Partie II

Partie II

La scène

Partie II

Léon Bakst fait plusieurs séjours à Paris avant 1909, mais c’est avec les premiers spectacles de la compagnie de Diaghilev, les Ballets russes, que l’Occident le découvre. Les décors et costumes de Cléopâtre (1909) et surtout de Shéhérazade (1910) font immédiatement sa renommée de décorateur d’avant-garde et de « magicien des couleurs » (Gabriele D’Annunzio). Elle ne se dément plus jusqu’à la Première Guerre mondiale. Toutes les scènes et compagnies les plus en vue demandent à profiter de son talent. Lecteur averti et passionné de textes classiques, il travaille pour tous les genres scéniques (ballet, opéra, théâtre, revue…) et pour les théâtres du monde entier, dessinant les décors ou les costumes de plus de soixante-dix spectacles et écrivant aussi parfois, à partir de 1910, l’argument des ballets.

Outre son activité pour les Ballets russes, il développe une collaboration suivie avec la danseuse Anna Pavlova et avec la danseuse, chorégraphe et mécène, Ida Rubinstein. En froid avec Diaghilev qui rechigne à le payer, lui reproche ses engagements extérieurs et lui attribue l’échec de La Belle au bois dormant, il rompt avec les Ballets russes en 1921 et trouve un nouveau protecteur en la personne du directeur de l’Opéra de Paris, Jacques Rouché. Son œuvre colossale puise à différentes sources (l’Orient, l’Antiquité, les grands maîtres) tout en proposant une synthèse esthétique très personnelle et originale qui donne une identité si singulière au style Bakst.


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