Présentation
Chérubin, Cherubino, ce n’est pas un nom de baptême. Confondant sacré et profane, il est – irréductible contradiction – à la fois un ange, un enfant et l’Amour lui-même. Dans les tableaux de Raphaël et du Titien, les blonds chérubins voletants accompagnent la Vierge en son Assomption. Mais chez Fragonard, voletant toujours, ils mettent le feu aux poudres, se cachant derrière l’escarpolette ou riant au sommet des fontaines. Les personnages ne semblent pas les voir mais ils répandent sur la toile le sourire de l’amour, nous rappellent notre fatal besoin d’aimer, son bonheur et sa promesse de chagrin. Inspiré de Beaumarchais, le chef-d’oeuvre de Mozart et Da Ponte est représenté depuis bientôt quarante ans à l’Opéra de Paris dans la légendaire production de Giorgio Strehler. Elle a été revue et restaurée par ceux-là mêmes qui ont accompagné sa genèse – Ezio Frigerio, Humbert Camerlo et Marise Flach. Avec les plus grands mozartiens de notre temps, abreuvons-nous à la fontaine de jouvence que sont ces « Noces » poétiques et trépidantes.









