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Expositions

Le grand opéra, 1828-1867. Le spectacle de l’Histoire

En gestation depuis le Consulat, le grand opéra s’impose comme nouveau genre lyrique à la veille de la Révolution de 1830. Mobilisant des moyens techniques et humains considérables – grands chœurs, ballet et orchestre –, il s’inscrit dans la tradition du grandiose initiée sous Louis XIV. Il s’en écarte aussi : aux légendes antiques, l’opéra romantique français privilégie les fresques historiques du Moyen Âge et de la Renaissance. La France de Louis-Philippe veut effacer l’humiliation de Waterloo et du Traité de Vienne et se découvre une passion pour l’Histoire, son histoire. Robert le Diable et Les Huguenots naissent alors que Ludovic Vitet devient le premier inspecteur général des Monuments historiques et que Victor Hugo publie Notre-Dame de Paris. Les héros du grand opéra ne sont plus Thésée ou Proserpine, mais le Duc de Normandie ou Marguerite de Valois. Un passé quasi-contemporain s’invite parfois sur scène : avec Gustave III, Auber et Scribe narrent l’assassinat du Roi de Suède, survenu en 1792, tout juste quarante ans auparavant. 
Les documents réunis dans cette exposition témoignent de l’immense engouement suscité par le grand opéra français. Même si la passion s’émousse un peu après la Révolution de 1848, de grands chefs-d’œuvre sont encore produits sous la Deuxième République et le Second Empire. Mais des bouleversements s’annoncent, et Wagner joue les trouble-fête avec Tannhäuser, représenté à Paris en 1861. Six mois après le demi-échec de Don Carlos, salle Le Peletier, la façade du Palais Garnier est dévoilée le 15 août 1867. Une ère nouvelle paraît s’ouvrir, bientôt perturbée par le désastre de Sedan.

Le grand opéra, 1828-1867. Le spectacle de l’Histoire

Commissaires 

Romain Feist, Bibliothèque nationale de France
Marion Mirande, Opéra national de Paris

Scénographie et graphisme

Flavio Bonuccelli

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