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Ruth Walz / Dutch National Opera

Opéra

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Perle noire : méditations pour Joséphine

Palais Garnier

du 09 au 19 septembre 2026

de 155 € à 205 €

1h50 sans entracte

Synopsis

Écouter le synopsis

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Chanteuse, danseuse et actrice, Joséphine Baker, l’artiste chérie du Paris des Années folles, n’était pas que cela. Il y eut aussi l’amour de la France où la femme noire qu’elle était trouva une forme de libération, son engagement dans la Résistance et ses combats pour les droits civiques.

À l’occasion du 120e anniversaire de sa naissance, l’Opéra national de Paris ouvre sa saison en lui rendant hommage à travers un spectacle mis en scène par Peter Sellars. Perle noire révèle le monde intérieur qui se cachait derrière le sourire lumineux de Joséphine Baker, entrée au Panthéon en 2021.

La partition jazzy de Tyshawn Sorey, qui dirige sur scène les musiciens de l’International Contemporary Ensemble, souligne le combat exemplaire et inspirant de cette artiste qui sut endosser les stéréotypes pour mieux les bousculer et trouver, in fine, la liberté au sein d’une identité imposée.

Durée : 1h50 sans entracte

Langue : Anglais

Surtitrage : Français / Anglais

Discours de libération musicale

Depuis que j’ai commencé à développer mon propre langage de compositeur, ma musique s’est toujours construite dans un dialogue entre écriture formelle et improvisation – que je préfère appeler musique spontanée. J’y vois l’élément le plus enrichissant de l’acte musical, pour soi-même comme pour les autres. C’est ainsi devenu la véritable clef de ma méthodologie de composition et de ma signature musicale.

Perle Noire : Méditations pour Joséphine repose sur une partition flexible réunissant écriture composée et musique spontanée. J’ai donc tendance à décrire Perle Noire comme une oeuvre musicale possédant une certaine tridimensionnalité. Il y a d’abord la partition écrite, qui constitue la base commune pour tous. Ensuite viennent les indications de spontanéité inscrites à l’intérieur même de cette partition. Enfin, il existe un troisième niveau, où nous circulons librement dans le paysage musical. Tout le monde ne peut donc pas jouer cette musique. Même si j’utilise généralement la notation occidentale traditionnelle, j’attends de mes musiciens qu’ils sachent quitter la page. Les interprètes avec lesquels je travaille doivent ainsi rester constamment sur le qui-vive – même s’ils ont la partition devant les yeux. Car je cherche à créer une odyssée à la fois sereine, intense et dangereusement vertigineuse. Pour moi, cela rejoint le sentiment même d’être vivant, tout en exigeant une authenticité artistique absolue. Ainsi, l’oeuvre continue d’évoluer à travers les perspectives singulièrement magnifiées des musiciens qui l’interprètent, redistribuant l’autorité artistique d’un seul individu vers tout un ensemble de personnalités.

Pour Perle Noire, Peter, Julia et moi avions d’abord imaginé un portrait intime de Joséphine – portrait qui explorerait les tourments intérieurs de son coeur. La pièce n’a donc jamais eu vocation à relever du travestissement ou du masque ; elle cherchait au contraire à éviter toute simple excursion nostalgique. Nous voulions reconnaître en elle un être humain vulnérable, confronté à la marginalisation ainsi qu’aux souffrances et aux violences infligées aux personnes noires. Le projet devint alors moins celui d’un portrait que celui d’une déconstruction du mythe.

Ma mission fut d’offrir des chansons très éloignées des enregistrements originaux. Je me suis efforcé d’amener l’auditeur à prêter attention aux paroles qu’elle chantait. Car je voulais révéler une facette d’elle-même qui était déjà présente dans certains textes de ses chansons, mais dissimulée sous des mélodies légères et entraînantes, des arrangements parfois convenus et des harmonies luxuriantes. Il me fallait donc m’opposer à une écoute superficielle. La complexité émotionnelle de la vie et des textes de Baker ne devait pas être seulement remarquée par le public : je voulais qu’elle soit ressentie. Afin que Joséphine elle-même – ainsi que les messages qu’elle porte – puisse véritablement être entendue. Pour intensifier cette tragédie sous-jacente, j’ai choisi de ralentir les tempi, d’étirer le rythme et d’introduire des sonorités brutes presque inaudibles aussi bien que le silence pur.

Pour certains, la musique de Perle Noire échoue ainsi à être culturellement « authentique ». Certains critiques ont même affirmé que mes arrangements des chansons emblématiques de Baker étaient « douloureusement monochromes – tout ce qu’elle-même n’était pas ». Mais Perle Noire rejette précisément l’idée d’une Joséphine Baker canonique. De toutes les manières possibles, nous avons voulu la libérer de la violence du regard blanc, afin que son histoire puisse enfin être racontée dans toute sa complexité.

Pour nombre de ces critiques, toutefois,  la musique de Perle Noire n’était tout simplement pas « assez noire ». Mais mon travail n’a jamais consisté à être uniquement « authentiquement noir ». Je n’ai jamais voulu faire entrer Baker dans le moule de l’artiste noire stéréotypée, pas plus que je ne souhaite moi-même correspondre à ce cliché. Le fait que ces gens aient voulu, parce que je suis un compositeur noir, que je « reste à ma place » ne fait que souligner à quel point les visions raciales simplistes imposées à Baker continuent de résonner aujourd’hui encore.

Tyshawn Sorey

Voir la chronologie

Repères chronologiques

  • 1906

    Le 3 juin, Joséphine Baker naît Freda Josephine McDonald à Saint-Louis dans le Missouri d’une mère esclave. Dès son plus jeune âge, elle travaille pour aider à nourrir sa fratrie.

    Perle noire : méditations pour Joséphine
  • 1920

    Joséphine intègre le Jones Family Band, un groupe d’artistes de rue avec qui elle voyage à travers les États-Unis.

  • 1922

    Durant plus de deux ans, Joséphine se produit à New‑York dans plusieurs productions de Broadway et en tournées. Elle est repérée par l’épouse d’un diplomate de l’ambassade américaine à Paris, Caroline Dudley Reagan, qui souhaite monter un spectacle en France.

  • 1925

    Composée et réunis par Reagan, la Revue Nègre et ses artistes afro‑américains font leurs débuts au Théâtre des Champs‑Élysées. Joséphine en est la vedette, avec son interprétation de « La Danse sauvage », un charleston dansé seins nus avec une ceinture de bananes, dans un décor de savane.

    Perle noire : méditations pour Joséphine
  • 1927

    Le théâtre des Folies Bergères signe Joséphine dans la revue « La Folie du jour » où elle reste parée de sa ceinture de bananes, aux côtés du danseur africain Féral Benga, qui joue du tam‑tam, et d’un guépard. Cette même année, elle tourne dans son premier film La Sirène des tropiques.

  • 1944

    Multipliant depuis le début de la Deuxième Guerre mondiale des activités au sein de la Résistance, Joséphine est officiellement engagée comme sous‑lieutenant dans l’Armée de l’air.

    Perle noire : méditations pour Joséphine
  • 1947

    Joséphine et son mari, Jo Bouillon, se lancent dans l’adoption de 12 enfants – la « Tribu arc‑en‑ciel » – issus d’origines toutes différentes.

  • 1951

    Retournée aux États-Unis, Joséphine est violemment confrontée à la ségrégation raciale. Dès lors, son combat contre le racisme et l’apartheid ne la quitte plus, traduit par des prises de positions en Amérique, en Europe et en Afrique du Sud.

  • 1963

    Martin Luther King Jr mène la Marche sur Washington pour l’emploi et la liberté, avec à ses côtés Joséphine, seule femme à prononcer un discours devant les centaines de milliers de personnes présentes.

    Perle noire : méditations pour Joséphine
  • 1965

    Joséphine est officiellement invitée par Fidel Castro à Cuba, une île où elle s’est déjà produite plusieurs fois et dont elle a toujours soutenu le combat face à l’impérialisme américain.

  • 1975

    Moins d’un mois après le début de son spectacle célébrant ses cinquante ans de carrière, Joséphine décède le 12 avril à Paris.

    Perle noire : méditations pour Joséphine
  • 2021

    Décorée de nombreuses récompenses au cours de sa vie (Croix de guerre, Médaille de la Résistance, Légion d’honneur), Joséphine connait une nouvelle fois les honneurs de la République à l’occasion de son entrée au Panthéon.

    Perle noire : méditations pour Joséphine

Artistes

Théâtre musical (2016)

Équipe artistique

Distribution

International Contemporary Ensemble
Production créée au Dutch National Opera, Amsterdam

Galerie médias

  • Joséphine Baker : une vie

    Joséphine Baker : une vie

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© Aurimages cinema

Joséphine Baker : une vie

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07 min

Joséphine Baker : une vie

Par Alice de la Bouillerie

Figure incontournable des Années Folles à Paris, Joséphine Baker est souvent réduite à l'image de la danseuse noire à la ceinture de bananes, son corps dénudé livré à une danse endiablée devant une assemblée blanche. Pourtant, Joséphine Baker a marqué l’histoire artistique de la France et laissé derrière elle un héritage culturel et politique qui déborde en tout point cette image. Remonter le fil de sa vie, c’est découvrir une femme aux multiples engagements qui lutta avec passion contre les discriminations, pour l’égalité et la liberté.

À la conquête de Paris

Née dans une famille pauvre à Saint-Louis, dans le Missouri, Joséphine a quinze ans quand elle quitte ce Sud ségrégationniste pour Broadway. Elle y débute comme mascotte clownesque dans le chorus de Shuffle Along, chargée de divertir le public entre les numéros de chant, avant de s'imposer, dans Chocolate Dandies, par des numéros comiques remarqués de la critique. C'est au Plantation Club que Caroline Dudley Regan la repère un soir où elle remplace à la dernière minute une chanteuse souffrante. Chargée de recruter des artistes noirs pour un spectacle au théâtre des Champs-Élysées qui deviendra La Revue nègre, elle convainc Joséphine en lui présentant la France comme le pays de la liberté, où sa couleur de peau ne sera plus un motif de discrimination. Dès la traversée en ferry, Joséphine exerce cette liberté promise et s'installe sur le pont réservé aux Blancs.

Joséphine Baker à la fête des Caf’ Conc’, Montrouge, 1926
Joséphine Baker à la fête des Caf’ Conc’, Montrouge, 1926 © akg-images / TT News Agency / SVT

Le 2 octobre 1925, à la première de La Revue nègre, Joséphine embrase la salle dans laquelle se trouvent notamment Robert Desnos, Blaise Cendrars ou Francis Picabia, fascinés par son charleston effréné et sa « danse sauvage » finale. Elle raconte dans ses mémoires :


« Mue par je ne sais quel diable, j’improvise, au hasard de la musique qui me subjugue, devenue folle par le chaud théâtre plein à craquer, par les projecteurs qui m’incendient. J’ai la fièvre partout et jusque dans les dents et les yeux ! Il me semble que lorsque je bondis, je saute au ciel et, quand je retombe à terre qu’elle m’appartient tout entière. Je me sens enivrée »
Joséphine Baker vers 1927
Joséphine Baker vers 1927 © Everett Collection / Aurimages

Cette performance lance la carrière parisienne de Joséphine : elle est embauchée aux Folies Bergères et crée son propre club « Chez Joséphine Baker » où se retrouve le Tout-Paris artistique, déjà féru d’art africain et de Jazz.

Après une tournée en Amérique du Sud, en 1931, elle est embauchée par Henri Varna pour succéder à Mistinguett au Casino de Paris dans Paris qui remue où elle chante pour la première fois « j’ai deux amours ». Ce spectacle transforme son image, elle y parle et chante en français, adopte les codes de la société bourgeoise, ce qui lui vaut les éloges de la presse même plus conservatrice.

Joséphine se diversifie, connait un succès au cinéma dans Zouzou puis dans Princesse Tam-Tam, mais aussi dans l’opérette La Créole d’Offenbach : autant de rôles qui assoient sa renommée tout en perpétuant des stéréotypes exotisants. Elle s’indigne néanmoins « Pourquoi les Français, qui ont tant de colonies africaines, font-ils un théâtre où l’on ne voit presque jamais de Noirs ? ». En 1931, elle commande l’écriture de Mon sang dans tes veines dans la perspective d’en faire un film : l’histoire d’une jeune fille noire qui donne son sang pour sauver un homme blanc, celui-ci, quitté par sa femme quand elle découvre qu'il a désormais du « sang noir », finit par se suicider.

Combattre pour la France Libre

Dès le début de la guerre, Joséphine se mobilise aux côtés du capitaine Jacques Abtey, chef du contre-espionnage militaire à Paris. Lors de leur première rencontre, elle lui déclare : « C'est la France qui m'a fait ce que je suis. Je suis prête aujourd'hui à lui donner ma vie. » Dans les grands dîners d'ambassade où sa notoriété lui ouvre toutes les portes, elle glane des informations et sonde les diplomates italiens et japonais sur une possible entrée en guerre aux côtés de l'Axe. Quand la Belgique est envahie, elle troque un temps ses plumes de scène pour une blouse d'infirmière et rejoint l'IPSA (infirmière pilote secouriste de l'air), au chevet des réfugiés. 

Joséphine Baker au chevet de soldats prisonniers rapatriés, Hôpital Shenley de Londres, 1945
Joséphine Baker au chevet de soldats prisonniers rapatriés, Hôpital Shenley de Londres, 1945 © Keystone-France / Gamma Rapho

L'avancée de l'armée allemande la contraint à quitter Paris pour rejoindre les Milandes, son célèbre château en Dordogne, qui deviendra un refuge pour de nombreux résistants. Désormais, elle sert de couverture à Abtey qui l’accompagne dans ses tournées sous le pseudonyme de « Jacques Hébert » pour transmettre des renseignements aux Alliés. Après une hospitalisation d’un an au Maroc, elle reprend immédiatement de l’activité et sillonne l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient pour donner des concerts au profit des Forces françaises libres afin de remonter le moral des troupes, renflouer les caisses de cette nouvelle armée et légitimer le gouvernement provisoire De Gaulle. Elle réunit près de dix millions de francs et affirme : « J'ai chanté de temps à autres mais surtout je faisais de la Résistance ». En mai 1944 elle est officiellement engagée dans l'Armée de l'Air, comme « officier de propagande » avec le grade de sous-lieutenant. Pour ces services rendus, elle reçoit la croix de guerre, la médaille de la Résistance française, avant d'être faite chevalier de la Légion d'honneur.

Défendre l’égalité

Après la guerre, Joséphine poursuit son combat pour l’égalité et contre la ségrégation. Aux Milandes avec son nouveau mari Jo Bouillon, ils créent leur tribu arc-en-ciel : douze enfants adoptés, issus de neuf nationalités différentes qui incarnent en chair son idéal de fraternité universelle. 

Joséphine avec Jo Bouillon et leurs enfants, Pays-Bas, 1959
Joséphine avec Jo Bouillon et leurs enfants, Pays-Bas, 1959 © Bridgeman Images

Ses tournées américaines des années 1950 se transforment en terrains d'affrontement contre la ségrégation raciale : elle exige désormais dans ses contrats que ses spectacles soient ouverts à un public mixte. En 1951, au Copa City de Miami, elle se produit devant la première salle intégrée de la ville. La même année, après s'être vu refuser le service au Stork Club de New York, elle dénonce publiquement cet acte discriminatoire. L'affaire prend une ampleur nationale, largement relayée par la presse afro-américaine. La NAACP lui décerne peu après le titre de « femme de l'année », et le 20 mai est proclamé « Joséphine Baker Day » à Harlem. Son engagement culmine le 28 août 1963, lorsqu'elle est la seule femme invitée à prendre la parole à la Marche sur Washington aux côtés de Martin Luther King.  

Joséphine Baker lors de la Marche sur Washington pour l’emploi et la liberté, 28 août 1963
Joséphine Baker lors de la Marche sur Washington pour l’emploi et la liberté, 28 août 1963 © Dalmas / Sipa

Malgré la ruine et la perte de son château des Milandes, Joséphine Baker remonte une ultime fois sur scène en 1975. Son spectacle rétrospectif à Paris rencontre un succès triomphal auprès de la critique, quelques jours seulement avant sa mort. Ses obsèques, célébrées à l'église de la Madeleine, sont honorées par vingt et un coups de canon, honneurs militaires réservés aux héros de la France. En 2021, elle devient la première femme noire, la première artiste de music-hall et la première Américaine à entrer au Panthéon.


Loin de cette trajectoire éclatante qui a fait de Joséphine Baker une figure nationale, le spectacle Perle Noire, à l’Opéra de Paris, lève le voile sur l’intimité tourmentée d’une femme aux prises avec ses propres contradictions. En s’appuyant sur l’expérience de la « double conscience » théorisée par W. E. B. Du Bois, les textes de Claudia Rankine font entendre la voix d’une femme divisée, sommée de se voir à travers le regard blanc qui l'assigne à une image qu’elle a fini par habiter. Perle Noire invite ainsi à écouter une autre Joséphine Baker : celle qui cherche à démêler sa propre identité du personnage public qu’elle a appris à incarner.

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Accès et services

Palais Garnier

Place de l'Opéra

75009 Paris

Transports en commun

Métro Opéra (lignes 3, 7 et 8), Chaussée d’Antin (lignes 7 et 9), Madeleine (lignes 8 et 14), Auber (RER A)

Bus 20, 21, 27, 29, 32, 45, 52, 66, 68, 95, N15, N16

Calculer mon itinéraire
Parking

Parking Q-Park Edouard VII et Q-Park Meyerbeer 16 rue Bruno Coquatrix 4 rue de la Chaussée d'Antin 75009 Paris

Réservez votre place à tarif réduit
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La vie de Joséphine Baker s’apparente à celle d’une héroïne de romans. Née dans une famille du Midwest, elle fuit l’Amérique ségrégationniste pour Paris où elle devient une figure incontournable des Années folles, à la fois danseuse, chanteuse et actrice de cinéma. Une prolifique carrière artistique qui se double d’un engagement politique : espionne et résistante durant la Seconde Guerre mondiale, elle s’engage activement en faveur de la justice sociale jusqu’à sa mort. Ses valeurs universalistes s’incarnent avec une force sans pareil dans sa tribu arcen- ciel, une communauté de douze enfants adoptés à travers le monde.

ACHETER LE PROGRAMME
  • Vestiaires

    Des vestiaires gratuits sont à votre disposition à l’Opéra Bastille et au Palais Garnier. La liste exhaustive des objets non-admis est disponible ici.

  • Bars

    La réservation de boissons et restauration légère pour l’entracte est possible en précommande en ligne jusqu’à 24h à l'avance ou auprès des bars avant le début de la représentation.

Au Palais Garnier, des places à 10 € en 6e catégorie (visibilité très réduite, deux places maximum par personne) sont en vente le jour de la représentation aux guichets du Palais Garnier.

Dans les deux théâtres, des places à tarifs réduits sont vendues aux guichets à partir de 30 minutes avant la représentation :

  • Places à 35 € pour les moins de 28 ans, demandeurs d’emploi (avec justificatif de moins de trois mois) et seniors de plus de 65 ans non imposables (avec justificatif de non-imposition de l’année en cours)
  • Places à 70 € pour les seniors de plus de 65 ans

Retrouvez les univers de l’opéra et du ballet dans les boutiques de l’Opéra national de Paris. Vous pourrez vous y procurer les programmes des spectacles, des livres, des enregistrements, mais aussi une large gamme de papeterie, vêtements et accessoires de mode, des bijoux et objets décoratifs, ainsi que le miel de l’Opéra.

Au Palais Garnier
  • Tous les jours, de 10h à 18h30 et jusqu’à la fin des représentations
  • Accessible depuis la place de l’Opéra ou les espaces publics du théâtre
  • Renseignements au 01 53 43 03 97

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La vie de Joséphine Baker s’apparente à celle d’une héroïne de romans. Née dans une famille du Midwest, elle fuit l’Amérique ségrégationniste pour Paris où elle devient une figure incontournable des Années folles, à la fois danseuse, chanteuse et actrice de cinéma. Une prolifique carrière artistique qui se double d’un engagement politique : espionne et résistante durant la Seconde Guerre mondiale, elle s’engage activement en faveur de la justice sociale jusqu’à sa mort. Ses valeurs universalistes s’incarnent avec une force sans pareil dans sa tribu arcen- ciel, une communauté de douze enfants adoptés à travers le monde.

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Jean-Pierre Delagarde / OnP

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