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Opéra Bastille

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John Adams

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du 24 février au 20 mars 2026
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Angelin Preljocaj

Palais Garnier
du 03 au 25 février 2026
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5 questions à Speranza Scappucci

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5 questions à Speranza Scappucci

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 “La musique est tout simplement merveilleuse.”
5 questions à Speranza Scappucci, à la direction musicale de l’opéra “Un bal masqué” de Verdi.  

© Elena Bauer / OnP

La vraie-fausse histoire de Nixon in China

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La vraie-fausse histoire de Nixon in China

Par aria

Rencontre sino-américaine en pleine Guerre Froide… Saurez-vous retrouver le vrai du faux de l’opéra Nixon in China de John Adams ? A vous de jouer !   

UN BAL MASQUÉ : Permis de tuer ?

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À l'affiche

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UN BAL MASQUÉ : Permis de tuer ?

Par Théo Schornstein, Valentine Boidron

Saviez-vous que l’opéra Un bal masqué de Verdi est inspiré d’un régicide ? En 1792, le roi de Suède Gustave III est assassiné lors d’un bal masqué à Stockholm. Monarque éclairé, il est victime d’un complot de la noblesse hostile à ses réformes libérales et qui refuse d’abandonner certains privilèges.

Lorsque Verdi décide de s’emparer de cette intrigue pour répondre à une commande du Teatro San Carlo de Naples, la censure napolitaine tombe. En ce milieu du XIXe siècle, l’instabilité politique est grande. Ferdinand II, roi de Naples, a été victime d’un attentat.

Découvrez tous les secrets d'Un Bal masqué de Giuseppe Verdi dans cet épisode de À l'affiche, nouvelle formule !  

© Emilie Brouchon - OnP

5 questions sur : Carmen

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5 questions sur : Carmen

Par aria

Inspiré des profils de femmes qu’il découvre lors de ses nombreux voyages en Espagne, Mérimée livre en 1845, avec Carmen, le portrait d’une gitane insoumise et cruelle. Plus édulcoré, le personnage de l’opéra n’en demeure pas moins profondément latin et passionnel. Une figure dont raffole le xixe siècle et que les artistes s’approprient amoureusement en le déclinant sous divers aspects : la femme fatale et vénéneuse, la diseuse de bonne aventure, la femme libre et émancipée…

L'Opéra vu par les enfants, dans les ateliers costumes de l'Opéra Bastille

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L'Opéra vu par les enfants, dans les ateliers costumes de l'Opéra Bastille

Par Opéra national de Paris

À l’occasion de l'opéra Un Bal masqué de Giuseppe Verdi, Yris, Chloé, Esmeralda et Mano partent pour une aventure haute en couleurs au cœur des ateliers costumes de l’Opéra Bastille. Entre tissus scintillants, croquis mystérieux et mains expertes, ils découvrent comment naissent les costumes qui font rêver la scène. 

© © Elisa Haberer / OnP

À propos de la mise en scène de Nixon in China

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Entretien avec Valentina Carrasco

05 min

À propos de la mise en scène de Nixon in China

Par Octave

Comment s’émancipe-t-on d’un traitement réaliste lorsque l’on met en scène un événement historique comme celui exposé dans Nixon in China ?

Valentina Carrasco : Quand on parle d’Histoire récente, il y a en effet un risque de coller aux événements. Dans le cas de Nixon in China, la fameuse production originelle et réaliste de Peter Sellars incite à s’en émanciper. N’étant ni chinoise, ni américaine, et m’emparant d’une oeuvre qui est un classique du répertoire, il est de mon devoir de proposer une lecture nouvelle.

Il s’agit d’un opéra régulièrement joué et qui, à ce titre, peut se permettre d’être abordé de façon davantage abstraite qu’il ne l’a été à sa création. Les personnages que j’expose sont ceux historiques mais traités de façon plus conceptuelle. Cela est notamment rendu possible par la progression de la pièce qui, dans un premier temps, se veut réaliste, pour évoluer ensuite vers quelque chose de plus surréaliste.

Ici, le concept est celui de la diplomatie du ping-pong, qui s’avère être une métaphore idoine pour le sujet traité…

Valentina Carrasco : Oui, je suis partie de l’idée, plutôt intuitive, d’une table de ping-pong qui s’avère être une belle image pour symboliser le jeu politique : deux espaces s’affrontent où les joueurs se renvoient la responsabilité. Le ping-pong est aussi très percussif, comme l’est la musique de John Adams. Plusieurs pages de la partition sont très rythmiques et évoquent le va-et-vient d’une balle.

C’est aussi un sport beau à regarder, très chorégraphique ; ce qui est intéressant pour cette oeuvre où les scènes de choeur sont nombreuses. Cette intuition de départ a été confortée par ma découverte d’un événement de l’histoire des États-Unis et de la Chine : la diplomatie du ping-pong. Elle correspond à l’invitation en Chine, à l’initiative du capitaine chinois, de l’équipe nationale américaine de tennis de table pour une tournée. Les deux équipes s’étaient rencontrées aux Championnats du monde au Japon où les joueurs chinois avaient ordre de ne pas échanger avec les joueurs américains.

Malgré tout, Américains et Chinois ont fini par se mêler, à se congratuler sur leur jeu respectif... C’est cette visite sportive en Chine – premier voyage officiel dans le pays pour des Américains – qui a ouvert la voie au déplacement de Nixon l’année suivante, finement préparé par Henry Kissinger qui comprenait la nécessité d’ouverture et le rôle qu’elle pouvait jouer dans le règlement du conflit vietnamien et l’affirmation sur l’URSS. Cette tournée sportive a donc été décisive. Elle a d’ailleurs fait dire à Mao au sujet du capitaine chinois qu’il aurait pu être diplomate.

Il est intéressant de voir combien le sport peut être un outil de médiation diplomatique, autant qu’il peut être un ressort d’affirmation du pouvoir ; on pense, notamment, aux Jeux Olympiques de Munich, à ceux de Moscou…

Valentina Carrasco : Tout à fait, les exemples sont nombreux. Celui de la Roumanie et de l’utilisation de ses gymnastes, utilisées comme des ambassadrices et sur lesquelles reposait une pression énorme, en constitue un autre intéressant. Le sport est un terrain de bataille concret et particulièrement dans un contexte de guerre froide. Comment mesure-t-on le pouvoir des pays alors qu’ils ne se livrent pas bataille ? Par, notamment, la compétition sportive qui célèbre toujours un vainqueur, un record, permettant de renforcer la domination d’un pays à l’international. C’est une démonstration de puissance.

Aujourd’hui, avec la recrudescence des conflits, de divergences politiques entraînant une nouvelle polarisation du monde, le sport entre à nouveau au coeur des leviers de pression. On l’a vu récemment avec la Coupe du monde de football au Qatar et l’appel au boycott. Le sport s’affirme aussi comme un moyen de communication et d’échange dans les situations où les nations ne parviennent pas à se parler. La rencontre sportive ou artistique fait alors figure de médiation.

À ce titre, il y a un événement qui m’a beaucoup intéressée, plus lumineux et positif, disons, que le voyage de Nixon ; c’est l’invitation par la Chine du grand violoniste américain Isaac Stern, convié à donner des concerts et des masterclasses. Il est intéressant de voir dans le documentaire qui lui est consacré que Stern est accueilli et promené sur le même modèle que l’avait été Nixon. Or il interagit avec des musiciens, notamment le directeur du Conservatoire de Shangaï, des personnes qui parlent le même langage que lui.

L’entente y est beaucoup plus évidente qu’entre Nixon et les dirigeants communistes dont les échanges n’ont pas vraiment permis de résoudre les points de divergences et la question de Taïwan ou celle du Vietnam. La visite de Stern montre des êtres qui se rapprochent, révélant le pouvoir unificateur de la musique. Là où la politique reste toujours sombre, rien n’est garanti.

© Guergana Damianova / OnP

À propos de la mise en scène de Carmen

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04 min

À propos de la mise en scène de Carmen

Par Calixto Bieito

En mettant en scène Carmen, j’ai avant tout cherché à libérer cet opéra des clichés. Je ne voulais pas parler de mythes, et encore moins de celui de la féminité. Je voulais un personnage humain, que l’on aborde comme ceux de Shakespeare. Ma Carmen est faite de chair et d’os. Elle n’incarne personne d’autre qu’elle‑même : une femme de son temps avec son propre ADN. Il s’agit d’un personnage très concret, comme l’est d’ailleurs Don José. Revenir à sa part d’humanité signifiait souligner ses nombreuses contradictions, les aspects noirs et les aspects lumineux de sa personnalité.

C’est commettre une erreur, je crois, de voir en Carmen une femme fatale ; elle est simplement une femme complexe aux multiples visages, qui sont tous exposés par la musique de Bizet. Carmen – pas plus que Frasquita ou Mercédès – n’est pas une prostituée. Il peut lui arriver d’entraîner les soldats, de les faire boire, de se donner à eux si elle en a envie, aussi brutaux soient‑ils, de participer à de petits trafics aussi… Mais elle est avant tout solitaire, pas spécialement éduquée, simple. Elle veut aimer, se sentir désirée, courir, voler… Je réfute l’idée qu’elle chercherait la mort et provoquerait José pour être tuée. Carmen veut vivre et se sentir vivre.

José est un homme violent et en souffrance qui lutte contre lui-même, le devoir, l’influence de sa mère, contre ses obsessions. À travers lui, j’ai voulu souligner une violence quotidienne et contextuelle. Nous vivons des temps particulièrement cruels, où l’intolérance et la violence affectent les sphères sociale, économique et bien sûr – je pense ici à l’Espagne – domestique.

Bien que je vienne d’une famille de musiciens et que je sois tombé tôt dans l’opéra, je n’ai pas abordé Carmen en portant le poids d’une tradition. Je n’avais pas d’image en tête, mon travail s’est construit à partir d’une écoute attentive de la musique. C’est un spectacle auquel nous avons donné différentes lumières qui se réfèrent aussi bien à Goya, Zurbarán qu’à celle que l’on peut goûter dans le désert marocain. Nous ne nous référons pas à une époque précise ; il pourrait s’agir de la fin du franquisme comme du début des années 1980…

Dans notre relecture, le thème de la frontière est très présent. Cela peut d’ailleurs paraître opportuniste aujourd’hui, vu l’importance médiatique prise par les questions migratoires, de le décrire comme un élément essentiel de cette production créée il y a plus de vingt ans. Mais Carmen est une frontière, au sens littéral, physique et métaphorique. Et lorsque j’ai créé le spectacle, en 1999, cette question n’était pas aussi globale et inévitable qu’elle l’est devenue. La question géographique est par ailleurs appuyée dans le traitement du plateau telle une zone désertique. Le taureau n’est pas une image de la virilité : il nous renvoie à l’idée de solitude propre à cet espace. Il est identique à ceux qui bordent les routes des Monegros, notamment, près de Saragosse. Des paysages montagneux habités sur des kilomètres par ces géants que l’on distingue par dizaines de très loin.

J’ai souhaité l’arène très simple : un cercle, métaphore du lieu clos auquel nul n’échappe. J’ai choisi d’associer à cet espace le chœur qui suggère la présence du héros absent, d’une manière bien plus imagée que s’il était en scène. La disparition du torero Escamillo du plateau se veut très cinématographique. Une lumière comme celles rencontrées chez Goya lui fait suite, qui éclaire ce moment de recueillement quand le torero prie avant le combat.

Toï toï toï : Eugène Onéguine

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Rencontre avec le metteur en scène Ralph Fiennes et le chef d'orchestre Semyon Bychkov

1:30:31 min

Toï toï toï : Eugène Onéguine

Par Opéra national de Paris

Dessine-moi Carmen

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Une minute pour comprendre l’intrigue

1:09 min

Dessine-moi Carmen

Par Octave

« Jamais Carmen ne cèdera, libre elle est née, libre elle mourra », lance l’héroïne de Bizet à Don José à la fin de l’opéra. Cette irrépressible liberté, couplée à la nécessité de vivre toujours plus intensément sur le fil du rasoir, la mise en scène de Calixto Bieito en rend compte comme nulle autre.

Du personnage de Mérimée, Carmen conserve chez Bieito les contours profondément ibériques et le tempérament de celle qui vit de petits trafics. Mais l’oiseau rebelle est foncièrement de notre époque. Vamp aguicheuse et insoumise, témoin de la brutalité masculine et sociétale, elle roule à grande vitesse, pressée d’exister.

Imaginaire Carmen

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Une œuvre du répertoire racontée dans un poème visuel né de la culture populaire.

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