Les représentations d'Ercole amante et de La Cenerentola du 9 juin 2026 à 19h30 sont annulées

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Laura Nidh / OnP

Laura Nidh / OnP

Concert et Récital

Concert-rencontre du 18 juin

Studio Bastille

le 18 juin 2026 à 13h00

Synopsis

À l’heure du déjeuner, des musiciens de l’Orchestre et des artistes des Chœurs de l’Opéra national de Paris vous proposent des concerts précédés d’introductions.

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Deux ans avant sa mort, alors que Gabriel Fauré vit dans surdité et toutes sortes de maux, l’éditeur Durand lui propose d’écrire un trio. Ce n’est que quelques mois plus tard que le compositeur parvient à y travailler et l’oeuvre est achevée en février 1923. Partition à la fois limpide et dense, le Trio op. 120 évoque certaines oeuvres de Franz Schubert, en particulier dans l’Andantino. On note par ailleurs, dans ce même mouvement, la présence d’un thème de choral, à l’instar de la Sonate pour piano et violoncelle n°2 (1921). Cette récurrence s’ explique probablement par le fait que Fauré, en tant que directeur du Conservatoire, devait fournir chaque année un thème de choral pour les concours de contrepoint. De même que chez Ludwig van Beethoven, les oeuvres de la dernière partie de la vie de Fauré sont marquées par l’épreuve de la surdité et par une quête toujours plus profonde d’expression. Dans le Trio op. 120, l’écriture est d’une telle richesse qu’elle donne à la musique une tension très particulière : certains motifs prennent d’autant plus de force qu’ils semblent toujours sur le point de nous échapper, noyés dans une densité harmonique omniprésente.

La deuxième partie de ce concert propose d’entendre le Trio avec piano en la mineur (1914) de Maurice Ravel, seule contribution du compositeur au genre du trio avec piano. L’oeuvre est marquée par un caractère pensif et de nombreuses étrangetés rythmiques. Le Pantoum – modèle prosodique de la poésie malaise – travaille l’alternance de pizzicati et de grands élans avec l’archet, sur un brillant accompagnement du piano. Hispanismes, accents, arêtes vives y côtoient un ample lyrisme. Les effets spirituels s’allient avec une profondeur et une dimension tragique frappantes. Comme souvent chez Ravel, l’auditeur perçoit une violence à l’oeuvre, malgré l’extrême raffinement de l’écriture et sa science rythmique et motivique. Pour la Passacaille, Ravel reprend en le modernisant ce modèle venu du baroque – variations successives sur une basse unique et répétée. Quant au Final, il rappelle le goût vivace de Ravel pour des formes et des modèles rythmiques permettant l’expansion de la danse et du mouvement sous toutes ses formes.

Hélène Pierrakos

Artistes

Déroulé du concert

Équipe artistique

Trio avec piano en ré mineur, op. 120

Allegro ma non troppo
Andantino
Finale : Allegro vivo

Trio avec piano en la mineur

Modéré
Pantoum
Passacaille
Final : Animé

Plongez dans l’univers Opéra de Paris

Jean-Pierre Delagarde / OnP

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