Regards

Balanchine et l’Opéra de Paris

Rétrospective en images — Par Octave

L’Opéra de Paris a toujours entretenu des liens privilégiés avec George Balanchine. Dès 1947, le chorégraphe est invité à venir remonter trois de ses ballets ; il y créera aussi, pour l’occasion, Le Palais de cristal. Aujourd’hui, plus de trente de ses pièces sont inscrites au répertoire du Ballet de l’Opéra, toutes illustrant les différents styles et inspirations du maître néoclassique.
Du ballet narratif aux pièces abstraites, l’œuvre du chorégraphe est riche et variée. Toujours en totale symbiose avec la partition, ses ballets donnent à entendre la danse et à voir la musique.
Le style de Balanchine, formé à la technique russe par les meilleurs maîtres n’est pas univoque, les références y sont nombreuses, évoquant ici le Ballet Impérial et là les danses de caractère.
Balanchine garde également le goût pour les corps de ballet à l’effectif nombreux, aimant les entrelacs de bras qui relient les danseurs, alors que les jambes aux positions très croisées se déploient.
Les enchevêtrements savants de pas de deux se retrouvent dans ses ballets « black and white » sans décors ni costumes où seule la pureté du mouvement est à l’honneur
En programmant Joyaux et Agon à l’automne prochain au Palais Garnier, l’Opéra de Paris continue de rendre hommage à un grand chorégraphe dont le style ne cesse de faire rêver le public. 

«On ne pourra jamais dire que mes ballets sont abstraits. Ils sont plongés dans l’utilisation des corps, de la personne et de l’âme humaine.» George Balanchine, conversation avec Violette Verdy.

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