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Alexandre Borodine
Compositeur

Alexandre Borodine est né à Saint-Pétersbourg le 31 octobre 1833. Fils naturel d’un riche propriétaire terrien, Louka Guedianov, il fut déclaré comme étant l’enfant de l’un de ses serfs, Porfiri Borodine. Son père veilla toutefois à ce que la mère ait toujours les moyens d’assurer à leur enfant une vie confortable et de bonnes études. Tout en apprenant la flûte, Borodine étudie la médecine et la chirurgie à l’Académie de Saint-Pétersbourg, puis se spécialise en chimie. Dès l’âge de neuf ans, il compose une polka pour une dame dont il était tombé follement amoureux ! Suivent quelques partitions de musique de chambre et des mélodies, composées entre 1852 et 1856. Il exerce comme médecin militaire de 1856 à 1859. C’est au cours de cette période qu’il rencontre Modest Moussorgski, alors lui-même militaire. À Heidelberg, où il s’installe en 1859, Borodine fait la connaissance d’Ekaterina Protopova, jeune pianiste de talent, qui devient sa compagne. De retour à Saint‑Pétersbourg, il rencontre Mili Balakirev et rejoint le Groupe des Cinq, aux côtés de César Cui, Nikolai Rimski‑Korsakov et Moussorgski. En 1864, il devient professeur en titre de chimie à l’Académie. En 1867, il achève sa première symphonie, qui produit une belle impression, puis compose une farce, Les Preux, qui ne sera jouée qu’une seule fois à Moscou. Au cours de l’hiver 1868-1869, Borodine assure le rôle de critique musical pour la revue Nouvelles de Saint-Pétersbourg. Un projet d’œuvre collective du Groupe des Cinq, Mlada, se solde par un échec (Borodine réutilisera une partie de sa musique pour Le Prince Igor). Sa deuxième symphonie voit le jour en 1877. C’est un échec qui affecte profondément le compositeur. Trois ans plus tard, la création du poème symphonique Dans les steppes de l’Asie centrale vient redorer le blason de Borodine. C’est, avec les Danses polovtsiennes du Prince Igor, son œuvre la plus connue aujourd’hui. La composition du Prince Igor, seul opéra de Borodine, s’étala sur dix‑huit ans. À la mort du compositeur, le 15 février 1887, l’œuvre était dans un état très fragmentaire et fut achevée par Rimski‑Korsakov et Glazounov. 

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