Focus - Le grand opéra, laboratoire du ballet romantique

Focus - Le grand opéra, laboratoire du ballet romantique

Focus - Le grand opéra, laboratoire du ballet romantique

Dès l’origine, le grand opéra a réservé une place de choix au ballet. Ainsi, le rôle principal de La Muette de Portici, en 1828, est-il confié non à une chanteuse, mais à une danseuse. Trois ans plus tard, Robert le Diable sert d’écrin au prototype du ballet blanc romantique : la « Bacchanale des nonnes », chorégraphiée par Philippe Taglioni pour sa fille Marie, dont la carrière parisienne est ainsi lancée. Le ballet fait désormais partie intégrante de tous les ouvrages du genre et contribue à leur succès.   

Wagner lui-même se plie – à contrecœur- à cet usage et introduit une scène dansée pour la création parisienne de son Tannhäuser, en 1861. Cette pièce, pourtant réglée par Lucien Petipa, sera qualifiée d’« orgie de pensionnat » par un critique de l’époque. Un déclin inéluctable s’amorce, du fait de la déconnexion toujours plus flagrante entre le ballet et l’action dramatique de l’opéra dans lequel il s’insère.    

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