Présentation
Trois ballets emblématiques, aux références musicales contrastées, rythment les grandesétapes stylistiques d’un chorégraphe essentiel du XXe siècle. De sa formation au Ballet Impérial de Saint-Pétersbourg jusqu’à la création du New York City Ballet, George Balanchine aura forgé son propre style, évoluant de l’héritage franco-russe vers l’épure et l’abstraction. S’inspirant de la parabole biblique, Le Fils prodigue, créé en 1929 pour les Ballets Russes, est l’une des rares oeuvres narratives de Balanchine. Sur la puissante partition de Serguei Prokofiev et dans les décors et costumes du peintre Georges Rouault, il utilise la diversité de son vocabulaire pour mettre en scène une oeuvre chargée d’émotions. Emigré outre-Atlantique, Balanchine crée la School of American Ballet pour laquelle il imagine, dès 1934, Sérénade. Ce ballet marque la transition entre tradition russe et modernité américaine. Sur la magnifique musique de Tchaikovski, ilévoque le romantisme des Sylphides de Fokine et dessine les contours d’un nouveau langage, inspiré par les corps modernes et déliés de ses danseurs.Agon, créé en 1957, témoigne des liens particuliers qui unissaient Balanchine et Stravinsky. Représentatif des ballets « en noir et blanc » du chorégraphe, il reflète l’aboutissement de l’esthétique néoclassique balanchinienne reposant fondamentalement sur un style sobre et dépouillé, faisant de la danse une visualisation de la partition.









