des danseurs avec qui je partage la scène du Palais Garnier depuis dix-sept ans.


Selon vous, où s’arrête le travail de danseur et où commence celui de chorégraphe ?

Je me sens autant danseur que chorégraphe. Mon travail de chorégraphe se situe en continuité avec celui de danseur et je ne l’envisage en aucun cas comme une reconversion. Cette année à l’Académie en parallèle à ma saison de danseur m’a permis de me dépasser.

© Julien Benhamou / OnP

Un dialogue entre les arts

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Un dialogue entre les arts

Rencontre avec Nicolas Paul

03’

Par Solène Souriau

Sébastien Bertaud, Bruno Bouché, Simon Valastro et Nicolas Paul, danseurs à l’Opéra, proposent leurs créations pour les interprètes de la Compagnie sur la scène du Palais Garnier. L'occasion de s'interroger sur le métier de chorégraphe mais surtout de révéler au public quatre personnalités, quatre danseurs d'aujourd'hui et chorégraphes de demain.


Comment ce projet – la création d’une pièce sur plusieurs morceaux de musique sacrée de Josquin des Prés – est-il né ?

Ce projet est né de plusieurs recherches : une recherche sur la période historique du Moyen-Âge et de la Renaissance qui me passionne depuis longtemps mais aussi autour du thème du Déluge et de ses représentations à cette époque qui m’ont paru d’une étonnante modernité par leur simplicité et leur dépouillement. En parallèle, nous avons développé avec Jean-Christophe Guerri, un travail de vidéaste sur le corps et l’eau.

 

Le titre évoque directement l’épisode du Déluge dans la Genèse ?

Oui, la description de l’eau qui, lors du Déluge, passe « à sept mètres et demi au-dessus des montagnes ». L’actualisation du passage de la Bible (les traductions ont tendance à plutôt utiliser la coudée qui est l’unité de base) m’a amusé et plus sérieusement pose la question de la mise à jour du récit.


Quelles références faites-vous à l’iconographie médiévale dans votre chorégraphie ?

Dans l’écriture du mouvement, on retrouve des positions de mains directement inspirées des représentations picturales du Moyen-Âge qui accordent une place cruciale à cette partie du corps. Un certain traitement des couleurs m’a paru également très spécifique de cette époque comme la question de la perspective.


Comment la vidéo que vous signez avec Jean-Christophe Guerri vient-elle s’articuler avec les danseurs sur scène?

La vidéo est traitée à la manière de tableaux et s’inscrit directement en contraste avec ce qui se passe sur scène. Alors que la chorégraphie, placée sous le signe de la profusion, est très dense et rapide, la vidéo, elle, propose une succession de plans fixes, assez lents avec des mouvements imperceptibles. Par leur contraste, j'espère que les deux arts pourront dialoguer.


Simon Valastro, Nicolas Paul, Bruno Bouché, Sébastien Bertaud, dans la salle du Palais Garnier
Simon Valastro, Nicolas Paul, Bruno Bouché, Sébastien Bertaud, dans la salle du Palais Garnier © Julien Benhamou / OnP

La vidéo permet-elle de faire le pont entre cette période de l’Histoire et aujourd’hui ?

L’image d’un corps noyé évoque immédiatement une certaine actualité et un ensemble de situations géopolitiques. C’est tout à fait nécessaire de prendre conscience de cet effet de miroir. Cependant, j’ai cherché à évoquer une sensation intime du déluge qui peut être psychique ou sociale, pas forcément politique.


Vous êtes entré en 1989 à l’École de Danse de l’Opéra de Paris et avez intégré le Corps de Ballet en 1996. Qu’est-ce que cela représente pour vous de participer à la programmation officielle de la Maison ?

Pour moi, cette soirée témoigne de la diversité qu’est capable de faire naître une institution comme le Ballet de l’Opéra de Paris, les différentes personnalités qu’elle a su faire grandir et prospérer. Plus personnellement, il me reste encore trois ans dans cette compagnie avant de prendre ma retraite. Cette pièce est donc probablement la dernière que je crée pour la Compagnie avant de mettre un terme à ma carrière de danseur.

© Ann Veronica Janssens

Podcast Bertaud / Bouché / Paul / Valastro

Podcast

Podcast Bertaud / Bouché / Paul / Valastro

"Dansez ! Chantez ! 7 minutes à l’Opéra de Paris" - en partenariat avec France Musique

07’

Par Stéphane Grant

  • En partenariat avec France Musique

Avec « Dansez ! Chantez ! 7 minutes à l’Opéra de Paris », nous vous proposons des incursions originales dans la programmation de la saison à la faveur d’émissions produites par France Musique et l’Opéra national de Paris. Pour chacune des productions d’opéra et de ballet, Judith Chaine pour le lyrique et Stéphane Grant pour la danse, vous introduisent, avant votre passage dans nos théâtres, aux œuvres et aux artistes que vous allez découvrir.        

© Julien Benhamou / OnP

La chorégraphie comme résistance

Article

La chorégraphie comme résistance

Rencontre avec Bruno Bouché

03’

Par Solène Souriau

Sébastien Bertaud, Bruno Bouché, Simon Valastro et Nicolas Paul, danseurs à l’Opéra, proposent leurs créations pour les interprètes de la Compagnie sur la scène du Palais Garnier. L'occasion de s'interroger sur le métier de chorégraphe mais surtout de révéler au public quatre personnalités, quatre danseurs d'aujourd'hui et chorégraphes de demain.


Avec Undoing World, quels thèmes voulez-vous aborder ?

Pour cette pièce, qui signe en quelque sorte mes adieux à l’Opéra de Paris, le thème d’une quête s’est imposé à moi. Quête d’un ailleurs, d’un changement de cap, d’une autre réalité. J’ai placé au cœur de mon travail cette quête et tout ce qu’elle implique de physique et d’éprouvant comme la traversée, l’exil, la perte de repère ou encore un certain chaos engendré par ces changements d’axe. On peut l’interpréter à la lumière de l’actualité mais également dans un sens plus métaphysique. Traverser des épreuves pour accéder à une certaine joie, n’est-ce pas l’histoire d’une vie ?


Votre pièce est-elle politique ?

J’ai été confronté à la question des réfugiés dans mon quotidien mais je ne souhaite pas faire passer un message ou créer une pièce engagée. Je suis davantage dans des constructions poétiques. Je souhaite ouvrir les pistes, élargir les horizons d’interprétation. Mes inspirations sont aussi bien Dante et la traversée de l’Enfer dans La Divine Comédie que l’actualité qui me touche beaucoup. Savoir prendre soin de l’autre fait partie de ma réflexion dans mon travail avec les danseurs.


La musique qui est à la fois une création de Nicolas Worms et une chanson des Klezmatics est accompagnée d’un texte de Deleuze. Pourquoi ?

La chanson Doyna et le texte de Deleuze sont justement là pour élargir le propos. Le groupe The Klezmatics qui s’inspire de la musique traditionnelle yiddish Klezmer rappelle les migrations d’un peuple pendant longtemps sans territoire. Le texte, qui regroupe des extraits du cours de Gilles Deleuze sur Spinoza, intitulé « Immortalité et éternité », élargit le spectre de cette quête à notre propre condition : celle d’être mortel et d’avoir conscience de notre finitude.


Simon Valastro, Nicolas Paul, Bruno Bouché, Sébastien Bertaud, dans la salle du Palais Garnier
Simon Valastro, Nicolas Paul, Bruno Bouché, Sébastien Bertaud, dans la salle du Palais Garnier © Julien Benhamou / OnP

Cette année au sein de l’Académie vous a-t-elle permis d’avancer dans votre travail de chorégraphe ?

La rencontre avec William Forsythe a été déterminante. Plus mon travail avance et mieux je comprends sa manière d’entrevoir la chorégraphie comme une manière de résister. Pour faire advenir ses pensées, l’artiste est dans une confrontation permanente avec le réel qui lui impose sa propre résistance. Avec Undoing World, j’ai voulu aller vers quelque chose d’inconnu et emporter les danseurs avec moi pour arriver à des complexités et des libertés de nouvelles formes.


Comment passe-t-on de danseur à chorégraphe ?

Je viens du classique et suis pétri de mes expériences de danseur. Cette formation m’aide comme elle peut m’encombrer. Même si je sens une continuité entre les deux activités, je les distingue complètement. C’est très important que l’Opéra de Paris encourage et porte les danseurs qui ont le désir d’être chorégraphes.

© Julien Benhamou / OnP

Comme dans un rêve

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Comme dans un rêve

Rencontre avec Simon Valastro

03’

Par Solène Souriau

Sébastien Bertaud, Bruno Bouché, Simon Valastro et Nicolas Paul, danseurs à l’Opéra, proposent leurs créations pour les interprètes de la Compagnie sur la scène du Palais Garnier. L'occasion de s'interroger sur le métier de chorégraphe mais surtout de révéler au public quatre personnalités, quatre danseurs d'aujourd'hui et chorégraphes de demain.


La Petite Fille aux allumettes est un conte souvent revisité. Pourquoi avoir choisi la version de David Lang, The Little Match Girl Passion ?

J’ai découvert la pièce de David Lang en 2008. Le conte, par la force des thèmes qu’il dévoile, m’a toujours intéressé et la manière dont David Lang décale le récit en opérant un parallélisme entre l’histoire de la petite fille et la Passion du Christ m’a paru pertinente. La pièce emprunte à l’oratorio en alternant récitatif et air. Quinze séquences structurent l’œuvre : les récitatifs sont composés du texte en anglais du fameux conte d’Andersen. Les airs, eux, reprennent souvent des citations de l’Évangile.

 

Quatre chanteurs et deux percussionnistes accompagnent les danseurs. Comment avez-vous partagé l’espace ?

Dans la version originale, les percussions sont confiées aux chanteurs. Seulement, pour leur donner plus de liberté de mouvement sur scène, j’ai préféré confier les deux instruments à des percussionnistes qui sont, eux, dans la fosse. J’ai choisi de répéter séparément. Les chanteurs et les danseurs partagent la scène mais évoluent dans deux espaces bien distincts.


Quelles ont été vos différentes inspirations ?

Je me suis beaucoup inspiré de Lars von Trier et de David Lynch pour la conception de l’image. J’ai souhaité m’éloigner de la narration et évoquer les éléments du conte (le froid, la neige, les allumettes, le sapin de Noël) de manière disparate, un peu comme dans un rêve étrange ou un délire dû à l’hypothermie. Je me suis également inspiré d’une iconographie religieuse : les positions et gestuelles qui rappellent le culte religieux aussi bien dans les peintures de la Renaissance que dans des sculptures plus contemporaines.


Bruno Bouché, Nicolas Paul, Sébastien Bertaud, Simon Valastro à la Rotonde Zambelli, Palais Garnier
Bruno Bouché, Nicolas Paul, Sébastien Bertaud, Simon Valastro à la Rotonde Zambelli, Palais Garnier © Julien Benhamou / OnP

Quels ont été vos différents enjeux pour cette création ?

La scène du Palais Garnier est un plateau ancien très bien équipé que j’ai voulu exploiter au maximum. Elle est la mémoire de tous les spectacles qu’elle accueille et permet des effets spéciaux intéressants. Je me suis également contraint à augmenter le nombre de danseurs pour occuper cette grande scène.


Comment devenir chorégraphe au sein du Ballet de l’Opéra de Paris ?

J’ai toujours porté en moi cette envie de chorégraphier mais ce n’est que récemment qu’elle s’est concrétisée. Être uniquement concentré sur sa carrière de danseur peut être un frein à la création. Aujourd’hui, je suis dans une recherche de langage que j’aimerais développer, étoffer au fur à mesure. C’est quelque chose qui prend du temps, qui évolue.

Mécènes et partenaires

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