Récital François-Frédéric Guy
En 1875, alors qu’il était venu diriger son Tannhäuser à Vienne, Richard
Wagner faisait irruption dans la vie du jeune Hugo Wolf. « Les mots me
manquent », écrit le compositeur qui se convertit avec ferveur au
wagnérisme. Ces paraphrases, qu’il composa quelques années plus tard sur La Walkyrie et Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, tenaient-elles lieu
de ces mots qui lui avaient fait défaut face au Maître ? Le jeune Wolf y assimile
les harmonies dont il nourrira sa propre musique pour devenir le génie
du lied que nous connaissons.
Dans l’œuvre-océan de Franz Liszt, la
monumentale sonate en si mineur forme une île à part, une énigme qui
n’en finit pas d’interroger les musicologues. Wagner, toujours, avait
son idée sur la question, voyant dans cette œuvre le plus bel
autoportrait de son ami : « Ta sonate est profonde, noble, sublime comme
tu l’es. », lui écrivait-il en 1855.
| Hugo Wolf | Paraphrase sur La Walkyrie de Wagner Paraphrase sur Les Maîtres chanteurs de Nuremberg de Wagner |
| Zoltán Kocsis | Prélude de Tristan und Isolde de Wagner |
| Franz Liszt | Sonate en si mineur |
François-Frédéric Guy Piano









