MESSAGE AUX SPECTATEURS

En savoir plus

William Kentridge
Metteur en scène

Originaire d’Afrique du Sud, William Kentridge est un créateur parmi les plus prolifiques de ces vingt dernières années. Avant tout dessinateur, il est également graveur, sculpteur, cinéaste, acteur et metteur en scène. Il s’inscrit dans une lignée d’artistes qui, de Léonard de Vinci à Pablo Picasso, maîtrisent toutes les formes d’expression, du dessin à la mise en scène théâtrale. Il y ajoute les moyens de son époque : la vidéo, l’animation ou la performance. L'œuvre foisonnante de ce virtuose de la mise en scène et de l'image en mouvement offre une vision tout à la fois poétique et critique de sujets parmi les plus délicats comme la décolonisation, l’Apartheid, les conflits politiques ou le rôle de l’Afrique dans la Première Guerre mondiale. Depuis Sophiatown, sa première pièce qui dénonce les crimes de l’Apartheid (1986-1989), Kentridge développe une œuvre plastique aux allures de théâtre d’ombres. Il se saisit des zones crépusculaires de notre histoire pour rendre visible l’invisible. À la fin des années 1980, il invente une technique cinématographique qu’il appelle « l’animation du pauvre ». Ce procédé consiste à réaliser un dessin, à en retravailler certaines parties (en ajoutant ou en effaçant des éléments), et à filmer image par image les modifications apportées. En résulte un petit film d’animation, qui est l’unique dépositaire des différentes étapes de l’évolution du dessin. En 1981, il s’installe à Paris et suit les cours de théâtre et de mime de l’école Jacques Lecoq. Il y découvre un théâtre centré sur la gestuelle corporelle et la dynamique du mouvement, où le texte est secondaire. Ces deux années parisiennes sont décisives : il ne cessera de réinventer ce travail sur le corps dans ses performances et ses mises en scène, où il élabore un nouveau répertoire formel qui innove en particulier par son usage de la vidéo. Outre Wozzeck, créé en 2017 au Festival de Salzbourg, il a mis en scène La Flûte enchantée, Le Nez et Lulu. En 2016, à l'occasion de l'anniversaire de la fondation de Rome, William Kentridge découvre Triumphs and Laments, une fresque murale éphémère monumentale de 550 mètres de long et dix mètres de haut, sur la rive droite de Tibre. En 2019, il reçoit le Praemium Imperiale (attribué par la famille impériale au Japon), dans la catégorie peinture.

Débuts à l’Opéra national de Paris

À retrouver dans

Haut de Page