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Jiří Kylián
Chorégraphe

© Anton Corbijn

Jirí Kylián est né à Prague (en 1947), d'un père banquier, et d'une mère danseuse. Il commence à neuf ans à étudier la danse, et entre à quinze ans, au Conservatoire de la capitale tchèque, où il suit, outre les cours classiques (dispensés par Zora Semberová), ceux de modern dance (technique Graham) et de danse folklorique. Il travaille également le piano. En 1967, bénéficiant d'une bourse accordée par le British Council, il vient à Londres à la Royal Ballet School. Le chorégraphe John Cranko lui propose de rejoindre un jour sa compagnie, à Stuttgart. Eté 1968 : Kylián quitte Prague envahie par les chars soviétiques, et trouve refuge en Allemagne au Ballet de Stuttgart. Il y devient bientôt soliste, et y fait ses premiers pas de chorégraphe lors des « Matinées de la Société Noverre » (un parcours semblable à celui de John Neumeier, remarqué aussi par Cranko, quelques années auparavant). Chorégraphe invité au Nederlands Dans Theater à La Haye en 1973, il est associé deux ans plus tard à la direction artistique (avec Hans Knill), puis devient le directeur du NDT en 1978. Il n’a alors que vingt-huit ans. Sa grande aptitude de chorégraphe et d’artiste à générer l’enthousiasme et la fidélité des membres du NDT a fait de cette compagnie une entreprise unique par ses réalisations et sa structure au triple visage (NDT1 – troupe principale, NDT2 – troupe junior, NDT3, groupe senior). Jirí Kylián ayant choisi de quitter ses fonctions de directeur général du NDT en juin 1999, reste néanmoins chorégraphe et conseiller artistique de la compagnie. Le chorégraphe a créé une soixantaine de chorégraphies : œuvres attachantes, musicales, parfois grinçantes d'humour, souvent traversées d'images étranges aux confins du rêve et du réel, toujours imprégnées de gravité, témoignant d'un incessant questionnement de notre époque. Jirí Kylián a reçu la « Carina Ari Medal » à Stockholm, le « West End Theatres Award » à Londres, le prix Sonia Gaskell à Amsterdam, le Prix Andersen de chorégraphie à Copenhague, le Grand Prix International de vidéo-danse à Nîmes (1988), deux fois le Prix Benois de la Danse (à Moscou en 1993, et à Berlin en 1999 pour One of a Kind), le prix de la critique au Festival d’Edimbourg en 1996 et 1997. En 1995, il a été fait officier de l’ordre royal d’Orange-Nassau. Il est également officier des Arts et Lettres (Ministère de la Culture français), et docteur Honoris Causa de la Juilliard School à New York.
En février 2000, le Laurence Olivier Award a été attribué à la fois au chorégraphe et à la compagnie pour leur « prestation exceptionnelle ». La production Arcimboldo 2000 a bénéficié du « Prix de la Ville » de La Haye. À l’Opéra nationa de Paris, Kylian a créé Doux mensonges (1999) et Il faut qu’une porte… (2004). Plusieurs de ses œuvres sont également entrées au répertoire du Ballet de l’Opéra : Bella Figura, Kaguyahime, Nuages, Sinfonietta, Stepping Stones, Symphony of Psalms, Tantz-Schul et Tar and Feathers.


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