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France Dubois / VOZ'IMAGE

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Opéra - Production de l'Académie

Nouveau

La Finta giardiniera

Wolfgang Amadeus Mozart

MC93 Bobigny

du 24 mars au 01 avril 2026

2h50 avec 1 entracte

Synopsis

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Derrière l’intrigue comique de La Finta giardiniera se dessine un portrait subtil des passions humaines.

Sandrina, marquise déguisée en jardinière, tente d’échapper à son passé tumultueux : elle a été poignardée par son amant, le comte Belfiore, et laissée pour morte. Réunis dans la demeure du Podestat, les anciens amants se retrouvent mêlés à une série de quiproquos et de travestissements, avant que tout ne se dénoue dans une heureuse réconciliation.

Âgé de seulement dix-huit ans, Mozart compose La Finta giardiniera en 1775 pour le Carnaval de Munich. Le jeune compositeur mêle avec finesse récitatifs, airs et ensembles et révèle déjà le regard plein d’humour et d’humanité qui caractérisent ses chefs-d'œuvres futurs.

Cet opéra est interprété par les artistes en résidence à l’Académie de l’Opéra national de Paris dans la nouvelle mise en scène de Julie Delille.

Durée : 2h50 avec 1 entracte

Langue : Italien

Surtitrage : Français

Voir les actes

Détail des actes

Acte 1

Tout semble joyeux dans la maison du Podestat Lagonero : il s’intéresse de très près à Sandrina, sa belle jardinière, au grand dam de Serpetta, la servante, qui entend bien se faire épouser de son maître. Don Ramiro, ami de la famille, se lamente d’avoir été abandonné par la femme qu’il aime, Arminda. La jardinière quant à elle, n’est autre que la Marquise Violante Onesti, laissée pour morte par son amant le comte Belfiore qui l’a poignardée dans un accès de jalousie. Guérie de sa blessure, mais cachant son identité, elle s’est fait engager comme jardinière avec son valet Roberto, censé être son cousin Nardo, dans le seul but de retrouver son amant.

Nardo de son côté se heurte aux piques de Serpetta, qu’il aimerait séduire. Arrive Armina, la nièce du Podestat au caractère bien trempé, qui doit épouser le jour même son fiancé qu’elle rencontre pour la première fois et qui n’est autre que… le comte Belfiore. Tout à coup ce dernier rencontre Sandrina, qui ressemble trait pour trait à Violante qu’il croit morte… Attirés par Serpetta qui voit là l’occasion de nuire à sa rivale, ils surprennent le couple dans le jardin.

Acte 2

Arminda est furieuse d’avoir surpris Belfiore avec Sandrina. Nardo essaie désespérément de conquérir Serpetta, Belfiore tente de se faire pardonner de Sandrina/Violante et de reconquérir son amour. Tout à coup, Ramiro apporte une nouvelle qui peut servir ses intérêts : le meurtrier de la Marquise Violante est recherché et les soupçons se portent sur Belfiore. Cela n’a pas l’effet escompté sur Arminda, qui repousse toujours son ancien amant, mais le Podestat veut protéger la réputation de sa nièce et traiter l’affaire à sa façon : convoqué, Belfiore s’embrouille.

Pour le sauver, Sandrina déclare être la marquise et lui pardonner… mais personne ne veut la croire ! Elle se rétracte ensuite auprès de Belfiore, prétendant qu’elle a simplement parlé pour le protéger. Il commence à délirer. Pendant ce temps, Sandrina est enlevée par Arminda et abandonnée dans un lieu sauvage. Tous s’y rendent : dans l’obscurité chacun croit, à tort, avoir trouvé sa chacune, quand Ramiro fait irruption avec des torches : les couples ainsi formés s’aperçoivent de leur méprise, et laissent éclater leur fureur ou leur malheur.

Acte 3

Belfiore et Sandrina sont plongés dans un délire, allant même jusqu’à entreprendre Nardo, qui essaie de les soigner. La constance de Ramiro semble parfois toucher Arminda, bien qu’elle continue à cacher son émoi. Sandrina et Belfiore se réveillent de leur folie, ils semblent se quitter pour de bon mais avouent enfin leur amour réciproque. À la nouvelle de leur mariage, Arminda accepte Ramiro pour époux, et le Podestat réunit également Serpetta et Nardo, restant seul… en attendant une autre Sandrina !

Artistes

Opéra en trois actes (1775)

Équipe artistique

Distribution

  • mardi 24 mars 2026 à 20:00
  • mercredi 25 mars 2026 à 20:00
  • vendredi 27 mars 2026 à 20:00
  • samedi 28 mars 2026 à 18:00
  • mardi 31 mars 2026 à 14:30
  • mercredi 01 avril 2026 à 20:00

Dernière mise à jour le 04 mars 2026, distribution susceptible d’être modifiée.

Dernière mise à jour le 04 mars 2026, distribution susceptible d’être modifiée.

Dernière mise à jour le 04 mars 2026, distribution susceptible d’être modifiée.

Dernière mise à jour le 04 mars 2026, distribution susceptible d’être modifiée.

Dernière mise à jour le 04 mars 2026, distribution susceptible d’être modifiée.

Dernière mise à jour le 04 mars 2026, distribution susceptible d’être modifiée.

Artistes en résidence à l’Académie
Musiciens de l'Orchestre Ostinato
Coproduction MC93 - Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis
La Finta Giardiniera fera l’objet d’une captation, réalisée par Stéphane Aubé, produite par l’Opéra national de Paris, avec le soutien de la Fondation Orange, mécène des retransmissions audiovisuelles de l'Opéra national de Paris pour une diffusion en différé sur Paris Opera Play, la plateforme de l’Opéra national de Paris.

Galerie médias

  • Entretien avec Julie Delille, metteuse en scène

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Entretien avec Julie Delille, metteuse en scène

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Entretien avec Julie Delille, metteuse en scène

Par Isabelle Stibbe

© France Dubois / VOZ'IMAGE

À propos de la mise en scène de La Finta giardiniera

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05 min

À propos de la mise en scène de La Finta giardiniera

Par Julie Delille

La Finta giardiniera est une plongée dans l'amour et ses méandres. Nous suivons l'histoire de sept protagonistes pris dans un imbroglio relationnel collectif. Si c'est ce qui a valu à cet opéra la réputation d'une intrigue complexe et inextricable, les liens de l'amour ne le sont pas moins.

Il nous importait de traiter avec le plus grand sérieux les questions du cœur et de ses douleurs. Si l'œuvre reprend certains codes de l'opéra bouffe, elle ne s'y arrête pas pour autant, et la musique de Mozart dont nous pouvons tous et toutes faire l'expérience, initiés ou non, sans détour, s'adresse aux sens et non à l'intellect.

Lorsque la proposition a été faite par l'Académie de l'Opéra de Paris et la MC93, la possibilité de travailler sur une telle œuvre dans un tel contexte, avec ses complexités comme ses champs fertiles, nous a enthousiasmées. Les questions qu'elle pose sont nombreuses et comme à notre habitude nous avons cherché à les pousser au plus loin sans vouloir y répondre. Parmi les façons de proposer le passage d'une œuvre, l'une consiste à en faire entendre le chant profond, la musique par le sensible laissant émerger les interrogations qu'elle suscite nous ouvrant à la richesse de ses interprétations. C'est sans conteste la voie que nous avons choisie.

Comme Mozart, qui à l'âge de 18 ans choisit d'aborder une profondeur à laquelle chaque être humain sera confronté au cours de son existence, nous avons recherché avec chaque interprète de la double distribution les résonances de ce que propose l'œuvre en s'attachant au fil de la musique. Ainsi nous sommes tous et toutes concernés par le cheminement que propose cet opéra...

Parlons maintenant de La Finta. La marquise Violante Onesti se cache sous l'identité de Sandrina, jardinière chez le Podestat1 de Lagonero, après avoir survécu à une agression de son amant jaloux, le Comte Belfiore. Elle est accompagnée de son serviteur, Roberto, déguisé en jardinier sous le nom de Nardo. Le Podestat tombe amoureux de Sandrina, au grand dam de sa servante Serpetta, qui convoitait le maître. Nardo tombe immédiatement sous le charme de Serpetta. L'opéra débute le jour où  le Comte Belfiore arrive pour épouser Arminda, la nièce du Podestat, qui est elle-même est l'ex-fiancée de Ramiro, jeune homme au service du Podestat.

L'ouverture offre l'apparente joie d'un jour de mariage... pourtant, les sept personnages sont plongés dans les affres de l'amour. Mais de quoi souffrentt-ils vraiment ? D'amour ou de désir de possession ? D'amour ou d'ambition et d'orgueil ? D'amour ou d'ego et de peur ? D'amour ou de l'image de l'amour ? Si le mental et les conventions nous illusionnent souvent, pareil aux costumes dont on se pare, choisissant ainsi l'image que l'on souhaite renvoyer de soi, le corps, lui, ne triche pas. Le décor, dans sa matérialité, pose ce même rapport. Ainsi, c'est sur un espace asséché et désertique que s'ouvre le premier acte. La rencontre imprévue entre Sandrina et Belfiore, alors que celui-ci venait pour rencontrer Arminda, sa future épouse, provoque une première bascule. La terre tremble une première fois, Sandrina s'évanouit et le trouble commence à gagner les différents personnages : ils se mettent à douter d'eux-mêmes, de ce qu'ils voient... Ce doute se changera bien vite en jalousie et en colère.

À l'acte II, face aux souffrances de l'amour, on refuse dans un premier temps de voir la vérité... quitte à s'aveugler (Arminda refuse la culpabilité de Belfiore, Belfiore ne parvient pas à reconnaître Violante derrière Sandrina avec certitude). Chaque personnage incarne une mue possible. Le Podestat et Arminda se feront monstres féroces par leur jalousie. L'un tentera de violer Sandrina, l'autre la capturera afin qu'elle meure dans la forêt. Affrontant la douleur, on cherche à se venger de l'autre, à l'anéantir (Arminda). Quant à Sandrina, face à la violence du Podestat, plutôt que de chercher à se venger, elle en appellera à son humanité et à sa bonté... son appel sera entendu (même provisoirement) et celui-ci se repentira. Ce qu'il aime chez Sandrina, c'est qu'elle a le courage de porter la vérité. Mais n'est-ce pas aussi un moyen de tenter de faire ressentir à l'autre la douleur que l'on éprouve soi-même ? De s'unir dans la douleur, d'être reconnu, compris par l'Autre ? (comprendre – étymologiquement prendre avec soi). Ramiro, l'amoureux éconduit par Arminda, suivra un autre chemin : devant la souffrance provoquée par l'abandon, il quittera la vengeance pour s'en remettre à l'espoir, et c'est bien lui, qui à la fin de l'acte, apportera les torches qui permettront de faire la lumière – littéralement – sur l'affaire. Face aux maux, deux chemins s'ouvrent donc, celui de la vengeance et de la jalousie, ou celui de l'espoir et de la rédemption.

Au fur et à mesure de la pièce, les sentiments des sept protagonistes seront mis à l'épreuve, et l'amour leur imposera ses mues et métamorphoses. Il ne se contentera d'ailleurs plus d'être un amour humain, mais emportera avec lui le cosmos, pour rejoindre le territoire des mythes.

Si les couples initiaux pouvaient se lire par des similitudes, ceux qui naîtront de cette succession d'épreuves et d'imbroglio seront bien plus portés par la complétude. Car ce trajet est bien celui qui impose de délaisser le soi pour aller vers l'Autre. Le grand mouvement de la pièce semble nous entraîner depuis les turbidités de l'ego jusqu'à la limpidité de l'amour. Les épreuves et souffrances vécues par les personnages sont loin d'être vaines. Des larmes vraies ont peut-être le pouvoir de transformer des déserts en plaines fertiles, la sève peut recommencer à couler, la végétation à grandir, le sang circule, le cœur bat et l'amour peut enfin se déployer.

1 Magistrat suprême, souvent étranger à la cité, nommé dans certaines villes d'Italie pour exercer le pouvoir exécutif et judiciaire, avec pour mission d'arbitrer les conflits et de garantir l'ordre public.

© France Dubois / VOZ'IMAGE

La vraie-fausse histoire de La Finta Giardiniera

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01 min

La vraie-fausse histoire de La Finta Giardiniera

Par aria

Sept personnages qui s’aiment, se déguisent et sont au centre de péripéties rocambolesques et de imbroglios farfelus. Saurez-vous démêler le vrai du faux de l’histoire de La Finta Giardiniera ? À vous de jouer ! Attention spoilers garantis.   

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Regardez La Finta giardiniera en ligne sur Paris Opera Play


La captation du spectacle sera disponible en ligne en juin 2026.

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Jean-Pierre Delagarde / OnP

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