Mes avantages

Prix

    0
    300
    0€
    300€

Spectacle / Événement

Lieu

Expérience

Calendrier

  • Entre   et 

Les tarifs

Laura Nidh / OnP

Laura Nidh / OnP

Concert et Récital

Concert-rencontre du 5 février

Quatuors à cordes en majesté

Studio Bastille

le 05 février 2026 à 13h00

Synopsis

À l’heure du déjeuner, des musiciens de l’Orchestre et des artistes des Chœurs de l’Opéra national de Paris vous proposent des concerts précédés d’introductions.

En savoir plus

Dans les années 1960, le compositeur estonien Arvo Pärt écrit ses premières musiques de film. Il s’essaie également à la musique sérielle et au collage. Rompant avec ces esthétiques, il entreprend ensuite l’étude du chant grégorien et des polyphonies de la Renaissance et rejoint l’Église orthodoxe russe. Cette révolution suscite la naissance d’un style nouveau qu’il nomme « tintinnabuli » (en latin : « petites cloches »), qui se manifeste d’abord dans une courte pièce pour piano, Für Alina, puis dans toute une série d’oeuvres remarquées dont Fratres, Cantus in Memory of Benjamin Britten et Tabula Rasa (1977). Sur le plan esthétique, ce nouveau style se voit d’abord rejeté par les avant-gardes occidentales pour sa tonalité jugée naïve et, sur le plan idéologique, par le pouvoir soviétique pour son mysticisme sous-jacent. Avec Fratres, Arvo Pärt s’inspire de l’organum médiéval, genre polyphonique à deux voix.

La composition des quatuors de Ludwig van Beethoven s’étend sur près de trente ans. Les six premiers (opus 18) datent de la fin des années 1790 et les cinq derniers des années 1822-1826, à la fin de la vie du compositeur. À la période médiane (1806-1810) appartiennent les trois quatuors dédiés au Comte Razumovski, ambassadeur de Russie à Vienne, dont le Quatuor en mi mineur op. 59 n°2 (1806) au programme de ce concert. Cette période voit l’abandon progressif par le compositeur des modèles conventionnels – ceux de Haydn et de Mozart – au profit d’une pensée plus ouverte, plus riche au point de vue formel. Les cadres classiques semblent ainsi mis en question au profit d’une nouvelle dramaturgie.

Deuxième des Quatuors dits « Razumovski », l’opus 59 n°2 apparaît comme un étonnant alliage de symphonisme et d’intériorité, d’énergie et de profondeur, de clarté rhétorique et d’originalité du discours – enjeux fondateurs dans la musique de Beethoven. Plus profondément, c’est bien la concentration et l’abondance de modes expressifs à l’intérieur d’un même mouvement qui frappent l’attention de l’auditeur. En somme : la densité de l’oeuvre, sa façon d’habiter pleinement le temps. Ces contrastes magistralement exposés puis développés manifestent en eux-mêmes le génie beethovénien.

Hélène Pierrakos

Artistes

Déroulé du concert

Équipe artistique

Fratres

Quatuor à cordes en mi mineur, op. 59 n°2

Allegro
Molto adagio
Allegretto
Presto

Plongez dans l’univers Opéra de Paris

Jean-Pierre Delagarde / OnP

Inscrivez-vous à notre newsletter

Toute notre actualité

* Champs obligatoires

En cliquant sur “s’inscrire”, vous acceptez de recevoir par voie électronique les communications de l’Opéra national de Paris et le traitement de vos données.
En savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.

Haut de Page