Simon Boccanegra - Opéra - Programmation Saison 18/19 - Opéra national de Paris

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    Simon Boccanegra

    Giuseppe Verdi

    Opéra Bastille - du 12 novembre au 13 décembre 2018

    Agathe Poupeney / OnP

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Simon Boccanegra

Opéra Bastille - du 12 novembre au 13 décembre 2018

Opéra

Simon Boccanegra

Giuseppe Verdi

Opéra Bastille - du 12 novembre au 13 décembre 2018

2h50 avec 1 entracte

Langue : Italien

Surtitrage : Français / Anglais

  • Première : 15 novembre 2018

    Avant-première : 12 novembre 2018

À propos

En quelques mots :

Les ambivalences du théâtre verdien s’entendent avec une netteté toute particulière dans les rôles de baryton. Parmi eux, celui de Boccanegra, corsaire devenu doge génois, témoin préoccupé des déchirements qui opposaient au XIVe siècle patriciens et plébéiens. Opéra éminemment politique où les conflits de pouvoir se mêlent aux tempêtes de la vie familiale, Simon Boccanegra fait écho à la vie de son compositeur – lui qui arbora l’étendard de l’unification italienne et surmonta la perte de sa femme et de ses enfants. Calixto Bieito, le plus shakespearien des metteurs en scène d’opéra, offre humanisme et vérité à cette oeuvre hantée de scintillantes images maritimes.

  • Ouverture
  • Première partie 80 mn
  • Entracte 30 mn
  • Deuxième partie 60 mn
  • Fin

Représentations

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Simon Boccanegra (Saison 18/19) - Air d'Amelia Come In Questast's Ora Bruna Acte 1

Simon Boccanegra (Saison 18/19)- Air De Gabriele Cielo Pietoso Rendila Acte 2

Simon Boccanegra (Saison 18/19)- Air de Simon Plebe Plaritzi Popolo Acte 1

Simon Boccanegra (Saison 18/19)- Air d'Amelia et Simon Acte 1

Coulisses

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  • Le navire de Simon Boccanegra

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    Le navire de Simon Boccanegra

© Elena Bauer / OnP

Pater dolorosus

04:58’

Vidéo

Pater dolorosus

Entretien avec Ludovic Tézier

Par Marion Mirande, Felipe Sanguinetti

La vérité du sentiment verdien est éclatante dans Simon Boccanegra. L’amour du paysage maritime, la foi en une justice sociale, la perte de l’épouse et de l’enfant sont autant d’éléments biographiques vers lesquels converge l’opéra. Entre douceur et âpreté, Ludovic Tézier interprète le rôle-titre et met à profit sa grande expérience de baryton au service de cette partition, parmi les plus fines et bouleversantes composées par Verdi.

© Elena Bauer / OnP

Et vogue l’esprit de Boccanegra

Article

Et vogue l’esprit de Boccanegra

Entretien avec Calixto Bieito

04’

Par Marion Mirande, Simon Hatab

D’une grande finesse musicale, Simon Boccanegra est un opéra qui nous fait naviguer dans l’univers du doge génois, un homme politique, anciennement corsaire, transcendé par sa relation avec sa fille. Après ses percutantes mises en scène de Lear d’Aribert Reimann et de Carmen de Georges Bizet, Calixto Bieito revient à l’Opéra de Paris et s’empare de cette œuvre mal connue de Verdi dont il propose une lecture aussi sensible qu’éclairante.

Simon Boccanegra est d’après la pièce éponyme du dramaturge romantique espagnol, Antonio García Gutiérrez. Que reste-t-il du drame chez Verdi ?

L’esthétique romantique fascinait Verdi, celle de Schiller particulièrement, et bien sûr celle ibérique. Dans les sujets abordés par le romantisme espagnol, il trouvait un écho à des situations qui lui étaient familières : l’amour du père pour son enfant, la confrontation avec la mort, la haine et les déchirements entre familles… Des thèmes qui résonnent fortement avec l’histoire passée et présente de l’Espagne. Selon moi, l’œuvre la plus emblématique de l’identité espagnole appartient à la période romantique : le tableau de Francisco Goya Le 2 mai 1808 à Madrid. J’y perçois l’expression de la nature latine, explosive et révoltée. On pourrait croire que les comportements survoltés dont on rend compte au théâtre ou dans les arts participent d’une mythologie et sont exagérés. Or ils ne le sont pas. Cette impétuosité est propre aux Espagnols comme on les rencontre dans les villages notamment, et comme c’est aussi le cas dans la culture italienne, où les émotions sont vécues très intensément, voire déraisonnablement.

Vous aviez précédemment qualifié l’opéra d’œuvre étrange… En quoi l’est-elle ?

Simon Boccanegra diffère sensiblement des autres opéras de Verdi comme Le Trouvère ou La Traviata. Sa musique est bien moins connue… Il s’est ici concentré sur les personnages et leur caractère. Il a cherché à souligner la profondeur de leurs sentiments. Ce qui en fait un opéra très complexe d’un point de vue psychologique, qui pose de nombreuses énigmes sur l’Homme et sa nature. Verdi fait sauter le vernis des apparences pour interroger l’essence des individus et nous révéler leur intimité. Il en va de même dans le traitement de la relation père-fille. Le lien filial apparait dans plusieurs de ses œuvres, mais dans Simon Boccanegra il est plus réfléchi et élaboré.

Comment envisagez-vous les interactions entre la sphère privée et la sphère publique, qui ponctuent l’œuvre du début à la fin ?

À l’origine de la politique de concorde de Simon est l’amour de sa fille, mais aussi sa perte qui le pousse à chercher une harmonie perdue. Une quête qui s’avère malheureusement stérile… La tristesse du personnage résonne avec le monde actuel où la déception envers l’humanité est chaque jour palpable. En plus de transformer le texte de Gutiérrez, l’introduction dans le livret, par Arrigo Boito, de la lettre de Pétrarque appelant à la réconciliation confère à Simon une dimension humaniste. Son exhortation à la paix n’est finalement pas courante dans la bouche des politiciens, du temps de Verdi comme de nos jours.

Simon Boccanegra est une œuvre dans laquelle la mer est omniprésente. Cherchez-vous à donner à l’image maritime une résonance actuelle et politique ?

Pour Simon, la mer est synonyme de liberté. Or la crise des migrants nous rappelle chaque jour combien elle est aussi meurtrière. Mais ce n’est pas une thématique dont j’ai voulu me rapprocher. Ça ne me semblait vraiment pas opportun. J’ai avant tout cherché à explorer ce qu’il y a en Simon, ce que son esprit renferme comme souvenirs, rêves, cauchemars. Il a donc fallu imaginer un espace mental, un refuge, qui lui permet d’échapper à son chagrin, aux zones obscures de son âme, et de retrouver le sentiment de liberté autrefois procuré par la mer.

© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Thierry Le Mage

Podcast Simon Boccanegra

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"Dansez ! Chantez ! 7 minutes à l’Opéra de Paris" - en partenariat avec France Musique

07’

Par Nathalie Moller, France Musique

Avec « Dansez ! Chantez ! 7 minutes à l’Opéra de Paris », nous vous proposons des incursions originales dans la programmation de la saison à la faveur d’émissions produites par France Musique et l’Opéra national de Paris. Pour chacune des productions d’opéra et de ballet, Nathalie Moller pour le lyrique et Jean-Baptiste Urbain pour la danse, vous introduisent, avant votre passage dans nos théâtres, aux œuvres et aux artistes que vous allez découvrir.  

© Elena Bauer / OnP

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Le navire de Simon Boccanegra

Rencontre avec José Sciuto, Chef de service adjoint responsable artistique des Ateliers

Par Cyril Pesenti

« La mer est un élément essentiel à l’opéra Simon Boccanegra. Dans la mise en scène de Calixto Bieito, cette mer s’est retirée, laissant derrière elle une immense coque de navire échouée sur la scène. La construction de ce décor a été le fruit d’un travail complexe et minutieux, impliquant la quasi-totalité des corps de métiers des ateliers – bureau d’études, serrurerie, menuiserie, atelier matériaux composites, peinture, sculpture, etc. Il s’agit d’un décor très « technologique » : pour le construire, un scan en trois dimensions de la maquette du bateau, réalisé par l’atelier sculpture, a permis au bureau d’études de concevoir la surface de la coque et sa structure intérieure. À partir de ces éléments, une quantité importante de pièces métalliques a été découpée au laser puis assemblée. Une trentaine de moules a été confectionnée pour la création des tôles de la coque. Ces tôles ont été conçues afin de pouvoir servir de surface de projection à la vidéo, chère au metteur en scène Calixto Bieito. »

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  • Mécène des actions de l’Opéra en faveur des jeunes et des avant-premières

  • Mécène des retransmissions audiovisuelles de l’Opéra

Ce spectacle fait l’objet d’une captation réalisée par François Roussillon, coproduite par l’Opéra national de Paris et FRA Productions, avec la participation de France 2, avec le soutien du CNC et de la Fondation Orange, mécène des retransmissions audiovisuelles de l’Opéra national de Paris. Ce spectacle sera retransmis en direct sur Culturebox le 13 décembre 2018 à 19h30. Il sera également retransmis le même jour en direct avec le concours de Fra Cinéma, dans les cinémas UGC, dans le cadre de leur saison « Viva l’Opéra ! », dans les cinémas CGR et dans des cinémas indépendants en France et dans le monde entier. Il sera retransmis ultérieurement sur France 2.
Radiodiffusion sur France Musique le 30 décembre 2018 à 20h.

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