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TOÏ TOÏ TOÏ - La Bayadère avec Nicolas Le Riche, Bleuenn Battistoni et Paul Marque

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TOÏ TOÏ TOÏ - La Bayadère avec Nicolas Le Riche, Bleuenn Battistoni et Paul Marque

Par Opéra national de Paris

À l’occasion de la reprise de La Bayadère à l’Opéra Bastille, les danseurs Étoiles Bleuenn Battistoni et Paul Marque évoquent leur travail en studio aux côtés de Nicolas Le Riche, répétiteur invité, et la manière dont ils abordent les personnages et la technique de l’ultime grand ballet narratif de Rudolf Noureev créé pour le Ballet de l’Opéra en 1992.

Pour la deuxième saison consécutive, l’Opéra national de Paris propose des rencontres mensuelles avec des artistes afin d’éclairer les œuvres, quelques jours avant le début du spectacle. Intitulés Toï toï toï, ces moments privilégiés à l’Amphithéâtre ou au Studio de l’Opéra Bastille sont l’occasion pour tous les publics de se familiariser avec les nouvelles productions ou le répertoire de l’Opéra de Paris, et d’échanger avec les artistes à la fin de chaque rencontre.

© Charles Duprat / OnP

5 questions sur : La Traviata

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5 questions sur : La Traviata

Par aria

Auteur des livrets de neuf des opéras de Verdi, Francesco Maria Piave rédige celui de La Traviata d’après la pièce d’Alexandre Dumas fils, La Dame aux camélias, adaptation théâtrale de son roman éponyme. Crue et accordant à l’argent une valeur centrale, l’oeuvre initiale est transformée par Dumas en un drame privilégiant des scènes plus légères, caractéristiques du vaudeville. Pour l’opéra, Piave reprend le canevas de la pièce mais déleste Violetta de la charge provocatrice de Marguerite, renforçant ainsi la force sacrificielle de l’héroïne verdienne.

© Little Shao / OnP

5 questions sur : La Bayadère

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5 questions sur : La Bayadère

Par aria

Au xie siècle, les « bayadères » s’appelaient devadāsī et désignaient des danseuses sacrées servant dans les temples hindous. Dans les récits qu’ils rapportent en Europe, les explorateurs portugais, à la découverte de l’Inde, les surnomment bailadeira ou balhadera, d’où dérive le mot français « ballerine ».

Dessine-moi La Bayadère

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Une minute pour comprendre l’intrigue

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Dessine-moi La Bayadère

Par Octave

Ultime oeuvre d’une vie tout entière consacrée à la danse, La Bayadère de Rudolf Noureev est devenue l’un des joyaux du répertoire du Ballet de l’Opéra national de Paris. Créée en 1992, La Bayadère raconte, dans une Inde fantasmée avec éléphant, tigre et palanquins, les amours contrariées de la danseuse Nikiya et du noble guerrier Solor, promis à la redoutable Gamzatti. Rudolf Noureev a adapté la chorégraphie de Marius Petipa – sur une musique de Ludwig Minkus – en recomposant le ballet avec variations virtuoses et grands mouvements d’ensemble. Le célèbre Royaume des Ombres à l’acte III est considéré comme un sommet de l’art chorégraphique. Succès jamais démenti de l’Opéra de Paris, la richesse inouïe des décors d’Ezio Frigerio et des costumes de Franca Squarciapino font de La Bayadère un spectacle flamboyant.  

Imaginaire La Traviata

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Une œuvre du répertoire racontée dans un poème visuel né de la culture populaire.

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Imaginaire La Traviata

Par Marc de Pierrefeu

© Julien Benhamou / OnP

La vraie-fausse histoire de La Bayadère

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La vraie-fausse histoire de La Bayadère

Par aria

Ce n’est qu’au terme de sa carrière et de sa vie que Rudolf Noureev réalise son projet de remonter La Bayadère dans son entier, en s’appuyant sur une lecture attentive des notes de Petipa. Créée pour le Ballet de l’Opéra de Paris en 1992, sa version est l’oeuvre ultime d’une existence entièrement consacrée à la danse.

Opéra à la lettre - La Traviata

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Un podcast de textes littéraires qui évoquent un opéra et la vision d’un metteur en scène

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Opéra à la lettre - La Traviata

Par Benoit Maubrey, Marion Mirande

La Traviata de Giuseppe Verdi dans la production de Simon Stone, à travers les mots de Lolita Pille, Francis Scott Fitzgerald, Louis Aragon, Joy Sorman  

Crédits :

  • Lolita Pille, Hell, © Editions Grasset & Fasquelle, 2002
  • Francis Scott Fitzgerald, Les heureux et les damnés, traduction de l’américain par Louise Servicen, © Editions Gallimard, 1964
  • Louis Aragon, Aurélien, © Editions Gallimard, 1944
  • Joy Sorman, Sciences de la vie, © Seuil, 2017

© Christian Leiber / OnP

Le maquillage de l’Idole dorée dans La Bayadère

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Un spectacle, un souvenir

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Le maquillage de l’Idole dorée dans La Bayadère

Par Jean-Jacques Sempéré

Jean-Jacques Sempéré est Responsable de spectacles à la Direction des costumes, perruque maquillage Bastille

La Bayadère est une production où le maquillage est très important. Il y a les Ombres, dont on maquille le buste, les bras et le dos, les Indiens… et l’Idole dorée. Le maquillage doré est une technique assez complexe : il faut éviter d’avoir un rendu ‘jaune’ et obtenir cet aspect ‘métallique’ de statue. Pour y parvenir, le maquillage de base est retravaillé, enrichi d’une poudre dorée dans laquelle sont incorporées des paillettes. Une fois le corps entièrement recouvert, on repoudre à nouveau avec des paillettes pour avoir un rendu encore plus étincelant. J’utilise un large pinceau qui me permet de travailler la peinture pendant toute la durée du maquillage. Les particules métalliques étant plus lourdes, elles ont tendance à couler au fond de la préparation. Seule la partie liquide, qui permet de mixer l’ensemble, reste à la surface. D’où la nécessité de mélanger en permanence pour garder une préparation tout à fait homogène et de consistance égale. Quand j’ai commencé à travailler sur ce maquillage, dans les années 1998, j’utilisais une éponge. Mais celle-ci absorbe tout le liquide et l’on se retrouve avec une sorte de pâte, très difficile à étaler...  

© Little Shao

La particularité du maquillage de l’Idole dorée tient à l’importance de la surface qu’il faut recouvrir. Le corps et le visage sont entièrement peints : quand on maquille le danseur, il est quasiment nu et imberbe, on recouvre le visage, les oreilles, les pieds, le cou… Y compris les chaussons ! Sur les cheveux, on pose un bas doré sur lequel est fixé le casque. Il faut compter environ une heure, voire plus, de préparation. Cela peut paraître long mais le temps passe finalement très vite, le danseur est concentré, il faut qu’il se prépare, qu’il se chauffe, qu’il s’habille…

J’utilise à peu près une bouteille de 175 cl pour chaque spectacle, parfois plus, et un grand contenant dans lequel j’ai préparé mon mélange de poudre et de paillettes à l’avance. Au théâtre, le maquillage est choisi en fonction de la lumière de scène et de l’effet qu’on cherche à produire : pour ce rôle, l’idée consiste à transformer le danseur en statue dorée. Lorsqu’il est enfin prêt, maquillé, coiffé, habillé pour entrer en scène, on assiste à une véritable transformation. C’est agréable pour nous, mais pour le danseur aussi qui, dans cette tenue, se sent sublimé : chaque muscle de son corps est parfaitement dessiné. Enfin, c’est un personnage que le public apprécie et applaudit particulièrement. Evidemment, sa danse est spectaculaire mais le costume et le maquillage participent véritablement à son succès.


Propos recueillis par Inès Piovesan

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