« Goûter au plus vaste répertoire possible »
Aurélie Dupont

Avec la programmation de cette saison 2017/ 2018, je souhaite que le public et les danseurs de l’Opéra de Paris puissent goûter au plus vaste répertoire possible : les artistes de cette maison, du fait de son histoire et de sa vocation, ne peuvent être exclusivement classiques, ni uniquement contemporains ; c’est dans la complétude d’une ouverture à tous les répertoires qu’ils pourront donner le meilleur de leur art.

Le rôle de l’Opéra national de Paris est tout autant de donner à découvrir de nouveaux chorégraphes, parmi les plus novateurs et surprenants qui soient, que de faire vivre un répertoire classique, témoin d’une tradition constitutive de l’essence du Ballet. Gardons à l’esprit la fragilité et la solidité de cette transmission : les grands ballets classiques doivent être transmis de génération en génération de danseurs, par les danseurs eux-mêmes. C’est la richesse d’une compagnie que de pouvoir entretenir le répertoire et le don des danseurs que d’en être porteurs à travers leur corps.

Cette saison est le moment de découvrir de nouvelles œuvres créées pour le Ballet de l’Opéra de Paris par Alexander Ekman, Hofesh Shechter, Saburo Teshigawara, Iván Pérez et James Thierrée, tandis que nous conservons une présence non négligeable des « classiques » du XXe siècle que sont Maurice Béjart, Pina Bausch ou George Balanchine dont nous donnons, de retour des États‑Unis, le si brillant Joyaux. Les reprises de récentes et marquantes entrées au répertoire permettent au public de retrouver les créations de Crystal Pite et d’Anne Teresa De Keersmaeker. Don Quichotte, Onéguine et La Fille mal gardée sont trois jalons marquant cette saison l’héritage classique de la Compagnie. Enfin, Roméo et Juliette de Sasha Waltz dialogue avec les productions lyriques du cycle Berlioz. Je suis particulièrement heureuse de vous convier à cette première saison.

« Le Promontoire du songe »

Stéphane Lissner

« Les couleurs d’une grande Europe »

Philippe Jordan