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Les tarifs

Concert et Récital

A Fiddler’s Tale

Amphithéâtre Olivier Messiaen

le 13 juin 2026 à 20h00

25 €

Synopsis

Dans l’écrin intime de l’Amphithéâtre Olivier Messiaen, les musiciens de l’Orchestre de l’Opéra national de Paris vous donnent rendez‑vous pour un programme de musique de chambre.

En savoir plus

Fruit d’une commande conjointe de la Chamber Music Society du Lincoln Center de New York et de « Jazz at Lincoln Center », A Fiddler’s Tale a été créé le 23 avril 1998 au Hill Auditorium d’Ann Harbor (Michigan). Le compositeur et trompettiste Wynton Marsalis, né en 1961 à La Nouvelle- Orléans, s’y inspire explicitement de l’Histoire du soldat d’Igor Stravinsky, tant sur le plan théâtral que sur le plan musical. L’histoire – pour ce concert interprétée en langue française –, l’instrumentation et la structure des deux oeuvres sont en effet similaires. Mais si Marsalis reprend certains motifs et figures musicales de l’Histoire du soldat, A Fiddler’s Tale est bien plus qu’un exercice de style : plutôt une variation libre sur l’oeuvre= de Stravinsky par un musicien de jazz s’inspirant du même scénario et reprenant la même formation instrumentale pour apporter une vision nouvelle du mythe de Faust.

L’Histoire du soldat (1918-1920) appartient à ces oeuvres singulières et subversives du début du xxe siècle. Sur un texte de l’écrivain suisse Charles-Ferdinand Ramuz, Stravinsky construit une « histoire lue, jouée, dansée » en deux parties, où la musique ponctue et prolonge l’action dramatique. Le récit met en scène un soldat qui, rentrant chez lui, rencontre le Diable et échange son violon contre la promesse de richesse. Dans le livret de Stanley Crouch adapté de celui de Ramuz pour A Fiddler’s Tale, l’histoire est transposée dans l’univers du jazz contemporain et de l’industrie musicale. Une violoniste se laisse séduire par le mercantilisme du Diable, ici incarné par un producteur de disques nommé Bubba Z. Beals, qui lui promet célébrité, argent et réussite artistique. Mais ce pacte lui coûte peu à peu sa créativité, sa liberté intérieure et son âme musicale. Après des années d’errance, la violoniste comprend que sa seule chance de rédemption réside dans la création d’une musique d’une beauté authentique : une série de trois danses capables de briser l’emprise du Diable.

Le style de cette oeuvre est composite : on bascule en douceur d’un univers à l’autre. Bien que certains morceaux soient clairement identifiés (soul et blues), dans la plupart des numéros on passe sans s’en rendre compte de différents styles de jazz à une musique inspirée de l’impressionnisme français et bien sûr de Stravinsky. C’est ce que confirme le témoignage du bassoniste Milan Turković dans le texte accompagnant l’enregistrement d’A Fiddler’s Tale paru sous le label Sony en 1999 : “Lors d’une conversation que j’ai eue avec Wynton Marsalis, écrit-il, il n’a cessé de revenir sur le fait que les musiciens issus de différents horizons musicaux ont beaucoup plus de points communs que de différences, mais qu’ils ont tout simplement trop peu d’occasions de faire de la musique ensemble.”

On retrouve la même idée, en un sens, dans le livret rédigé par Stanley Crouch : celle d’un leurre, où les choses ne sont pas toujours telles qu’on les voit ou les comprend. La musique porte aussi cette ambiguïté : celle d’une pièce de jazz qui comporte en réalité de nombreux éléments classiques, avec des effets de citations très clairs de l’Histoire du soldat et même du Sacre du Printemps de Stravinsky. Marsalis ne cesse de jouer sur ce double registre, qui laisse aux musiciens un vaste terrain d’interprétation.

Les instruments sont utilisés de manière très personnalisée : l’oeuvre commence d’ailleurs avec la présentation des musiciens de l’orchestre et de leur “caractère” musical. Dans ses moments “jazz”, la partition prévoit des temps d’improvisation, notamment pour le cornet – qui était la partie que jouait Marsalis – ou les percussions. C’est un peu ad libitum : si le musicien n’est pas très familier de l’improvisation jazz, il peut imiter celle de l’ enregistrement ou jouer le solo écrit. Ailleurs, il est possible d’ornementer une partition laissée volontairement brute. Le texte musical n'est pas aussi strict qu'une partition classique, il y a donc des choix à effectuer. Au fond, on pourrait dire qu’A Fiddler’s Tale est un clin d’oeil de Marsalis à l’Histoire du soldat, avec une bonne dose de second degré – une strate d’ironie ajoutée à celle de Stravinsky et Ramuz. »

David Guerrier, direction musicale

Artistes

Équipe artistique

Déroulé du concert

Wynton Marsalis

A Fiddler’s Tale

Texte de Stanley Crouch

Partie I

Narrateur : « Ça commence toujours… »
Fiddler’s March

Scène 1 – Narrateur : « Elle s’appelle Béatrice Connors. »
Fiddler’s Soul

Narrateur : « Elle plane sur un nuage de rêve… »
Fiddler’s March Reprise

Scène 2 – Narrateur : « Maintenant qu’il la tient… »
Fiddler’s March Reprise

Scène 3 – Narrateur : « Béatrice Connors a du succès désormais… »
Pastorale
Le Diable : « Quelques mots sur la célébrité… »
Fiddler’s Soul Reprise

Partie II

Scène 4 – Narrateur : « En ne conservant qu’une centaine de dollars… »
Happy March

Scène 5 – Narrateur : « La maladie de la terre… »
Little Concert Piece
Narrateur : « Musiciens, vous devez jouer… »
Tango
Waltz
Ragtime
Narrateur : « La musique fait se lever le sauveur… »
Devil’s Dance
Narrateur : « La musique était trop forte… »
Little Chorale
The Devil’s Song (B. Z. B. Speaks)
The Great Chorale
Narrateur : « Mais Béatrice Connors… »
The Blues on Top

Accès et services

Amphithéâtre Olivier Messiaen

Place de la Bastille

75012 Paris

Transports en commun

Métro Bastille (lignes 1, 5 et 8), Gare de Lyon (RER)

Bus 29, 69, 76, 86, 87, 91, N01, N02, N11, N16

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Parking

Parking Indigo Opéra Bastille 1 avenue Daumesnil 75012 Paris

Réservez votre place à tarif réduit

Dans les deux théâtres, des places à tarifs réduits sont vendues aux guichets à partir de 30 minutes avant la représentation :

  • Places à 10 € pour les moins de 28 ans, demandeurs d’emploi (avec justificatif de moins de trois mois) et seniors de plus de 65 ans non imposables (avec justificatif de non-imposition de l’année en cours)
  • Places à 15 € pour les seniors de plus de 65 ans

Retrouvez les univers de l’opéra et du ballet dans les boutiques de l’Opéra national de Paris. Vous pourrez vous y procurer les programmes des spectacles, des livres, des enregistrements, mais aussi une large gamme de papeterie, vêtements et accessoires de mode, des bijoux et objets décoratifs, ainsi que le miel de l’Opéra.

À l’Opéra Bastille
  • Ouverture une heure avant le début et jusqu’à la fin des représentations
  • Accessible depuis les espaces publics du théâtre
  • Renseignements 01 40 01 17 82

Amphithéâtre Olivier Messiaen

Place de la Bastille

75012 Paris

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À l’Opéra Bastille
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Jean-Pierre Delagarde / OnP

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