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Expositions

VIII. Elektra de Richard Strauss (2013-2016)

C’est avec le chef d’orchestre Esa-Pekka Salonen que Patrice Chéreau monte Elektra au Festival d’Aix-en-Provence en 2013. Ayant toujours eu l’envie de mettre en scène une tragédie antique, Patrice Chéreau trouve dans l’opéra de Richard Strauss une possibilité de se confronter à la « simplicité essentielle » du théâtre grec. Après Lulu et Isolde, il s’attache au destin d’une autre grande héroïne, Elektra, dont la soif de vengeance est comparable à celle d’Hamlet.

Après le meurtre d’Agamemnon par son épouse Klytämnestra, et en l’absence de leur fils Oreste, les désirs de vengeance s’exacerbent. Chéreau n’en conçoit pas moins Klytämnestra comme une mère tendre et rongée par le remords, contredisant l’image d’une reine insensible et sanguinaire souvent attachée au livret. Chez elle comme chez ses deux filles, Elektra et Chrysothémis, il met en lumière la puissance de sentiments à peine avoués. Il refuse de désigner une victime ou de donner raison à l’une plutôt qu’à l’autre. Une fois le meurtre de la reine accompli par Oreste, l’opéra se conclut dans une danse extatique. Elektra, pétrifiée, comprend que la vengeance du père s’est accomplie sans elle.

Patrice Chéreau meurt trois mois après le début des représentations d’Elektra, le 7 octobre 2013. Il travaillait alors aux nombreuses reprises de la production prévues à travers l’Europe et les États-Unis.    
Elektra de Richard Strauss (2013-2016)
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