Les sonates de Scriabine
Au moment où retentira le Ring dans la grande salle de Bastille, l’Amphithéâtre célèbre en Scriabine un autre compositeur qui voua sa vie à la recherche de l’œuvre totale. Comme celle de Wagner, sa musique porte l’idée de l’anéantissement du monde ancien et de la naissance d’un monde nouveau : à la « messe noire » de l’avant-dernière sonate (n°9) survit la lumineuse sonate n°10 – que Scriabine dédiait aux papillons, « nés des baisers du soleil à la terre ».
Il fallait une audace folle pour interpréter en deux soirées ces dix sonates pour piano. La jeune et fougueuse pianiste arménienne Varduhi Yeritsyan, très attachée à la musique russe dont elle est une grande interprète, relève le défi.
Artiste total, comédien, poète, metteur en scène, Olivier Py construit une œuvre immense, un théâtre de l’apocalypse empreint d’un profond sentiment métaphysique. Lors de ces deux soirées, il se fait l’interprète de textes d’auteurs russes et de la littérature mondiale, qui prolongent le geste créateur de Scriabine.
| Alexandre Scriabine | Sonates n° 1, 3, 5, 7, 9 |
Varduhi Yeritsyan Piano
Textes et poèmes de Fedor Dostoievski, Vladimir Maiakovski, Marina Tsvetaeva
Olivier Py Récitant










