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Échappées littéraires

Aida, une affaire de femmes

(Drame intimiste à la Claude Chabrol, sans tambour ni trompette)

Par Anne Plantagenet le 19 mars 2021

Série

© Jérémie Fischer

Aida, une affaire de femmes

Prenez Aida. Enlevez-lui ses pagnes et ses éléphants, son côté péplum hollywoodien. Gardez seulement la tragédie humaine, universelle et intemporelle qui s’y joue à huis clos. Vous obtiendrez un drame intimiste qui aurait parfaitement pu figurer dans la filmographie de Claude Chabrol. Tout y est, des passions humaines les plus extrêmes et opposées qui déchirent et détruisent, de la puissance des cœurs amoureux, des cœurs blessés, trahis ou magnifiés, capables d’inverser les rapports de forces. Aida, c’est une affaire de femmes, pour reprendre le titre d’un de ses films. Imaginez Aida dans une grande maison bourgeoise de province, une fin d’été. Le drame gronde. Deux femmes bientôt vont s’affronter. Et la femme puissante n’est pas celle qu’on croit. 


Intérieur, jour. Chambre, salle de bain en suite, grande maison bourgeoise de province, campagne. Fin d’été.

La femme est jeune, belle, riche, blanche. Appelons-la Amnéris. Elle appartient à une vieille famille de la région (disons d’industriels), qui a pignon sur rue depuis plusieurs générations. Après des études à l’étranger, elle est rentrée au bercail et succédera un jour à son père à la tête de leur société, c’est dans l’ordre des choses, une vie déterminée, confortable, du bon côté de la barrière, une vie dans la lumière et la représentation, jusqu’ici tout va bien. Ça va même très bien puisqu’elle est amoureuse, du moins le croit-elle, le veut-elle, sans l’amour on n’est quand même pas grand-chose, une coquille vide, tous les biens matériels du monde ne peuvent s’y substituer et Amnéris, intelligente, lucide, courageuse, le sait.
C’est l’histoire d’une femme qui aime un homme.
Un homme de son rang, de sa sphère (blanche, dominante, multi représentée), doué, jeune maire de la ville la plus proche, promis à une brillante carrière politique. Nommons-le Radamès, ajoutons qu’il est fort beau lui aussi, très ambitieux, et se verrait bien déjà en haut de l’affiche. A priori tout le pousse logiquement dans les bras d’Amnéris, par calcul pur ou par lubricité, la belle héritière cachant à peine l’envie qu’elle a de lui (dans le monde d’Amnéris, aucune place pour la fausse pudeur, nul temps à perdre dans le petit jeu de la séduction, Radamès et elle sont faits du même bois, ils se sont reconnus, leur alliance sera immédiate et indestructible, leur mariage, l’union de deux forces vives, c’est une affaire entendue).
Elle vient de prendre un long bain dans l’eau brûlante, parfumée. Elle a eu des pensées érotiques, pressantes, archaïques (des esclaves éthiopiens en jupette dansaient autour d’elle et l’éventaient avec des feuilles de palmier), s’est abandonnée aux fantasmes les plus coupables concernant Radamès et l’avenir radieux qui les attend. Cependant, une idée beaucoup moins plaisante n’a cessé par intermittences de brouiller ses plaisantes visions, une idée comme une démangeaison, un grain de sable. Et si Radamès ne l’aimait pas ? C’est absurde, sans fondement, Amnéris le sait parfaitement et elle se raisonne avec la fermeté qui la caractérise : ils sont promis l’un à l’autre, et cette distance qu’elle sent de sa part n’est sans doute qu’une projection de ses propres peurs enfouies, le désir la trouble et la fragilise, elle s’impatiente, abat trop vite ses cartes, se dévoile, dominée par sa chair ; Radamès se contrôle davantage, il feint l’indifférence quand, en réalité, il la veut de tout son être, maîtrise mieux les règles du mensonge, c’est un stratège, c’est un homme, il n’y a pas de problème, aucune raison de s’inquiéter.
Et pourtant. L’idée désagréable est toujours là, impossible à chasser. Pire, elle grossit, se nourrit de tout ce qu’elle ramasse au passage dans les recoins les plus sombres de sa course folle. Une intuition, un pressentiment. Funeste, impensable. Amnéris se tord les mains. Ce regard. Ce regard que l’autre jour, en sa présence, Radamès a furtivement posé sur cette fille dont elle peut à peine prononcer le nom, l’a-t-elle vu ou l’a-t-elle imaginé ? Cette fille qu’elle a ramassée dans la rue il y a quelques mois, recueillie, à qui elle a offert un toit et sa protection (en échange de quelques tâches ménagères, c’est la moindre des choses), une migrante, comme on dit, une anonyme à la peau sombre, débarquée d’un de ces pays lointains dont elle confond les noms. Aida. C’est le prénom de la fille. Qu’elle a nourrie, logée, rhabillée de pied en cap, coiffée, maquillée, cette fille, sa bonne conscience, sa bonne action, son jouet, sa poupée, sa chose, qu’elle s’est amusée à décorer avec quelques-uns de ses accessoires, sa pâle copie, son double noir. Aida. Ses yeux de chien battu, son malheur comme une accusation permanente, son ombre silencieuse. Dont la présence quasi imperceptible, presque invisible, interdit toute manifestation trop bruyante de joie.
Et pourtant Radamès.
Radamès l’a regardée, l’espace d’un instant. Et au creux de cet espace, le monde d’Amnéris a vacillé. Ridicule. Inimaginable. Une jalousie grotesque, indigne d’elle. Sur aucun plan Aida ne peut être sa rivale. La jalousie, ce poison. S’en débarrasser au plus vite, ne pas se laisser pourrir son bonheur. Autrement dit : en avoir le cœur net.

Extérieur, jour, fin d’après-midi. Terrasse grande maison bourgeoise de province. Fin d’été.

Amnéris attend Radamès qui doit venir prendre l’apéritif sur son imposante terrasse donnant sur le jardin. Elle a une grande nouvelle à lui annoncer. Alcool, verrines, bougies flottantes, playlist ambiance jazzy romantique émanant de l’enceinte connectée du salon. Amnéris est belle à crever, elle irradie de la tête aux pieds, aucun être normalement constitué ne saurait lui résister. Cette fin de journée, elle se sent sûre d’elle, ses doutes stupides ont quasiment disparu, après un premier verre elle se demande même comment elle a pu avoir ce genre de pensées délirantes, et quand Aida, sa jeune protégée, surgit avec un plateau de verres en cristal, sa réaction spontanée, instinctive, est un sentiment de pitié. Pauvre fille tout de même, loin de son pays en guerre, de sa famille dont elle est sans nouvelles, probablement décimée. Dans une autre vie peut-être, sous un éclairage différent, elle aurait pu avoir une place dans ce monde, songe Amnéris. Un éclairage comme celui de la guirlande lumineuse de la terrasse sous laquelle elle a l’impression de voir soudain une autre Aida, aux traits d’une finesse supérieure, à la beauté éblouissante.
L’affreux doute revient. En force. Une déferlante qui la submerge en une seconde, balayant verrines et bougies flottantes. Amnéris sait qu’elle n’a plus le choix. Elle veut connaître la vérité et, après quelques phrases banales, fixant sa protégée dans les yeux, elle lui apprend de but en blanc son mariage imminent avec Radamès. Forcément la pauvre Aida (n’ayant pas du tout vu le coup venir et peu habituée à la dissimulation) tombe dans le panneau et s’émeut, montrant clairement que cette nouvelle ne la réjouit pas, avant de se ressaisir mais c’est trop tard. Amnéris a désormais la preuve qu’Aida n’est pas insensible à Radamès. Que cette petite traîtresse, cette espèce de souillon, s’est jouée d’elle, profitant de sa générosité pour oser prétendre être son égale, avoir le culot d’être amoureuse de l’homme qui lui est destiné. Folle de rage, elle la menace de sa vengeance, qui bien entendu risque d’être terrible (elle ignore encore si les sentiments d’Aida sont partagés, elle le pressent, son instinct ne la trompe jamais et tout lui semble limpide désormais, les pièces du puzzle des derniers jours s’assemblent, formant le tableau le plus répugnant qu’il soit possible d’imaginer, ce qui accentue sa colère, mais si tel est le cas, il ne peut s’agir en réalité que d’un malentendu, les hommes de son milieu ont toujours assouvi certains besoins dans des amours ancillaires, Radamès au fond perpétue une vieille tradition, la pauvre fille s’illusionne. Toutefois, Amnéris n’a pas l’intention de lui accorder le moindre rêve).
Alors Aida commet une erreur. Croyant fléchir sa bienfaitrice, elle lui rappelle qu’elle est riche, blanche, puissante. Alors qu’elle, pauvre, étrangère, appartenant à la minorité invisible, n’a que l’amour. Amnéris pourrait donc, dans sa grande mansuétude, au moins lui laisser cela. (Les arguments sont très mauvais et même contre-productifs. La vraie puissance, c’est évidemment l’amour, qui se fout de l’argent et de la couleur de peau. Amnéris le sait parfaitement et ça la rend encore plus folle de rage). Blessée, Amnéris ordonne à la jeune fille de retourner dans sa chambre.
Quand Radamès arrive, Amnéris lui déclare sans attendre que s’ils se marient, son père appuiera sa candidature aux élections législatives, il le lui a confié en grand secret. Radamès sera sûr de gagner et, uni à l’héritière de l’industriel, deviendra un des plus jeunes députés de France. Plus rien ne pourra l’arrêter. Ignorant qu’Aida est recroquevillée derrière la porte du salon et entend tout, Radamès ne repousse pas franchement cette idée. À cet instant, le carriérisme l’emporte chez lui sur tout autre sentiment. Même s’il n’a pas du tout l’intention d’épouser Amnéris, l’important c’est de gagner du temps (feindre, trinquer, tremper ses lèvres dans une coupe de champagne, puis prétendre devoir retourner à la mairie pour une affaire urgente). Radamès disparaît. Amnéris exulte et se saoule au champagne. Aida pleure en cachette.

Intérieur, nuit. Grande maison bourgeoise de province, bibliothèque, fin d’été.

En réalité ? Radamès n’est pas parti et quand Amnéris monte se coucher, ivre morte, il retrouve Aida dans la bibliothèque magnifique de la maison. S’ensuit une scène assez pénible entre eux (à voix basse, dans la pénombre), Aida lui reprochant de ne penser qu’à ses intérêts et de se jeter sans sourciller dans les bras d’Amnéris, Radamès jurant ses grands dieux que non, il ne l’épousera jamais, va trouver un moyen de lui échapper. Aida, et on la comprend, ne voit pas comment il pourrait faire et a un peu de mal à le croire (le beau Radamès est tellement influençable). Elle se rend compte qu’il vaudrait mieux qu’elle prenne l’initiative, trouve elle-même une solution et, tout bien réfléchi, elle s’aperçoit qu’il n’y en a pas trente-six mais une seule : fuir. Fuir sur le champ, cette nuit, ensemble, tous les deux, vers une nouvelle patrie, dans l’espoir d’une vie nouvelle dans les forêts vierges odorantes de mille fleurs (Aida quand elle s’y met devient lyrique), tout abandonner, laisser derrière eux (ce qui pour Radamès représente un sacrifice un tantinet plus lourd que pour elle et explique qu’il résiste un peu, se fait prier, pèse le pour et le contre, avoir accompli un tel parcours jusqu’à ce jour, être au bord de la victoire, pour finalement filer à l’anglaise avec une jeune migrante qui lui tourne les sens, chuter brutalement si près du but, sans parler du scandale, c’est le syndrome DSK, hybris quand tu nous tiens). Mais enfin, la nuit est douce, le corps d’Aida plein de promesses et Radamès, qui a peut-être bu plus de champagne qu’il n’y paraît, finit par céder aux délices que la jeune fille lui promet. Partons, dit-il, en l’entraînant à l’extérieur.
C’est sans compter sur l’insomniaque Amnéris que la consommation excessive d’alcool a empêché de dormir et qui, le cœur battant très vite à cause des bulles absorbées en trop grande quantité ou d’un fort mauvais pressentiment, est descendue jusqu’à la bibliothèque où elle a cru entendre des chuchotements. Là, elle surprend les deux amants, au moment où ils sortent et s’apprêtent à fuir ensemble.
C’est l’histoire d’une femme qui aime un homme qui aime une autre femme.
La blessure est terrible. Aveuglée par sa fureur, Amnéris ameute toute la maison, réveille les employés, dénonce les deux amants et fait enfermer Aida dans sa chambre. Elle prévient ensuite par téléphone, à l’hôtel où il séjourne, son père (alors en déplacement à Paris) qui, tiré du lit en pleine nuit et de mauvaise humeur, déclare qu’il prend la route aussitôt, sera là au petit matin et mettra tout en œuvre pour briser définitivement la carrière de Radamès. Se sentant trahi par celui qu’il considérait comme son fils et en qui il avait placé ses espoirs, son père est capable de tout et il a beaucoup d’amis, dit Amnéris à Radamès, coups bas, fausses preuves, diffamation. Non seulement Radamès sera abandonné de tous et devra renoncer à ses ambitions, mais il pourrait même se retrouver en prison, accusé des pires horreurs.
Dans la bibliothèque, Radamès s’effondre, conscient soudain qu’il va tout perdre. Magnanime, Amnéris propose de lui pardonner s’il renonce à Aida et l’épouse, elle. Il est encore temps de tout arrêter, croit-elle naïvement, comme s’il était possible de stopper la machine infernale qu’elle a actionnée.
Mais Radamès refuse. (Soit il aime Aida à la folie, soit le déshonneur lui paraît de toute façon préférable à un mariage avec Amnéris).
Amnéris le maudit et lui souhaite de mourir dans d’atroces souffrances (elle est comme ça, fréquemment sujette à l’hyperbole). Elle ordonne aux employés de veiller à ce que Radamès reste bien dans la bibliothèque jusqu’à l’arrivée de son père.

Extérieur, aube. Grande maison bourgeoise de province, fin d’été.

C’est l’aube et Amnéris erre dans le parc de la grande maison au milieu des arbres encore enveloppés de brume. Son père est là depuis une heure, il a débarqué avec plusieurs hommes de confiance, et ils sont enfermés dans la bibliothèque avec Radamès. (Son père hors de lui, effrayant, elle en a frissonné, jamais elle ne l’a vu ainsi). Elle sait qu’ils vont exiger de Radamès qu’il renonce à Aida et comme il y a peu de chance qu’il cède sur ce point (inexplicablement), d’ici quelques heures ils balanceront dans la presse et sur tous leurs réseaux de telles horreurs sur lui qu’il sera anéanti. Son nom sera tellement sali qu’il ne pourra plus respirer, il en étouffera et crèvera asphyxié, tout seul, enfermé dans son tombeau.
Maintenant elle a pitié, elle regrette d’avoir été si impulsive, il y avait peut-être une autre solution, elle ne sait plus, elle est perdue, le manque de sommeil et l’abus d’alcool la veille au soir (quand elle avait cru triompher, s’était projetée au bras de Radamès lors d’une cérémonie grandiose avec danseurs, trompettes et foule exaltée) lui troublent l’esprit. Soudain elle déteste tous ces hommes de pouvoir, capables de faire et de défaire des destins sans l’ombre d’un remords, des hommes dont le cœur n’a jamais battu d’amour. Si elle le pouvait elle arrêterait tout, les supplierait de laisser Radamès repartir dans sa voiture comme si rien ne s’était passé, (elle n’irait sans doute pas jusqu’à le laisser partir avec Aida, il ne faut pas exagérer, mais elle ne veut pas penser à Aida. Aida n’existe plus, n’existe pas, n’a jamais existé. Dans la journée, ils la chasseront loin d’ici, elle sortira de leur vie où elle n’a jamais été qu’un parasite, redeviendra une ombre parmi d’autres), elle ferait preuve d’une grande dignité, d’un sens aigu du devoir, et un jour peut-être Radamès (ayant pris un peu de bouteille et perdu sa naïveté) lui reviendrait. Elle voudrait tambouriner à la porte de la bibliothèque et les insulter tous autant qu’ils sont mais elle revoit le regard que son père lui a adressé quand elle s’est précipitée vers lui à son arrivée, la façon dont il l’a repoussée sans ménagement, c’est un homme trahi, blessé, que plus rien ne peut émouvoir et dont la seule raison d’être est de conforter son empire. Radamès n’était qu’un jouet, un pion. Il le balaiera d’un revers de main et en mettra un autre à sa place.
Amnéris s’avance vers la bibliothèque et se poste derrière la porte. Impuissante, ployant peu à peu contre le bois, finissant à genoux, elle entend les hommes juger et condamner Radamès qui reste silencieux. Elle ne comprend pas pourquoi il ne dit pas un mot pour sa défense, c’est elle qui gémit et pleure et regrette et dans son désespoir choisit définitivement son camp (c’est à mon sens la plus belle scène du film, toute l’action est située hors champ, seul le visage plein de rage et de détresse, d’amour, d’Amnéris apparaît à l’écran). 

Extérieur, jour. Jardin, grande maison bourgeoise. Fin d’été.

Défait, épuisé, Radamès sort de la maison au matin, traverse le jardin et se dirige vers sa voiture. Tout est fini pour lui. Aida a disparu, elle s’est enfuie, lui ont dit les hommes qui lui ont laissé quelques heures pour annoncer sa démission et se présenter à la police afin de répondre des accusations monstrueuses qu’ils vont faire déferler sur lui. Il tient à peine debout, titube à plusieurs reprises, a des vertiges, des hallucinations, croit entendre des voix. Il se demande s’il va réussir à conduire, il y a une bonne quinzaine de kilomètres jusqu’à la ville. Il monte dans sa voiture. Il démarre, s’efforçant de se concentrer sur son volant. Il pense à Aida qu’il ne reverra sans doute plus, espère que loin de lui elle réussira à s’en sortir.
Mais soudain elle est là. Dans la voiture, avec lui. Elle s’était cachée à l’arrière, par terre. Les deux amants sont fous de joie de se retrouver, plus rien n’a d’importance que l’instant présent. À cette seconde, ils sont les rois du monde. La voiture s’éloigne entre les arbres tandis que Radamès et Aida s’embrassent, peu attentifs à la route.
Au premier étage de la maison, le front posé contre la vitre de la fenêtre de sa chambre, des larmes coulant sur ses joues, Amnéris regarde Radamès partir. Elle murmure une sorte de prière pour lui, d’adieu. Nous n’avons pas la certitude qu’elle soit informée de la présence d’Aida dans la voiture, mais moi je crois que oui.
En revanche, elle sait parfaitement que dans quelques minutes, sur la route sinueuse et extrêmement dangereuse qui descend vers la ville, la voiture de Radamès deviendra incontrôlable et foncera droit dans le vide, ses freins ne répondant soudain plus. Car, comme nous le découvrons grâce au dernier plan sur ses mains pleines de cambouis, c’est elle qui les a sabotés.

Fin. Générique. Violons. Bruit d’accident de voiture.


Aida de Giuseppe Verdi
La captation de la nouvelle production d’Aida est disponible du 18/02/2021 au 20/08/2021 sur Arte.

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