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Rencontres

Les danseurs à l’assaut des Indes

Entretien avec les danseurs ayant participé à l’aventure des Indes galantes — Par Octave

Avec les Indes galantes mis en scène par Clément Cogitore et chorégraphié par Bintou Dembélé, la danse urbaine fait son apparition sur la scène de l’Opéra Bastille. Mélange de krump, de voguing, de popping ou d’électro, la chorégraphie des Indes galantes fait appel à vingt-neuf danseurs maîtrisant à la perfection ces différents langages. À cette occasion, Octave est parti à la rencontre de ces danseurs aux parcours hétéroclites.


Timothée Andriamanantena aka Tim et Mariana Benenge Lourenco Cardoso
Timothée Andriamanantena aka Tim et Mariana Benenge Lourenco Cardoso © Eléna Bauer / OnP

Timothée Andriamanantena aka Tim

Multiple champion du monde de Bboying avec les Vagabonds Crew, il intègre les Flying Steps (Berlin) pour une tournée internationale avec un spectacle mêlant le Hip Hop et la musique de Bach. Il est également musicien/producteur. (Entretien à venir)

Mariana Benenge Lourenco Cardoso

Elle découvre la danse à Kinshasa (Congo) avant de se former à la Flow Dance Academy Paris. Danseuse polyvalente, elle se spécialise dans le Waacking et le Hip Hop. Elle participe à des performances (Who Next, Festival Art Press Yourself, Musée du Quai Branly, Fondation Cartier…). Elle est également chanteuse, interprète et créatrice de mode. (Entretien à venir)

Wilfried Ble aka Wolf et Aston Bonaparte
Wilfried Ble aka Wolf et Aston Bonaparte © Eléna Bauer / OnP

Wilfried Ble aka Wolf

Issu de la première génération du Krump français, il fréquente la Juste Debout School (Bruce Akanji) et intègre la compagnie Dc Vortex (Yugsun Hawks). Winner et juge de Battles (Session 2 Style, Who Is Who, International Illest, EBS Fance), il danse pour Soprano, Niska, Indila et participe au spectacle La Finale de Josette Baïz. Avec son propre groupe Prime Fam, il organise des événements destinés à promouvoir la culture Krump. (Entretien à venir)

Aston Bonaparte

Formé à l’École Kim Kan et au Studio Harmonic au Hip Hop, jazz, classique, moderne, contemporain… Son style de prédilection est le Popping. Compétiteur, il remporte de nombreux Battles internationaux. Il collabore avec les compagnies Rualité, de Soi, Dynamina… et forme des danseurs professionnels à l’art du Popping. (Entretien à venir)  

Guillaume Chan Ton et Isabelle Clarençon aka Mab’ish
Guillaume Chan Ton et Isabelle Clarençon aka Mab’ish © Eléna Bauer / OnP

Guillaume Chan Ton

Danseur interprète pluridisciplinaire issu de la culture Hip Hop, il collabore avec Marie-Claude Pietragalla (Marco Polo, Conditions humaines), Anthony Egéa (Triptyque), Fouad Boussouf (Transe), Bouba Landrille (Casse-Noisette), Valérie Rivière (Game Over), Mourad Merzouki (Boxe boxe)... (Entretien à venir)

Isabelle Clarençon aka Mab’ish

Danseuse Hip Hop/House, chorégraphe, performeuse, elle travaille notamment avec les chorégraphes Farid Berki, Laura Scozzi, Leela Petronio et se produit lors de performances uniques au Générateur, à La Bellevilloise, au Silencio... (Entretien à venir)

Lorenzo Da Silva Dasse aka Yoda et Ablaye Diop
Lorenzo Da Silva Dasse aka Yoda et Ablaye Diop © Eléna Bauer / OnP

Lorenzo Da Silva Dasse aka Yoda

Danseur pluridisciplinaire, il se forme au Hip Hop auprès de Physs, Carlito et Sharxx, Kefton, Gator, à la danse moderne et classique à l’AID – où il découvre également l’Electro – et à l’Ecole-Atelier Rudra-Béjart. En 2017, il intègre Alliance Crew. Il est interprète dans le film Grand Hôtel Barbès de Ramzi Ben Sliman pour la 3e Scène. (Entretien à venir)

Ablaye Diop

Je suis issu de la culture Électro mais, pour moi, ce n’est pas une étiquette exclusive. Ma danse se nourrit de nombreuses autres influences : notamment de musiques de films - je suis fan de Hans Zimmer - de percussions et plus généralement des gens que je côtoie au quotidien.

Parmi toutes les danses urbaines, l’Électro est la plus jeune et l’une des seules à être nées en France, dans les clubs parisiens. C’était en 2006. Le mouvement est immédiatement devenu viral, propagé par Youtube qui est né la même année. Ça a fait l’effet d’une bombe : les médias s’en sont emparé en la rebaptisant à tort Tectonic, confondant la danse avec ce qui était en réalité le nom d’une marque organisant des soirées au Metropolis de Rungis et commercialisant des goodies.

Lorsque les médias braquent leurs projecteurs sur une contre-culture, c’est toujours à double tranchant, parce qu’en même temps qu’ils la surmédiatisent, ils la transforment en un phénomène de mode éphémère et superficiel, en un produit de consommation jetable. C’est ce qui s’est passé : ils ont piétiné l’Électro et, quand les gens s’en sont lassés, l’ont jetée.

On a été quelques-uns à continuer à danser dans l’ombre et à faire évoluer le mouvement, notamment à travers les cyphers qui nous donnaient l’occasion de nous exprimer. Aujourd’hui on revient sur le devant de la scène avec une vraie danse, complète et complexe.

Et les gens disent :

- C’est quoi cette danse de folie ?

- C’est celle que tu as balancée à la poubelle.

Magali Duclos et Ingrid Estarque
Magali Duclos et Ingrid Estarque © Eléna Bauer / OnP

Magali Duclos

Titulaire d'un diplôme d'état en danse contemporaine, danseuse, chorégraphe, elle collabore avec Nathalie Pernette, Denis Plassard, Mourad Merzouki… Elle est également formée à l’art du clown et au yoga par son père. (Entretien à venir)

Ingrid Estarque

Danseuse héritière d’une double culture Hip Hop et contemporaine, chorégraphe, performeuse, elle fonde sa compagnie In et crée des spectacles alliant la danse, les arts visuels et la magie nouvelle. (Entretien à venir)

Marion Gallet et Nadia Gabrieli Kalati aka Nadéeya
Marion Gallet et Nadia Gabrieli Kalati aka Nadéeya © Eléna Bauer / OnP

Marion Gallet

Il y a un an, je me suis blessée aux genoux. À l’époque, je faisais beaucoup de “commercial” - de la télévision, des clips, des tournées, des pubs… Le genre de plans où l’on te choisit parce que tu as les cheveux longs, que tu as la bonne taille ou le bon sourire, que tu rentres dans une case... Pas facile pour raconter une histoire… (Rires.)

C’est à ce moment que j’ai vu passer l’annonce pour l’audition des Indes galantes. En guise de présentation, Bintou a commencé le casting en demandant à tout le monde de freestyler. Je suis allée la voir et lui ai dit que je ne pourrais pas danser au sol parce que je venais de me faire opérer et que c’était encore fragile. Elle m’a répondu que ce n’était pas pour ça qu’elle m’avait choisie. Dans sa réponse, j’ai entendu : “Je te fais confiance.” C’est la première fois que je travaille sur un projet avec autant de sens, de force.

Oui, aujourd’hui, en répétition, j’ai marché à quatre pattes sur le dos. (Rires.) L’idée m’est venue quand on nous a demandé d’associer des images au mot insurrection. Ingrid a dit qu’il y avait quelque chose qui devait sortir d’elle. Féroz a évoqué la répression, les manifestants que l’on fait s’agenouiller, les mains derrière le dos. Moi, j’ai pensé : “Les morts n’ont pas de voix.” Alors j’ai eu envie de me réveiller, de sortir de cet état de mort quotidienne. Si je devais donner un nom à ce mouvement ? Je ne sais pas... L’Exorciste ?

Nadia Gabrieli Kalati aka Nadéeya

Elle découvre la danse au Cameroun avant de développer en France un style au croisement des danses africaines, de la House Dance et du Krump. Elle évolue dans les compétitions et devient membre active de la compagnie PARADOX-SAL d’Ousmane Sy aka Babson. (Entretien à venir)

Cintia Golitin et Adrien Goulinet
Cintia Golitin et Adrien Goulinet © Eléna Bauer / OnP

Cintia Golitin

Je suis née au Brésil puis j’ai déménagé en Guyane quand j’avais 8 ans. C’est là-bas que j’ai vraiment touché à la danse. Petite, je baignais dans des rythmes très diversifiés et j'aimais déjà faire mes propres chorégraphies. Dès que des gens dansaient, je voulais en être. En primaire, j’ai créé mon premier spectacle sur la musique de Titanic. (Rires.)

En Guyane, j’ai rencontré au même moment Bintou Dembélé qui donnait une série de workshops à Saint-Laurent et Norma Claire qui intervenait à Cayenne. Puis, à l’occasion d’un appel à projet - Danser la ville - je me suis intéressée au Popping, dont la grande technicité m’a attirée. J’ai commencé par le Break parce que j’avais un vrai amour du sol qui me venait de la capoeira.

Je suis allé à New York - une sorte de voyage initiatique. J’y ai rencontré des pionniers du Hip hop comme Jazzy Jay, Ken Swift ...Le rêve américain : on posait un lino dans un parc et l’on commençait à danser. C’était très inspirant.

J’ai été totalement conquise par le Popping en voyant sur Youtube une vidéo de Damon et Salah danser contre Claire et Magalie - qui figure également au cast des “Indes”. La gestuelle de Magalie m’a touchée. J’ai découvert un vocabulaire que je ne connaissais pas. J’ai compris que je pouvais m’approprier la technique, créer mes propres rythmes.

À l’époque, j’étais étudiante à Paris et j’ai été happée par la danse. J'ai fait de mon corps un melting-pot de toutes les influences, les cultures et rythmes que j’avais traversés du Brésil à la Guyane. J’ai participé à mes premiers projets professionnels, dont Z.H (Zoo Humain) avec Bintou Dembélé, dont je suis l’assistante à la chorégraphie sur Les Indes galantes. C’était en 2011.

Oui, ce matin, on a répété une scène de la Nouvelle Entrée sur Blow de Beyoncé. Depuis que je sais que je participe au projet, je passe ma vie à écouter Rameau - dans le RER, en marchant dans la rue ou en rangeant mon appartement. Je connais cette musique par cœur. Mais pour construire la chorégraphie, on ne doit pas être trop assujettie à la musique. Il faut conserver une distance qui nous permet de faire des propositions fortes. Pour construire la scène où Zima fait face à Damon et Alvar, j’ai eu besoin de passer par autre chose, par un autre univers, par une musique qui permettrait d’ouvrir de nouvelles possibilités, d’importer un autre imaginaire et de voir si cet imaginaire pouvait dialoguer avec Rameau, de trouver la légèreté et le contraste que demande cette scène. J’ai cherché une musique qui aurait le même tempo et j’ai trouvé Beyoncé.

Adrien Goulinet

Je suis danseur depuis une vingtaine d'années. J'ai découvert la danse Hip-Hop au lycée et depuis, je n'ai jamais arrêté. Après être passé par l'Université - un cursus STAPS - je me suis professionnalisé en faisant de belles rencontres, notamment Landrille “Bouba” Tchouda, Olivier Lefrançois, Josette Baiz (avec qui je me suis formé en classique et en contemporain), Nasser Martin Gousset, Robyn Orlin, Marie Claude Pietragalla, Kader Attou... Depuis l’été dernier, je suis titulaire du DE “contemporain”.

J'ai commencé par le B-Boying (ou Break) qui correspond aux mouvements au sol. Mais comme je suis curieux, je me suis toujours intéressé aux autres styles, que ce soit la danse Hip-Hop ou les autres danses en général. Je développe un style la House Dance en danse de club et de Hip-Hop Freestyle.

Ce que j'attends de ce projet ? Qu’il fasse bouger les lignes. Ce n’est pas la première fois que le baroque rencontre le Hip-Hop. Peut-être est-ce juste le prestige du lieu qui change la donne. Pour moi, il est logique que le Hip-Hop prenne la scène de l’Opéra Bastille. C’est dans la suite des choses.

Calvin Hunt aka Cal et Edwin Saco aka Jamsy
Calvin Hunt aka Cal et Edwin Saco aka Jamsy © Eléna Bauer / OnP

Calvin Hunt aka Cal

Après s’être initié au FlexN dans les rues de Brooklyn, il participe à la tournée internationale de The Dream Ring. Il danse aux Etats-Unis, en Australie, en France, en Grande-Bretagne, en Italie, aux Pays-Bas… Dans le cadre d’un programme du centre culturel The Shed (NYC), il enseigne la danse dans les écoles publiques. (Entretien à venir)  

Edwin Saco aka Jamsy

Champion du monde de Krump 2019 (International Illest Battle), il donne des cours, participe à des Battles, concours, performances et jurys dans le monde entier. Il organise le SBL Concept et cocrée la HeavyWeight Session. Il participe à des courts et longs métrages, notamment au film Les Chatouilles, deux fois césarisé en 2018. (Entretien à venir)

Moïse Kitoko Saday aka Kitoko et Guillaume Legras aka Gyomecore
Moïse Kitoko Saday aka Kitoko et Guillaume Legras aka Gyomecore © Eléna Bauer / OnP

Moïse Kitoko Saday aka Kitoko

Il se forme auprès de Danio, Icee, Steve Kamseu et Rudolf Ouea. Il travaille avec Philippe « Physs » Almeida, Michel « Meech » Onomo… et participe également à des Battles comme Urban Moves (Oslo), Summer Dance Forever (Amsterdam), Juste Debout (Paris). Il enseigne au Lax Studio et à la Paris Dance School. (Entretien à venir)

Guillaume Legras aka Gyomecore

Bboy autodidacte, il débute sa carrière avec le chorégraphe/compositeur Frank 2 Louise (Instinct Paradise). En 2009, il crée son premier solo (Peace, Unity, Love and Having Fun) à Culture Commune. Il collabore avec des artistes Hip Hop, contemporains, jazz ou avec des comédiens. Avec 150 tours/minute, il détient le record du monde de Head Spin. (Entretien à venir)

Vincent Loboko aka Vinii Revlon et Léo Lorenzo aka The Arrow
Vincent Loboko aka Vinii Revlon et Léo Lorenzo aka The Arrow © Eléna Bauer / OnP

Vincent Loboko aka Vinii Revlon

Reconnu aux Etats-Unis comme la première légende européenne du Voguing, il contribue à développer la Ballroom Scene parisienne en organisant des événements annuels. Il danse dans le clip Pookie de Aya Nakamura et fait voguer des enfants dans la publicité Evian. Il fait partie des vogueurs qui se sont produits à l’Elysée à l’occasion de la Fête de la Musique 2018. (Entretien à venir)

Léo Lorenzo aka The Arrow

Formé dans les écoles Juste Debout School, Jigsaw Fam avec Anthony « Jigsaw » Ahanda et Ghôst Flow, il affirme son style Krump dans les compagnies Michel « Meech » Onomo et Dife Kako de Chantal Loial. (Entretien à venir)  

Martine Mbock aka Tine et Alexandre Moreau aka Cyborg
Martine Mbock aka Tine et Alexandre Moreau aka Cyborg © Eléna Bauer / OnP

Martine Mbock aka Tine

Je m’appelle Martine mais tout le monde m’appelle Tine. Mon style, c’est le Funk Style, qui regroupe le Popping et le Waacking, deux danses nées dans les années 60-70. Le Popping est originaire de la côte ouest des Etats-Unis. Il a été popularisé par des groupes tels que les Electric Boogaloos. Le Waacking est né de la culture disco, des boîtes gays et lesbiennes, de l’émission Soul Train.

J’ai passé l’audition pour Les Indes galantes sur le nom de Bintou Dembélé. J’avais envie d’avoir une expérience en compagnie, de travailler avec des danseurs auxquels je serais liée, avec lesquels je partagerais un même combat, une même envie d’exister.

Je n’avais jamais écouté de musique baroque, sauf par inadvertance. Quand j’ai commencé à danser sur Rameau, c’était comme danser sur du silence. Depuis, je construis mon écoute de cette musique en tissant des liens avec ce que je connais, notamment avec la musique hip hop que j’ai beaucoup analysée. Je m’approprie peu à peu les instruments.

Lors de la première répétition, j’ai senti une ambiance différente de celles que j’avais connues en battle ou en cypher. Bintou nous a fait mettre en cercle et chacun s’est présenté à tour de rôle, en dansant, comme une longue phrase qui ne s’arrêterait plus. Je pense que cette phrase continuera jusqu’au spectacle et au-delà.

Alexandre Moreau aka Cyborg

Il pratique d’abord le Hip Hop. Il découvre dans le film Steppin’ le Krump, qu’il pratique ensuite avec Wolf, Tight Eyez (créateur du Krump)… Il participe à des Battles et remporte des compétitions internationales, notamment le KOB Germany qui le qualifie pour une finale au Japon. Il participe au film Climax de Gaspard Noé et au court-métrage Buck d’Anne Cissé. (Entretien à venir)

Salomon Mpondo-Dicka aka Bidjé De Rosa et Sacha Negrevergne
Salomon Mpondo-Dicka aka Bidjé De Rosa et Sacha Negrevergne © Eléna Bauer / OnP

Salomon Mpondo-Dicka aka Bidjé De Rosa

Attiré par la culture underground, il pratique d’abord le Hip Hop dans la rue avant de se former à l’école Kim Kan (Thony Maskot). Il participe aux créations des chorégraphes Arthur Harel, Fouad Boussouf, Marion Motin, Hugo « Yugson » Lumengo. Sa danse embrasse un large spectre allant des performances aux créations. (Entretien à venir)

Sacha Negrevergne

Spécialisée en Popping, elle travaille avec les compagnies Farid’o, Massala et Par Terre. Egalement reconnue pour ses performances dans les Battles internationaux, elle crée en 2012 le collectif Bandidas avec Cintia Golitin, Rebecca Rhény et Farrah Elmaskini. (Entretien à venir)

Michel Onomo aka Meech et Giselle Palmer aka Giselle Palmer Revlon
Michel Onomo aka Meech et Giselle Palmer aka Giselle Palmer Revlon © Eléna Bauer / OnP

Michel Onomo aka Meech

Danseur Hip Hop, il travaille avec Joseph « Go » N’Guessan, Thony Maskot School, Brian Green, Franck 2 Louise, Bintou Dembélé, Leela Petronio, Rennie Harris... Artiste pluridisciplinaire, activiste de la culture Hip Hop, il élabore des performances et des solos, et crée sa propre écriture chorégraphique : le Ghôst Flow. (Entretien à venir)  

Giselle Palmer aka Giselle Palmer Revlon

Vogueuse, elle intègre la House Of Ladurée puis la House Of Revlon. Elle danse dans des shows, des performances, des Balls et participe à la tournée européenne de Kiddy Smile. Elle s’est produite à l’Elysée à l’occasion de la Fête de la Musique 2018. Elle est l’un des nouveaux visages de la pub Zalando d’Adidas. (Entretien à venir)  

Juliana Roumbedakis aka Juliana Kis et Jihène Slimani aka Jn Grey
Juliana Roumbedakis aka Juliana Kis et Jihène Slimani aka Jn Grey © Eléna Bauer / OnP

Juliana Roumbedakis aka Juliana Kis

Danseuse, metteuse en scène, chorégraphe, elle se forme à Los Angeles et intègre la Brainstorm Dance Company avec laquelle elle remporte le Rock in Rio Street Dance. Elle danse à Singapour, au Vietnam, en Chine, en Corée du Sud… et participe au Rio H2K (Rio de Janeiro), au FIH2 (Curitiba), au Festival de Dança (Joinville)… (Entretien à venir)

Jihène Slimani aka Jn Grey

Interprète, chorégraphe, elle se forme au Hip Hop et se spécialise dans la House Dance aux côtés de Didier Firmin, Rabah Mahfoufi, Marjory Smarth, Brian Green… Elle fonde la compagnie Underground Dance Providers et collabore avec Eric « Rickysoul » Braflan. Elle organise le Bastet Festival et le BJCP Dance Contest. Elle fait partie des crews féminins Ladies At Work et Nefer Movement. (Entretien à venir)

Féroz Sahoulamide
Féroz Sahoulamide © Eléna Bauer / OnP

Féroz Sahoulamide

Mon parcours artistique ? On va parler “travail” ? J’ai commencé la danse à Brétigny-sur-Orge. Parmi les grands qui dansaient au-dessus de moi, il y avait Bintou Dembélé. Je les ai vus danser et, du jour au lendemain, j’ai lâché le karaté. Par la suite, j’ai déménagé à Sarcelles où j’ai intégré le cours d’Aziz Aguemon, qui était mon surveillant au lycée. Une metteuse en scène avec laquelle il travaillait cherchait des danseurs pour un spectacle. Elle m’a choisi et c’est ainsi que mon premier spectacle a été une vraie création. J’ai eu envie de poursuivre dans cette voie qui mélangeait danse, mise en scène, dramaturgie, tout en me laissant la possibilité de faire des "show" à côté.

En France, la création en danse Hip-Hop a une histoire unique au monde, parce qu’elle s’est développée sur le terreau de la danse contemporaine qui était très présente. La création française s’est vite distinguée en racontant des histoires, en prenant en charge des dramaturgies complexes. (Je me souviens du premier spectacle dans lequel j’ai dansé, qui parlait des violences quotidiennes). C’est ainsi que qu’elle a acquis une renommée internationale et s’est très bien exportée.

Ayant eu la chance de fréquenter « cette » danse Hip-Hop, je n’ai pour ma part jamais rêvé de danser derrière des artistes américains ni d’aller aux États-Unis (même si j’y ai par la suite travaillé). Je sais que c’est un luxe. On dit parfois qu’il faut rêver grand. Moi, j’ai l’impression d’avoir rêvé juste. Danser dans un théâtre plutôt que dans la rue n’a jamais rien eu d’anormal pour moi. Pas plus que danser à l’Opéra Bastille. Je me sens à ma place, ici comme ailleurs. Tout comme quand je danse sur de la musique baroque - ce que le Hip-Hop fait depuis une vingtaine d’années. On n’est pas un plan de communication marketing. Pour moi, le symbole ne se situe pas là.

Il y a un an, j’ai décidé d’arrêter de danser. Lorsque l’annonce pour Les Indes galantes est parue, j’ai vu passer le nom de Bintou et, du jour au lendemain, j’ai décidé de m’engager à fond dans ce projet. Après, je ne sais pas ce qui se passera. Ce n’est pas grave. La boucle est bouclée. Il est là, le symbole.

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