RÉCITAL MICHEL DALBERTO
Liszt fut hanté par l’opéra, à tel point qu’au sein de son œuvre immense et protéiforme, les paraphrases et autres réminiscences du genre occupent une place de choix : elles laissent éclater la vertigineuse virtuosité d’un compositeur qui dépassait les limites de l’instrument pour faire entendre l’orchestre. Elles témoignent également de la générosité d’un artiste qui, en marge de sa propre musique, s’employa toute sa vie à défendre et à diffuser la musique de ses contemporains. Sous le doigté expert de Michel Dalberto, un grand musée imaginaire du XIXe siècle s’ouvre à nous.
Le pianiste accompagne pour l’occasion Cyrille Dubois. La saison passée, ce jeune ténor avait ravi le public de l’Amphithéâtre en abordant les Trois Sonnets de Pétrarque, dont la beauté n’a d’égale que la redoutable difficulté. Il reprend ce triptyque à la croisée de la littérature et de la vie : Liszt, qui parcourut l’Italie en compagnie de son amante Marie d’Agoult, retrouvait ici les mots lumineux et déchirants du poète élégiaque.
| Franz Liszt | Paraphrase sur le Miserere du Trouvère |
Michel Dalberto Piano
Cyrille Dubois Ténor









