FR EN

Hector Berlioz
Compositeur

Artiste de la saison 18/19

Né à la La Côte-Saint-André (Isère), le 11 décembre 1803, Hector Berlioz commence des études de médecine mais se passionne très vite pour la musique. Il compose dès 1823 ses premières oeuvres d’envergure, dont une Messe solennelle pour l’église Saint-Roch. En 1826, il entre au Conservatoire de Paris où il étudie auprès des compositeurs Jean-François Le Sueur et Anton Reicha. En 1827, il propose au Prix de Rome une cantate, La Mort d’Orphée, déclarée injouable. Une représentation d’Hamlet au Théâtre de l’Odéon à Paris l’inspire profondément. Il y découvre à la fois Shakespeare et l’actrice Harriet Smithson, dont il tombe amoureux. Il découvre également Goethe, grâce à la traduction de Faust par Gérard de Nerval et compose les Huit scènes de Faust (ébauche de La Damnation).
En 1828, il obtient le premier des deux seconds Prix de Rome avec la cantate Herminie. En 1829 (année sans premiers prix), la cantate La Mort de Cléopâtre n’en obtient aucun. À la cinquième tentative, en 1830, Berlioz obtient enfin le premier Prix, avec La Mort de Sardanapale. La même année, il compose La Symphonie fantastique. Le 3 octobre 1833, il épouse Harriet Smithson (ils se séparent en 1844, elle meurt en 1854, Berlioz se remarie alors avec la cantatrice Marie Recio, sa compagne depuis douze ans). La création de Benvenuto Cellini le 10 septembre 1838 à l’Opéra de Paris est un échec. En 1839, Berlioz dirige la création de la symphonie dramatique Roméo et Juliette, d’après Shakespeare, à la Société des concerts du Conservatoire de Paris.
En 1840, il compose La Grande Symphonie funèbre et triomphale, pour célébrer le dixième anniversaire de la révolution de 1830 et Les Nuits d’été, six mélodies sur des poèmes de Théophile Gautier.
En 1841, il commence la rédaction d’une série d’articles pour la « Revue et gazette musicale », articles qui feront la matière de son Grand traité d’instrumentation publié en 1843, et, en 1849, il entreprend la rédaction de ses Mémoires. La création de La Damnation de Faust en 1846 à l’Opéra Comique est un échec. Couvert de dettes, il entreprend de nombreux voyages à l’étranger où sa musique est mieux accueillie qu’à Paris. Grâce à sa position à la cour de Weimar, Franz Liszt popularise la musique de Berlioz en Allemagne. Béatrice et Bénédict est créé à Baden-Baden en 1862. La seconde partie des Troyens (Les Troyens à Carthage) est créée au Théâtre-Lyrique, à Paris en 1863. Berlioz meurt à Paris le 8 mars 1869. Il ne verra jamais son chef-d’oeuvre représenté intégralement. Les deux parties des Troyens ne seront présentées ensemble qu’en 1890 à Karlsruhe, dans une version allemande.

À retrouver dans