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Pierre Lacotte
Chorégraphe

Artiste de la saison 21/22
© DR

Pierre Lacotte, né en 1932, est formé à l’École de Danse de l’Opéra national de Paris et reçoit notamment l’enseignement de Gustave Ricaux. Il suit aussi, à l’extérieur, les cours de Lubov Egorova et ceux de Carlotta Zambelli. Entré dans le Corps de ballet en 1946, il est choisi par Serge Lifar pour être soliste dans Septuor, au côté de Claude Bessy. Nommé Premier danseur en 1951, il interprète les œuvres du répertoire, ayant souvent pour partenaires Yvette Chauviré, Lycette Darsonval ou Christiane Vaussard. L’une de ses premières chorégraphies, La Nuit est une sorcière (sur une musique de Sydney Bechet) est primée par la Télévision belge en 1954, ce qui l’incite à démissionner de l’Opéra pour continuer à créer. Il fonde en 1955 sa propre compagnie, Les Ballets de la Tour Eiffel qui se produisent au Théâtre des Champs-Élysées (chorégraphies de Solstices – musique de Daniel Wayenberg, Gosse de Paris – musique de Charles Aznavour, Concertino – musique de Vivaldi). Il poursuit, parallèlement, sa carrière d’interprète. Il est invité à danser au Metropolitan Opera de New York avec Melissa Hayden à Londres et Violette Verdy au Benelux, en Allemagne et en Suisse. Il est sollicité par plusieurs Festivals qui lui commandent des ballets : Such Sweet Thunder (Duke Ellington) à Berlin (1959), la chorégraphie d’Hippolyte et Aricie (Rameau) pour le Festival du Marais (1960), Le Combat de Tancrède (Monteverdi) pour Aix-en-Provence (1961). Devenu directeur des Ballets des Jeunesses Musicales de France en 1963, il y réalise plusieurs créations notamment Bifurcations, Hamlet, Penthésilée, et la Voix (en collaboration avec Édith Piaf). C’est en écrivant un livre sur le ballet romantique qu’il retrouve, en 1968, des documents sur La Sylphide de Philippe Taglioni (1832), qui lui permettent de remonter l’œuvre. Réalisée d’abord pour la télévision (en 1971), La Sylphide est ensuite portée à la scène, l’Opéra de Paris ayant invité le chorégraphe à reprendre l’œuvre au Palais Garnier : la première est donnée le 9 juin 1972 avec les créateurs de 1971, Ghislaine Thesmar et Michaël Denard. Pierre Lacotte remontera ensuite La Sylphide à Tokyo, Buenos Aires, Prague, New York, Monte-Carlo, Novossibirsk, Rome, Helsinki, Rio de Janeiro et récemment à la Scala de Milan (2005) et au Ballet de Canton (2007). Devenu le «spécialiste» des reconstitutions du répertoire romantique, il remonte Coppélia et le pas de six de La Vivandière (Arthur Saint-Léon), ainsi que le pas de deux du Papillon (l’unique chorégraphie de Marie Taglioni) pour l’Opéra de Paris et le Kirov de Saint-Pétersbourg, La Fille du Danube de Philippe Taglioni pour le Théâtre Colón de Buenos Aires, la Giselle de Jean Coralli et Jules Perrot (décors et costumes d’après la création de 1841) pour le Ballet du Rhin, les Ballets de Monte-Carlo et le Ballet National de Nancy, Nathalie ou la laitière suisse (Taglioni) pour Ekaterina Maximova et le Ballet Classique de Moscou (1980), Marco Spada, d’après Joseph Mazilier, pour Rudolf Noureev, en 1981 à l’Opéra de Rome et en 1984 à l’Opéra de Paris, La Gitana (Taglioni) au Ballet National de Varsovie (1993), L’Ombre (Taglioni) au Ballet National de Nancy (1993), Le Lac des fées (Taglioni) au Staatsoper de Berlin (1995), Le Lac des cygnes (Petipa et Ivanov) à Nancy (1998), La Fille du Pharaon (Petipa) au Bolchoï de Moscou (2000), Casse-Noisette (Petipa et Ivanov) à l’Opéra National d’Athènes (2000) et Paquita (Mazilier et Petipa) à l’Opéra de Paris (2001). En 2002, il remonte sa propre version de Coppélia pour le Ballet de Shanghai. À l’invitation du Théâtre Mariinski, il présente en 2006 une nouvelle production du ballet de Jules Perrot, Ondine. La même année, il crée également une nouvelle version chorégraphique de La fille du Danube pour le Ballet de Tokyo. Il a également remonté des œuvres de Mikhaïl Fokine : les Danses polovtsiennes du Prince Igor pour les Ballets de Monte-Carlo (en 1986), L’Oiseau de feu pour l’École de danse de l’Opéra (en 1991 et 2000) et Le Spectre de la rose pour le Ballet de l’Opéra (en 1997). Après avoir enseigné au Conservatoire National Supérieur et à l’Opéra de Paris, Pierre Lacotte est nommé en 1985, avec Ghislaine Thesmar, co-directeur des nouveaux Ballets Monte Carlo (où il crée Te Deum de Georges Bizet et Vingt-quatre heures de la vie d’une femme d’après Stefan Zweig sur une musique d’Hervé Niquet), compagnie qu’il quitte en 1988 pour le Ballet de l’Opéra de Vérone. De 1991 à 1999, il est le directeur artistique du Ballet National de Nancy et de Lorraine. Commandeur des Arts et Lettres, il est l’auteur – avec Jean-Pierre Pastori – d’un livre : Tradition (Éditions Favre, 1987).

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