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Laura Nidh / OnP

Laura Nidh / OnP

Concert et Récital

Duo d’étoiles

Romances, danses et ballades dans la musique française

Studio Bastille

le 30 avril 2026 à 13h00

Synopsis

À l’heure du déjeuner, des artistes des Chœurs de l’Opéra national de Paris vous proposent un concert précédé d’une introduction.

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Le règne de la mélodie française, en solo ou en duo, est un peu postérieur à celui du lied allemand, mais il s’y présente les mêmes enjeux. Comment imaginer une composition musicale suffisamment fidèle au poème pour ne pas le trahir, mais assez originale pour en enrichir le propos et justifier sa mise en musique ? De même que les compositeurs de lieder, les mélodistes français travaillent les motifs pianistiques, en cherchant à styliser telle ou telle image suggérée par le poème. Ainsi, les différents modes d’accompagnement d’une mélodie soulignent, parfois avec une préciosité voulue, les significations du texte ou le style particulier du poète.

La langue pianistique est particulièrement favorable à la figuration des éléments de la nature. Dans La Mort d’Ophélie d’Hector Berlioz, le frémissement de la partie de piano évoque ainsi le ruisseau dans lequel se noie l’héroïne shakespearienne. Berlioz, toujours inventif en matière d’effets sonores inattendus, interrompt cependant ce mouvement par des silences subits et très expressifs. César Franck, dans Les Danses de Lormont, travaille quant à lui l’évocation de la mer par un tumulte de notes et une certaine mobilité harmonique. La lumière est également une source d’inspiration musicale inépuisable : dans Rêvons, c’est l’heure, Jules Massenet met en musique l’irisation de la lune évoquée par Paul Verlaine, et Cécile Chaminade, dans son Duo d’étoiles, le scintillement des astres par un effet de trémolo dans le registre aigu du piano.

Les mélodistes français de la fin du xixe siècle sont souvent marqués par le lied allemand (Chanson triste d’Henri Duparc, dont l’écriture pianistique évoque Robert Schumann) ou attirés par un Moyen Âge rêvé (La Chanson du vannier d e C ésar Franck). L’alliage d e s implicité et de subtilité dans les ornements et les harmonies est aussi une constante française : elle se découvre par exemple dans Le Montagnard exilé d e B erlioz o u Ma première lettre de Cécile Chaminade. Enfin, avec ses harmonies d’une parfaite euphonie, le bel canto se décline également chez les musiciens français, comme on peut l’entendre dans Pleure, pauvre Colette de Berlioz, Rêverie de Pauline Viardot ou Joie de Massenet.

Hélène Pierrakos

Artistes

Déroulé du concert

Équipe artistique

    

La mort d'Ophélie, opus 18 n.2
Duo
Ballade d'après Shakespeare


Pleure, pauvre Colette
Duo
Romance


Le montagnard exilé
Duo
Chant élégiaque - poésie d'Albert Duboys

   

La clé des champs
Duettino
Paroles de A. Flan

   

Rêverie
Duo
Poésie d'Armand Silvestre

   

Les danses de Lormont
Duo
Poésie de Mme Desbordes Valmore


La chanson du vannier
Duo
Poésie d'A. Theuriet

   

Joie
Duetto


Rêvons, c'est l'heure
Duo
Poésie de Paul Verlaine

   

Chanson perpétuelle, op. 37
Solo
Poème de Charles Cros

   

Duo d'étoiles
Duo
Poésie d'Armand Silvestre

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Jean-Pierre Delagarde / OnP

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