aida

Giuseppe Verdi

Opéra Bastille - du 13 juin au 16 juillet 2016

Yusif Eyvazov, souffrant, ne pourra pas assurer la représentation du 16 juillet 2016.
Il sera remplacé par Marco Berti dans le rôle de Radames.

Aida

Opéra en quatre actes (1871)

Musique
Giuseppe Verdi
Livret
Antonio Ghislanzoni
Direction musicale
Daniel Oren
Mise en scène
Olivier Py
Il re
Orlin Anastassov
Amneris
Anita Rachvelishvili
Daniela Barcellona
Aida
Sondra Radvanovsky
Liudmyla Monastyrska
Radames
Aleksandrs Antonenko
Yusif Eyvazov
Marco Berti
Gaston Rivero
Ramfis
Kwangchul Youn
Amonasro
George Gagnidze
Vitaliy Bilyy
Un messaggero
Yu Shao
Sacerdotessa
Andreea Soare
Décors
Pierre-André Weitz
Costumes
Pierre-André Weitz
Lumières
Bertrand Killy
Chef des Choeurs
José Luis Basso

Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris

Audio-description pour déficients visuels les 19, 22 juin et 10 juillet 2016

Surtitrage en français et en anglais

à propos


"Sur la terre de mes ancêtres, l’air est embaumé, le sol est parsemé de fleurs odorantes. Nous aurons pour couche nuptiale des vallées riantes et de vertes prairies. Au-dessus de nous les astres brilleront d’un éclat plus limpide."

- Aida, Acte III


Sans doute la scène du triomphe scelle-t-elle, dans la monumentalité et l’éclat de ses trompettes – aussi authentiques que l’égyptologie du dernier tiers du XIXe siècle pouvait les concevoir –, l’alliance du sabre et du goupillon. Terrible machine à broyer les individus, qui finit par les emmurer vivants. « “Tu in questa tomba ?” éclatait la voix, d’une séduction indicible, à la fois douce et héroïque, de Radamès, effrayé et ravi…

Oui, elle l’avait rejoint, la bien-aimée, pour l’amour de qui il avait perdu la vie et l’honneur, elle l’avait attendu ici pour mourir avec lui, et les chants qu’ils échangeaient à ce propos, parfois interrompus par la sourde rumeur de la cérémonie qui se déroulait au-dessus de leurs têtes, ou dans lesquels ils s’unissaient, c’était ces chants qui, en réalité, avaient ému jusqu’au fond de l’âme l’auditeur solitaire et nocturne, tant à cause de la situation que de l’expression musicale. Il était question du ciel dans ces chants, mais eux-mêmes étaient célestes, et ils étaient chantés divinement », écrit Thomas Mann dans La Montagne magique.

Et si Aida était, au miroir de la Messa da Requiem – que le chef d’orchestre Hans von Bülow qualifia hâtivement d’ « opéra en habit ecclésiastique » – un requiem en costumes égyptiens, dont les ultimes mesures, nimbées d’un halo pianissimo, morendo, sempre dolcissimo, s’élèvent in paradisum.

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