Présentation
Créée à l’Opéra en 1832, La Sylphide de Philippe Taglioni marquait l’avènement du romantisme dans le ballet. Marie Taglioni, danseuse aérienne et éthérée, incarnait l’âme rêvée insaisissable, aux côtés de Joseph Mazilier. Sublimée par les pointes et les longs tutus vaporeux, la ballerine devenait, avec La Sylphide, une silhouette emblématique. Ecrit par Adolphe Nourrit, le livret s’inspire de la littérature romantique contant les amours impossibles d’un humain et d’une créature surnaturelle. Le jeune James,à l’âme tourmentée, se trouve déchiré entre la promesse d’une vie confortable que lui offre son futur mariage avec Effie et la liberté incarnée par la Sylphide, idéal inaccessible, qui lui apparaît en rêve. Dès sa création, le spectacle fut salué par la critique et notamment par Théophile Gautier, futur librettiste de Giselle. Ce ballet emblématique, disparu du répertoire pendant plus d’un siècle, est présenté à l’Opéra de Paris dans la reconstitution fi dèle de Pierre Lacotte. Son immense culture chorégraphique lui permet de deviner et réinventer les sortilèges du grand style romantique français.









