Kent Nagano
Chef d'orchestre

© Felix Broede

Né en Californie, Kent Nagano a débuté sa carrière à l’Opéra de Boston avant d’être chef assistant de Seiji Ozawa à l’Orchestre symphonique de Boston. Il a été directeur musical de l’Orchestre symphonique de Berkeley de 1978 à 2008, de l’Opéra national de Lyon de 1988 à 1998, chef invité associé du London Symphony Orchestra de 1990 à 1998, directeur musical du Hallé Orchestra à Manchester de 1991 à 2000, chef principal de 2001 à 2004 puis directeur musical de l’Opéra de Los Angeles jusqu’en 2006, directeur musical de l’Orchestre Symphonique de Montréal de 2006 à 2020. Il a également été directeur musical de l’Orchestre symphonique allemand de Berlin de 2000 à 2006 – il en est aujourd’hui chef honoraire –, de l’Opéra d’État de Bavière, à Munich, de 2006 à 2013, puis il est devenu chef invité principal de l’Orchestre symphonique de Göteborg, en Suède, en 2013. Depuis 2015, il est directeur musical du Staatsoper et chef principal de l’Orchestre philharmonique de Hambourg.

En tant que chef invité, Kent Nagano a dirigé les meilleurs orchestres du monde, notamment les philharmoniques de New York et de Vienne, le Chicago Symphony, le Staatskapelle de Dresde et l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, de même que dans de prestigieuses maisons d’opéra tels le Metropolitan Opera de New York, le Semperoper de Dresde, l’Opéra national de Paris, où il a dirigé la création mondiale de Saint François d’Assise en 1983 ainsi que Wozzeck, Elektra, Dialogues des carmélites, Cardillac et Werther. Jouissant d’une solide réputation sur la scène internationale, il dirige un vaste répertoire allant du baroque à la création musicale d’aujourd’hui, soucieux aussi de présenter des œuvres peu connues et de renouveler l’interprétation du répertoire établi. Il a notamment dirigé les créations Babylon de Jörg Widman et Alice in Wonderland d’Unsuk Chin à Munich. Il a remporté deux Grammy pour ses enregistrements de Doktor Faust (2000) de Busoni avec l’Opéra national de Lyon et de L’amour de loin (2009) de Kaija Saariaho avec l’Orchestre symphonique allemand de Berlin, ainsi qu’un Juno pour son enregistrement Beethoven : L’idéal de la Révolution française (2008) et un prix Echo pour L’Aiglon (2015), tous deux avec l’OSM. Il a également enregistré A Quiet Place en 2018, toujours avec l’OSM.

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