Expositions

Partie IV. Influence et postérité

Influence et postérité

Dès les années 1910, le style Bakst fait école à Paris, Londres, Monte-Carlo ou New York. Comme l’écrit Jean Cocteau : « Le triomphe de Léon Bakst vint balayer nos scènes et substituer à la poussière grise une poussière nouvelle, poussière d’or et de vives couleurs. »

Bakst est imité, parfois jusqu’à la parodie, par George Barbier, Joseph Pinchon, Maxime Dethomas et Jean-Gabriel Domergue qui travaillent dans son sillage, à l’Odéon, à l’Apollo ou à l’Opéra. L’artiste ne manque pas de s’en plaindre amèrement dans sa correspondance.

Par ailleurs, Bakst a un atelier et des élèves auxquels il apprend, comme le rapporte son disciple Marc Chagall, la nécessité de ne pas le copier et d’être d’abord eux-mêmes. Parmi eux, le metteur en scène et décorateur André Barsacq, et André Bakst, son fils, qui a travaillé pour le théâtre et le cinéma.

L’influence de Bakst se fait encore sentir dans le milieu de la haute couture et continue, jusqu’à nos jours, à inspirer les artistes les plus divers : Yves Saint Laurent, mais aussi Christian Lacroix, John Galliano pour Dior ou Karl Lagerfeld pour Chloé, lui ont rendu hommage à travers leurs créations.

Pour avoir lui-même puisé au plus près de sources archaïques qu’il a su s’approprier, le génie de Bakst a saisi, à travers des œuvres éphémères, non pas la mode, mais l’indémodable.

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