Ballet

Nouveau

Thierrée /​ Shechter /​ Pérez /​ Pite

Palais Garnier

du 19 mai au 08 juin 2018

2h55 avec 1 entracte

Thierrée /​ Shechter /​ Pérez /​ Pite

Palais Garnier - du 19 mai au 08 juin 2018

Synopsis

Quand je chorégraphie, c’est l’acte même de fabriquer et d’observer qui me relie le plus profondément au monde naturel, à la brutalité et à la beauté qu’il contient. - Crystal Pite


Quatre créateurs contemporains sont réunis pour ce programme et entraînent les danseurs de l’Opéra dans une nouvelle forme de modernité où les corps vibrent avec intensité. En ouverture du spectacle, James Thierrée investira les parties publiques du Palais Garnier et nous fera découvrir son univers onirique. La Canadienne Crystal Pite revient avec The Seasons’ Canon, création éblouissante qui avait enthousiasmé le public du Palais Garnier la saison dernière. L’Espagnol Iván Pérez investit pour la première fois la scène de l’Opéra avec une création pour dix hommes. Pour clore cette soirée, l’Israélien Hofesh Shechter, régulièrement salué pour ses danses telluriques aux états de transe, offre une nouvelle version de sa pièce The Art of Not Looking Back.

Durée : 2h55 avec 1 entracte

Artistes

Création dans les espaces publics


Équipe artistique

  • James Thierrée
    James Thierrée Chorégraphie
  • opera logo
    Thi Mai Nguyen Assistant(e) chorégraphie
  • opera logo
    Cécile Giovansili-Vessière Lumières

Distribution

  • vendredi 18 mai 2018 à 19:30
  • samedi 19 mai 2018 à 19:30
  • mardi 22 mai 2018 à 19:30
  • mercredi 23 mai 2018 à 19:30
  • jeudi 24 mai 2018 à 19:30
  • samedi 26 mai 2018 à 20:00
  • samedi 26 mai 2018 à 14:30
  • mercredi 30 mai 2018 à 19:30
  • samedi 02 juin 2018 à 19:30
  • dimanche 03 juin 2018 à 14:30
  • jeudi 07 juin 2018 à 19:30
  • vendredi 08 juin 2018 à 19:30

Dernière mise à jour le 28 mai 2018, distribution susceptible d’être modifiée.

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Nouvelle version


Équipe artistique

Distribution

  • vendredi 18 mai 2018 à 19:30
  • samedi 19 mai 2018 à 19:30
  • mardi 22 mai 2018 à 19:30
  • mercredi 23 mai 2018 à 19:30
  • jeudi 24 mai 2018 à 19:30
  • samedi 26 mai 2018 à 20:00
  • samedi 26 mai 2018 à 14:30
  • mercredi 30 mai 2018 à 19:30
  • samedi 02 juin 2018 à 19:30
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Équipe artistique

Distribution

  • vendredi 18 mai 2018 à 19:30
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  • samedi 26 mai 2018 à 20:00
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Les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet
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© Michael Slobodian

La danse comme langue maternelle

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Un portrait de Crystal Pite

09 min

La danse comme langue maternelle

Par Sarah Crompton

Aux côtés de son ancien maître William Forsythe, qui l’engagea au Ballet de Francfort en 1995, de Justin Peck et de l’artiste Tino Sehgal, la Canadienne Crystal Pite investit pour la première fois la scène de l’Opéra de Paris avec une pièce conçue sur une musique de Max Richter, revisitant Les Quatre saisons de Vivaldi. Elle se confie ici sur sa conception de la danse, son parcours et ses envies. Portrait.    

D’aussi loin qu’elle se souvienne, Crystal Pite a toujours dansé. « Je crois que j’ai toujours été danseuse, mais aussi chorégraphe, explique-t-elle. Toute petite déjà, je créais des chorégraphies que je répétais encore et encore. J’utilisais la même musique, les mêmes vêtements, et reprenais chaque fois les mêmes mouvements. Être danseuse et chorégraphe était tout bonnement le chemin que j’allais suivre toute ma vie. »

Aujourd’hui âgée de quarante-cinq ans, l’artiste s’impose comme l’une des figures incontournables du monde de la danse. Admirée par William Forsythe et Alexei Ratmansky, elle a travaillé avec Robert Lepage. Quand Sylvie Guillem a fait ses adieux à la scène, elle a confié que l’un de ses rares regrets était de n’avoir jamais dansé dans un ballet chorégraphié par Crystal Pite ; elle est invitée par les compagnies les plus prestigieuses au monde, parmi lesquelles le Ballet de l’Opéra de Paris et le Royal Ballet de Londres.

Face à toute cette agitation, Crystal Pite est à la fois flattée et imperturbable. « C’est un immense honneur de proposer une chorégraphie pour le Ballet de l’Opéra de Paris, dit-elle en souriant. Je n’arrive pas à y croire. C’est un magnifique cadeau et le début d’une formidable aventure. »
Répétition de « The Season’s Canon »
Répétition de « The Season’s Canon » © Julien Benhamou / OnP

En dehors de la scène, Crystal Pite apparaît comme une personne calme et sans prétention. Elle ponctue ses phrases d’un « humm », prenant toujours soin de réfléchir à ce qu’elle va dire ensuite. Mais lorsqu’ on la voit évoluer dans une salle de répétition, c’est alors une véritable force de la nature. Si elle parle avec douceur, elle sait précisément ce qu’elle veut accomplir. « J’aime les mouvements qui ont du sens et un but, et j’aime voir les danseurs dans un état d’effort et de lutte. J’en suis profondément émue.En tant que danseuse, je me demande tout le temps comment aborder la danse. Il serait tellement plus simple d’utiliser des mots. » Elle poursuit, en riant : « J’essaie de penser au public et à la façon dont les spectateurs pourraient considérer la danse comme un moyen de contourner le langage et d’accéder à d’autres parts d’eux-mêmes. C’est viscéral. Nous savons tous que notre corps possède son propre langage, que nous parlons tous. La danse est un autre type de langage et j’ai parfois le sentiment que c’est ma langue maternelle. »

Son travail est donc intimement lié aux émotions, ce qui ne l’empêche pas de s’attaquer à des thèmes sérieux et importants. Ce désir de créer des œuvres marquantes s’est intensifié avec la naissance de son fils Niko, aujourd’hui âgé de cinq ans, né de son union avec le designer Jay Gower Taylor. « Je pense qu’un nouveau genre de vulnérabilité et de conscience est entré dans ma vie depuis la naissance de mon fils. J’essaie d’être très prudente et exigeante vis-à-vis des contenus que je traite. Je souhaite explorer des thèmes qui ont du sens pour moi. Le temps m’est compté, de même que les créations que j’entreprends, et je tiens à faire les bons choix. »
« J’essaie de rendre la musique visible »
Pour sa chorégraphie avec le Ballet de l’Opéra de Paris, Crystal Pite s’est inspirée de la version de Max Richter des Quatre Saisons de Vivaldi – « tant du point de vue de la forme que du fond ». Elle poursuit : « J’essaie de rendre cette musique visible. La forme et la structure de cette chorégraphie évoquent pour moi des phénomènes naturels. » Un aspect qu’elle emprunte aussi aux écrits de la romancière américaine Annie Dillard, s’inspirant notamment du livre Pèlerinage à Tinker Creek, qui tente de saisir le processus de création dans le monde naturel. « L’écriture d’Annie me permet de verbaliser ce que j’essaie de proposer dans cette chorégraphie : un sentiment d’émerveillement et d’étonnement. »
Répétition de « The Season’s Canon »
Répétition de « The Season’s Canon » © Julien Benhamou / OnP
Crystal Pite se réjouit que son œuvre, The Seasons’ Canon, partage l’affiche avec le spectacle Blake Works I de William Forsythe. En effet, le chorégraphe américain a dirigé le Ballet de Francfort, dans lequel Crystal Pite a dansé pendant cinq ans, et est depuis un mentor et un ami. « Ce fut une étape décisive dans ma carrière de danseuse et de chorégraphe. J’avais vingt-cinq ans et je me sentais quelque peu dépassée par les événements. J’avais l’impression d’être un imposteur, mais William m’a encouragée à poursuivre et j’ai créé deux chorégraphies à ses côtés. »

Un parcours peu conventionnel

Le chemin qui a conduit Crystal Pite à Francfort, et à l’univers du ballet en général, est assez peu conventionnel. Née à Terrace, en Colombie-Britannique, elle prend des cours de danse dans une petite école locale, ce qui a grandement influencé sa carrière, comme elle le souligne : « J’ai beaucoup de chance de ne pas avoir fini dans une grande école de danse. Je pense que je n’aurais pas survécu à une telle expérience. Ma petite école de danse m’offrait d’incroyables possibilités de création. Mon professeur me prêtait les clés de la salle et j’allais répéter les week-ends. »

En 1988, elle décroche son premier contrat dans la compagnie du Ballet British Columbia, où elle chorégraphie sa première œuvre majeure. En 2001, après avoir passé plusieurs années à Francfort, elle retourne au Canada et s’installe à Vancouver, où elle fonde la compagnie Kidd Pivot l’année suivante. « J’ai toujours su que j’étais destinée à diriger ma propre compagnie de danse », confie-t-elle.

Kidd Pivot reste le cœur spirituel de son travail, où elle forge ses idées et ses expériences, explorant toujours de nouvelles directions, créant des chorégraphies pleines de sensations fortes, qui associent souvent la danse à des textes ou à d’autres techniques théâtrales comme les marionnettes. Avec cette compagnie, elle crée notamment The You Show, où se joue le duo « A Picture of You Falling » – l’histoire d’une relation, de ses débuts à sa fin oppressante. En 2011, elle crée The Tempest Replica, où elle revisite la pièce de Shakespeare. En 2015, avec Betroffenheit, elle collabore avec le metteur en scène Jonathon Young et explore les ravages causés par un événement traumatique. Son œuvre devient alors l’une des figures de la souffrance humaine et de la survie.

Parallèlement à cela, elle crée des œuvres pour d’autres compagnies à travers le monde, tissant des liens étroits avec le Nederlands Dans Theater, où elle est chorégraphe associée. Elle travaille également avec le National Ballet of Canada, le Cedar Lake Contemporary Ballet, le Cullberg Ballet et les Ballets Jazz de Montréal. En 2013, elle devient artiste associée au Sadler’s Wells de Londres. Elle crée alors Polaris, une œuvre retentissante avec une distribution de plus de soixante artistes, sur une musique de Thomas Adès.
« Tout se joue dans l’instant présent »
Quand elle travaille pour d’autres compagnies que la sienne, Crystal Pite voit grand, n’hésitant pas à remplir la scène avec des mouvements difficiles, alternant petites et grandes gestuelles. Quand elle connaît intimement un danseur, elle peut explorer des mouvements et des pas complexes. Rejoignant pour la première fois une compagnie comme le Ballet de l’Opéra de Paris, elle en exploite pleinement l’envergure. « Je souhaite complexifier ma création, en utilisant les corps de nombreux danseurs, et je sais qu’avec une compagnie de ballet, le résultat sera merveilleux. Dans The Seasons’ Canon, la musique même de Richter souligne une tension entre simplicité et complexité, entre des espaces vastes et vertigineux, et des espaces confinés et minuscules. C’est la tension que j’ai toujours visé – j’adore l’énergie qui naît de la contradiction. Je suis curieuse de voir si la chorégraphie peut évoquer à la fois l’infiniment petit et l’infiniment grand. »
Répétition de « The Season’s Canon »
Répétition de « The Season’s Canon » © Julien Benhamou / OnP

La singularité du travail de Crystal Pite tient à la charge émotionnelle et aux détails chorégraphiques que l’on retrouve dans toutes ses œuvres. Pour autant, elle ne considère pas suivre un style particulier. « Je dirais que je suis une sorte d’hybride entre toutes les choses que j’ai apprises, tous les professeurs de mes débuts, mais aussi tous les chorégraphes avec lesquels j’ai travaillé – plus de trente, à l’époque où je dansais. Quand j’ai fondé ma compagnie, la plupart de mes chorégraphies naissaient de mon propre corps, de mes propres limites et possibilités. »

« Aujourd’hui, je ne danse plus. J’ai donc dû trouver le moyen de créer des chorégraphies en utilisant le corps d’autres danseurs. C’est un changement très intéressant et je pense que mon vocabulaire chorégraphique s’est enrichi car mon corps n’interfère plus. »

Crystal Pite est fascinée par la magie insaisissable du spectacle en direct, par l’impression que les danseurs interagissent les uns avec autres, dans un rite de communication avec le public. « Ce que j’aime dans un spectacle de danse, c’est que l’art qui se déroule sous nos yeux est constamment en état de disparition. C’est tellement éphémère. S’il reste des traces, elles se dissolvent. Tout se joue donc dans l’instant présent. Aussi bien pour le danseur que pour le spectateur. On se trouve constamment dans un état de perte, et il y a quelque chose de très puissant là-dedans. »

Sarah Crompton est Auteur et critique d’art britannique, elle a notamment collaboré avec The Guardian, The Sunday Times, Vogue et The Economist magazine Intelligent Life. Spécialisée en danse, elle a publié son premier livre sur l’histoire du Sadler’s Wells de Londres, Sadler’s Wells : Dance House, Oberon Books, 2013.

© Hugo Glendinning

Tribu de femmes

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Entretien avec Hofesh Shechter

3:07 min

Tribu de femmes

Par Octave

Pièce marquante du parcours de création du chorégraphe israélien Hofesh Shechter, The Art of Not Looking Back entre au répertoire du Ballet de l’Opéra national de Paris dans une nouvelle version. S’attachant aux mystères de la gent féminine qu’il interroge à travers la figure initiale de sa propre mère, le chorégraphe remanie l’œuvre pour neuf danseuses de la Compagnie. Le titre même de sa pièce invite le spectateur à questionner la façon de vivre sa vie avec une touche d’humour et d’ironie. Rencontre.

Podcast Thierrée / Shechter / Pérez / Pite

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"Dansez ! Chantez ! 7 minutes à l’Opéra de Paris"

07 min

Podcast Thierrée / Shechter / Pérez / Pite

Par Judith Chaine, France Musique

Avec « Dansez ! Chantez ! 7 minutes à l’Opéra de Paris », nous vous proposons des incursions originales dans la programmation de la saison à la faveur d’émissions produites par France Musique et l’Opéra national de Paris. Pour chacune des productions d’opéra et de ballet, Judith Chaine vous introduit, avant votre passage dans nos théâtres, aux œuvres et aux artistes que vous allez découvrir.        

© OnP

Une invitation au rêve

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Dans les coulisses de The Male Dancer

3:19 min

Une invitation au rêve

Par Aliénor de Foucaud, Felipe Sanguinetti

Invité pour la première fois à l’Opéra national de Paris, le chorégraphe espagnol Iván Pérez interroge la représentation de la masculinité sur scène en créant une pièce pour dix danseurs. Comment un danseur masculin devrait-il se mouvoir ? A quoi devrait-il ressembler? Et de quelle manière résonnent ces questions au sein d’une institution telle que l’Opéra de Paris ? Encourageant les danseurs à faire de leur interprétation l’expression de leur propre sensibilité, et de leur danse une réelle affirmation de soi, le chorégraphe les invite à s’affranchir du regard critique et à se libérer des conventions. Une transgression qui fait écho aux costumes du styliste Alejandro Gómez Palomo, dont les couleurs vives jouent comme autant de symboles de liberté et de libération. Dans les ateliers costumes et en studio de répétition du Palais Garnier, exubérance et élégance sont au rendez-vous.

© Julien Benhamou / OnP

Recomposed Canon

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Comme des bêtes traquées

14 min

Recomposed Canon

Par Caroline Broué

De la même manière que Max Richter a recomposé les Quatre saisons de Vivaldi, Caroline Broué a écrit sa nouvelle à partir de l’image initiale du ballet de Crystal Pite, celle d’un groupe se mouvant à l’unisson. La gestuelle des danseurs évoquent chez l’auteur l’image d’une chaine humaine qu’elle transpose sous le feu d’un conflit sanglant. L’histoire est racontée du point de vue d’un chanteur lyrique, exilé à Paris, séparé de sa famille restée dans un pays en guerre, et dont il partage les douleurs et les angoisses. Il assiste, impuissant, à ce spectacle d’une fin du monde alors qu’il s’apprête à interpréter, face au public de l’Opéra, la musique de Vivaldi, devenant l’espace d’un instant la voix des sans-voix.

Le jour se lève sur la plaine du Bekament. Dans la bourgade où vivent entassés les derniers survivants, tout n’est que ruines, poussière et décombres. Il faut creuser, fouiller sous les gravats pour trouver encore un peu de vie. C’est là que sont tapis les hommes, les femmes et les enfants qui ont échappé aux bombardements. Sous les immeubles éventrés, sous la terre amoncelée, dans les caves partiellement aménagées.

Le jour se lève sur la plaine du Bekament, et ils sont une vingtaine à s’ébrouer lentement. D’abord étonnés d’être là, vivants, d’avoir résisté une nuit de plus au déluge de feu et de fureur. Ils se lèvent un à un, ou deux par deux, ou par grappe, fourbus, grimaçants, les gestes affaiblis. Les plus alertes, souvent les plus jeunes, soutiennent les plus fatigués, comme Nadal qui empoigne le bras du vieux Jojo pour l’aider à se mettre debout. Puis, quand ils sont tous à la verticale, ils tournent la tête de droite à gauche, de façon saccadée, pour se compter, ils baissent les yeux vers leur cœur comme pour vérifier qu’ils sont bien en vie, puis se regardent, s’observent, se jaugent, se touchent, se caressent, s’embrassent, s’accrochent les uns aux autres, se serrent les uns contre les autres. Ils reprennent des forces, et s’en donnent. Alors seulement, la journée peut commencer.

À quatre mille kilomètres de là, Remy se réveille. Sa première pensée en ouvrant les yeux va vers eux, là-bas, à qui il envoie chaque matin une prière. Mais aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres pour lui. Ce soir, il va chanter dans le temple de la musique mondiale, à l’Opéra de Paris. Ce ne sera pas facile. Il sait qu’il va falloir affronter le public, les caméras, les partenaires, le chef d’orchestre, le directeur de l’Opéra, les critiques. Surmonter son effroyable peur et son insondable honte. Être là ce soir alors que ses parents et ses sœurs sont sous les bombes, là-bas. Son père, un ingénieur de cinquante-deux ans, bonhomme et affable. Sa mère, infirmière, qu’il appelle toujours « la Mère ». Liliana, sa jeune sœur de dix-sept ans, lumineuse. Et la toute dernière, Maya, qui a tout juste neuf ans.

Remy n’ose pas regarder son téléphone, de peur de recevoir un nouveau message sur Whatsapp. Depuis cinq jours, il en reçoit tellement qu’il ne les compte plus. Des appels au secours, des cris, des témoignages. Ce qu’il voit, ce qu’il entend le détruit un peu plus à chaque fois. Alors il tente d’apprendre des mots français. Irréfragable. Fuligineux. Flavescent. Puruler. Gravide. Valétudinaire. Agonistique. Equanimité. Mais non, les messages sont plus forts. Son vieux copain de lycée, mort étouffé dans les éboulis de son immeuble. Le fils du boulanger, avec qui il jouait au ballon dans la rue, arrêté et torturé. Mais les mots qui lui déchirent les entrailles sont ceux de sa mère et de sa petite sœur, chaque jour plus douloureux, chaque heure plus terrifiants. La Mère envoie régulièrement des messages audio que son fils lit. Hier, dans la journée, à chaque répit, elle en postait un. Ce matin encore, c’est certain. Le premier arrive vers huit heures. Elle écrit qu’elle vient de sortir de l’abri souterrain après une nuit atroce. Qu’elle est percluse de courbatures et de douleurs dans le dos à force d’être recroquevillée sur le sol de la cave. Qu’elle a à peine réussi à somnoler deux heures avec Maya dans les bras. Et que quand les barils explosifs pleuvent, elle a le sentiment que son cœur va éclater. En lisant ces lignes, c’est le cœur de Remy qui manque éclater. Hier, après une journée entière de répétition, il a lu les messages de « la Mère » d’une traite. Il a appelé Mikhaïl, pour lui dire qu’il ne pourrait pas chanter ce soir. Il a demandé à Mikhaïl de le remplacer, qui, inquiet pour son ami, lui a gentiment expliqué pourquoi il était impossible de le remplacer au pied levé. Non seulement parce que Mikhaïl n’a pas répété le rôle, mais surtout parce qu’il est baryton, et Remy contre-ténor. C’est même le contre-ténor le plus prometteur de sa génération. Remy n’a que vingt-trois ans, et on parle déjà de lui comme d’un très grand. Non, Remy, je ne peux pas. Tu dois chanter, tu dois y aller. Pour eux, pour tous ceux qui sont coincés là-bas, chez toi. C’est ce que ta mère t’a demandé quand tu es parti, il y a six ans. Ne pas les oublier, devenir l’un des plus grands chanteurs, faire entendre la voix sur la scène internationale, être la voix des sans-voix, de ceux qu’on n’entend plus, pour que le chant soit plus fort que le bruit assourdissant de la guerre. C’est à cette conversation que Remy repense, assis face à son image qui se reflète dans le miroir. Pour trouver la force. Sa voix, son timbre clair, sa beauté, sa jeunesse, sa vivacité par-dessus le fracas des bombes larguées sur les immeubles, sur les écoles, sur les hôpitaux, par-dessus le bruit des pierres qui tombent, des mains qui se lèvent pour demander de l’aide, des parents rendus muets devant les corps de leurs enfants, par-dessus les avions qui pilonnent la ville et détruisent tout ce qui vit en-dessous, par-dessus le silence de mort qui recouvre progressivement toute forme de vie humaine. Il doit aller sur scène. Pour eux. Pour lui. Pour le peu d’espoir qui leur reste.

C’est ce soir. La Première. Depuis quelques jours, la rumeur s’est saisie de cette nouvelle production, les journaux l’ont annoncée comme la soirée à ne pas manquer. Le jeune exilé va interpréter Il Giustino de Vivaldi, son favori, et l’opéra sera retransmis en direct sur Arte. Ferme ton portable, Remy. Ne regarde pas les images, n’écoute pas les messages. Répète : Irréfragable. Fuligineux. Flavescent. Puruler. Gravide. Valétudinaire. Agonistique. Equanimité. Habille-toi. Va voir Valérie pour qu’elle te masse la nuque avant de te maquiller. Elle, elle va savoir respecter ton silence, ton besoin impérieux de calme avant d’entrer en scène. Elle seule peut comprendre que tu es incapable d’affronter le public, la salle comble, ces hommes et ces femmes fatigués après une journée de travail, ces Parisiens riches en costume cravate bleu ou gris, certains amateurs de musique, d’autres amateurs d’eux-mêmes et de leur fonction sociale, prêts à ronfler à la première minute. Jusque-là, il a réussi à ne pas trop penser à sa famille et à ses amis restés là-bas. Il a réussi, parce qu’en France on n’en parle pas beaucoup. Il s’est donc concentré sur Vivaldi et Il Giustino ces cinq derniers mois. C’est début avril que tout a changé, quand une nouvelle offensive aérienne a frappé le quartier où vit recluse sa famille. Pas de nourriture, plus de médicaments, aucun convoi d’aide humanitaire permis. La population terrée dans les trous béants creusés par l’éclat des obus, cachée dans les sous-sols des immeubles éventrés. Les hommes, les femmes, les enfants serrés les uns contre les autres dans des espaces si étroits que respirer demande un effort accentué par la poussière soulevée dans l’effondrement des immeubles qui tombent les uns après les autres comme des châteaux de sable. Les sirènes des ambulances qui tentent de passer entre deux explosions. Les forts qui portent les faibles. Cet homme, dont il n’a pas retenu le nom, agenouillé devant le cadavre ensanglanté de son nourrisson, qu’il a recouvert d’une couverture. Comment lui parviennent les images ? Ne pas regarder, ne pas regarder, ne pas regarder. Il n’a pas le droit. Il n’a pas le droit de les abandonner. Il faut que le monde regarde ce qu’il laisse faire. Ces hommes, ces femmes, ces vieillards, ces enfants, vivant blottis sous la terre. Les couloirs de l’hôpital pleins de civils affolés. Cet homme qui se cogne la tête à côté du corps inanimé de sa fille. Maya, où est Maya ? Elle n’a que neuf ans. Sa petite soeur au regard si doux, si innocent. Remy, où es-tu ? Elle m’appelle. Que fais-tu, Remy ? Pourquoi es-tu parti ? Pourquoi m’as-tu abandonnée ? Tu te souviens de nos chatouilles ? Et des parties de cache-cache dans la maison ? Tu t’amusais à me faire peur, mais je n’avais pas besoin de beaucoup, souvent je pleurais dès que tu disparaissais de ma vue, alors tu sortais de ta cachette pour venir me consoler. Aujourd’hui c’est moi qui suis dans un trou. Et tu n’es plus là pour moi. Hier je suis sortie dans la rue. Je voulais voir le jour. J’ai profité d’une accalmie pour suivre une bande de garçons, les frères Sy, ils font du marché noir, dehors ils brûlent du bois et du plastique, je les ai suivis, ça sentait mauvais, on ne pouvait pas respirer, on a profité d’une coupure d’électricité, il y en a tout le temps, pour courir et on s’est retrouvé dehors, et moi j’étais seule, le plus grand m’a pris sur ses épaules, mais soudain à quelques mètres devant nous une bombe est tombée et on s’est couché par terre. Je me suis retournée et j’ai vu maman hurler depuis l’entrée de l’immeuble, elle me criait de revenir, mais je n’entendais plus rien, mes oreilles bourdonnaient, la poussière me piquait les yeux. Je ne sais pas comment Nadal a réussi à me porter jusqu’à l’entrée de la maison, il hoquetait, soufflait comme un cheval, j’étais lourde pour lui, mais il a réussi. Dehors c’était le chaos, tout le monde courait dans tous les sens, ils avaient tous la bouche grande ouverte, les bras en l’air, on aurait dit un gros animal mou, ou une fourmilière, comme celle de mon livre d’images, ils couraient dans la même direction, puis s’éparpillaient, comme si l’animal se disloquait, comme s’il perdait ses membres un à un, ou comme si un monstre avait marché sur la fourmilière. Il y avait du sang partout, Remy, c’était horrible. Je n’entendais plus rien. C’était la nuit, on n’y voyait rien, des bras se levaient pour demander de l’aide, encore et toujours, d’autres tiraient des corps par terre, il y en avait partout. J’ai fermé les yeux, et j’ai senti qu’on me transportait. Je suis passée de corps en corps, ils ont formé une chaîne humaine pour me ramener à maman, qui pleurait, accroupie dans le couloir. Nadal m’a laissée là, et il est reparti. Je sais qu’il va retrouver Liliana. Il me l’a dit dans la cave avant qu’on sorte. Ils ont un repère secret, derrière l’école, enfin dans les ruines de l’école, mais je ne dois pas le dire. Si on les surprend, ils se feront tuer. Ils se retrouvent le soir, à la tombée de la nuit. C’est leur moment à eux, quand ils sont ensemble plus rien ne peut leur arriver, autour d’eux le silence se fait, et on dirait qu’ils sont seuls au monde, dans un halo de lumière protectrice. Orwa aussi y va. Et Jules, et Abou. Et Farah. Ils font le gué. Ils montent la garde pendant que les autres élèvent un mur. Une barricade. Contre quoi ? Je ne sais pas. Ils vont aussi chercher de l’eau et ils charrient des pierres. Mais depuis hier, les bombardements se sont intensifiés et ils se poursuivent tard le soir. J’ai peur pour eux. C’est pour ça que je voulais aller les rejoindre.

Remy a demandé une heure. Une heure de solitude dans sa loge. Tous ont compris. Tous compatissent. Mais personne ne peut comprendre. Ce n’est pas concevable pour les gens de l’Opéra, ici, pour les Parisiens, pour les Français. Ce n’est pas imaginable. Sa douleur pour son peuple est au-delà de tout ce qu’ils peuvent imaginer. Mieux vaut se taire, se terre, se terrer, comme les siens. Mais l’heure tourne, et le début de la représentation approche. Il doit rejoindre les chanteurs et les musiciens. Le metteur en scène l’a déjà appelé une fois. François-Xavier, le chef d’orchestre, l’a fait patienter, Remy le sait, mais il ne permettra pas un rappel sans sa présence immédiate. Remy se lève, attrape son costume, l’enfile, et sort. Désirée, la scripte, est là, dans le couloir, l’œil attendri. Il lui sourit, passe devant elle. Il rejoint les coulisses, il entend les premières mesures de l’orchestre. Ça va être à lui. Son repère à lui, ce n’est pas dans les ruines de l’école, c’est le sol du premier violon. À la cinquième mesure, il entrera en scène.

Au même moment, par-delà les monts et les mers, les vallées vertes et les sommets enneigés, à quelques heures de vol de là, une mère s’évanouit. On vient de déposer à ses pieds le corps de sa petite fille sans vie. Que Dieu vous donne patience et courage, lui disent les secouristes en apportant la dépouille. Une jeune fille arrive en courant, elle hurle, tend les bras pour demander de l’aide, elle veut se jeter sur sa soeur, mais d’autres l’en empêchent, la retiennent, elle se débat, elle veut fuir, on l’arrête dans son élan, une bombe explose, ils sont tous projetés au sol.

À l’autre bout de la ville, au milieu des gravats, à côté de ce qui fut l’école, une autre jeune fille serre dans ses bras un garçon sous le regard bienveillant d’un groupe de jeunes. Puis le groupe se divise en quatre. Liliana et Nadal, les yeux brillants, se jettent un dernier regard, puis partent dans deux directions opposées. Quelques secondes plus tard, une bombe explose dans la rue qu’a prise Nadal. Liliana stoppe sa course d’un coup. Au milieu des cris et des sirènes, elle perçoit le silence. Un silence différent. Le silence de Nadal. Elle tombe à genoux dans la poussière.

Un convoi de chars pénètre au même instant dans la ville. Des centaines de petits robots en descendent et se mettent à déambuler dans les rues, déposant ça et là des uniformes, des casques, des vivres, des médicaments. Liliana ramasse un casque déposé à ses pieds, le met sur la tête, incrédule, avec les lunettes elle voit une autre réalité, tout est vert, elle distingue des formes et des silhouettes dans l’épais nuage de poussière autour d’elle. Elle enfile une veste, se touche la poitrine, le ventre, la tête du bout des doigts, puis ramasse ce qui reste par terre, les uniformes, les vivres et les médicaments. Elle relève la tête, elle regarde au loin, et se met à marcher.

Alors, Remy entonne l’air d’Anastasio, « Vedro con mio diletto », « Je verrai avec joie ».

© Agathe Poupeney / OnP

Frôlons avec James Thierrée

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Reportage dans les ateliers costumes

02 min

Frôlons avec James Thierrée

Par Octave

Alors qu’il s’apprête à investir les parties publiques du Palais Garnier, entouré de cinquante danseurs du Ballet de l’Opéra, James Thierrée ajuste minutieusement les costumes qu’il a imaginés pour sa création. Inspiré par l’architecture d’un lieu ancestral et mythique, il a longtemps observé ses façades, stucs et dorures. Dans sa pièce, il invite les danseurs à se métamorphoser en formes mi humaines, mi animales, les revêtant de sequins et mille paillettes. En plein essayage, la photographe Agathe Poupeney a capté quelques détails de matières, offrant un aperçu de ces corps articulaires et à l’allure baroque. 

James Thierrée dans les ateliers de couture Palais Garnier, avril 2018
James Thierrée dans les ateliers de couture Palais Garnier, avril 2018 7 images

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Au Palais Garnier, des places à 10 € en 6e catégorie (visibilité très réduite, deux places maximum par personne) sont en vente le jour de la représentation aux guichets du Palais Garnier.

Dans les deux théâtres, des places à tarifs réduits sont vendues aux guichets à partir de 30 minutes avant la représentation :

  • Places à 25 € pour les moins de 28 ans, demandeurs d’emploi (avec justificatif de moins de trois mois) et seniors de plus de 65 ans non imposables (avec justificatif de non-imposition de l’année en cours)
  • Places à 40 € pour les seniors de plus de 65 ans

Retrouvez les univers de l’opéra et du ballet dans les boutiques de l’Opéra national de Paris. Vous pourrez vous y procurer les programmes des spectacles, des livres, des enregistrements, mais aussi une large gamme de papeterie, vêtements et accessoires de mode, des bijoux et objets décoratifs, ainsi que le miel de l’Opéra.

Au Palais Garnier
  • Tous les jours, de 10 h à 19 h et jusqu’à la fin des représentations
  • Accessible depuis la place de l’Opéra ou les espaces publics du théâtre
  • Renseignements au 01 53 43 03 97

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