Andrea Messana/OnP

Dates / Prix

Opéra Bastille - Première le 16 mai 2015 - 19h30

Tarifs : 5€, 15€, 35€, 70€, 100€, 135€, 155€, 190€, 210€
25 mai 5€, 15€, 28€, 56€, 80€, 108€, 124€, 152€, 168€

Durée : 3h34 avec 2 entractes

mai 2015
lun
mar
mer
jeu
ven
sam
dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
19:30
17
18
19
19:30
20
21
22
19:30
23
24
26
27
29
30
31
juin 2015
lun
mar
mer
jeu
ven
sam
dim
1
3
4
6
7
9
10
12
13
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
*19 mai : gala Arop – tarifs et réservations uniquement pour cette date : 01 58 18 65 10 / galaleroiarthus.fr.

Fermer


Nouvelle production
Le roi Arthus
CHAUSSON
Présentation
À lire avant le spectacle
DRAME LYRIQUE EN TROIS ACTES ET SIX TABLEAUX (1903)
MUSIQUE ET LIVRET D’ERNEST CHAUSSON (1855-1899)
En langue française
Enfin Le Roi Arthus à l’Opéra de Paris ! Le rare chef-d’oeuvre de Chausson lui était destiné et il y arrive (bien) plus d’un siècle après sa composition et sa création posthume, en 1903 au Théâtre de La Monnaie à Bruxelles. Élève de Massenet et disciple de Franck, Chausson travailla sans relâche à son unique opéra pendant sept ans, de 1888 à 1894. Comme tous les compositeurs de sa génération, Wagner était pour lui une passion et une terreur. « Il faut nous déwagnériser », ne cessait-il de se répéter, tout en composant un drame typiquement post-wagnérien, mais où souffle son âme si individuelle, celle du musicien mélancolique et luxuriant du Poème de l’amour et de la mer. Chausson était conscient de ce paradoxe : « Il y a surtout cet affreux Wagner qui me bouche toutes les voies. Je me fais l’effet d’une fourmi qui rencontre une grosse pierre glissante sur son chemin. Il faut faire mille détours avant de trouver un passage. J’en suis là. Je cherche. J’ai même de la patience et quelque peu d’espérance. » Chausson a trouvé et il donne aux amours funestes de Lancelot et de Genièvre, au désespoir et à la grandeur d’Arthus les couleurs rêvées d’un Moyen Âge hérité du romantisme et revu par le symbolisme. Aux côtés de Sophie Koch et Roberto Alagna, Thomas Hampson revient à l’Opéra de Paris pour interpréter le majestueux roi Arthus et Philippe Jordan dirige cette fresque grandiose pour son entrée au répertoire.
Philippe Jordan Direction musicale
Graham Vick Mise en scène
Paul Brown Décors et costumes
Adam Silverman Lumières
José Luis Basso Chef des Choeurs
ArtisteNoteRôle
Sophie Koch
Genièvre
Thomas Hampson
Arthus
Roberto Alagna
Lancelot
Zoran Todorovitch
(8, 11, 14 juin)
Lancelot
Alexandre Duhamel
Mordred
Stanislas de Barbeyrac
Lyonnel
François Lis
Allan
Peter Sidhom
Merlin
Cyrille Dubois
Un Laboureur
Tiago Matos
Un Chevalier
Ugo Rabec
Un Écuyer
Orchestre et Choeur de l’Opéra national de Paris

Diffusion en direct sur Culturebox le 2 juin
Diffusion en différé sur France 2

Enregistrement par France Musique pour diffusion le 6 juin


 
            


Mécène des retransmissions audiovisuelles de l’Opéra national de Paris



Distribution TV internationale


Réalisation : François-René Martin

Le compositeur

Ernest Chausson naît à Paris le 20 janvier 1855 dans une famille aisée. Très jeune, il fréquente les salons parisiens à la mode à l’époque, où il s’imprègne de la musique de chambre des classiques et des romantiques allemands et côtoie des artistes comme Fantin-Latour, Odilon Redon, Vincent d’Indy, qui influenceront son esthétique future.  Il poursuit des études de droit et devient avocat (métier qu’il n’exercera jamais) tout en composant ses premières mélodies. En 1879, il s’inscrit en auditeur libre dans la classe de composition de Jules Massenet au Conservatoire. Il tente le Prix de Rome en 1880 mais échoue au concours. Il étudie alors avec César Franck. En 1882, il assiste à la création de Parsifal à Bayreuth. En 1886, il devient le secrétaire de la Société Nationale de Musique, fondée par Camille Saint-Saëns en 1870. Il se lie d’amitié avec Duparc, Fauré, Debussy, Mallarmé, Monet, Puvis de Chavannes… De cette époque datent ses œuvres les plus remarquables : le Poème de l’amour et de la mer, la Légende de Sainte-Cécile, la Symphonie en si, le Concerto op.21 pour piano, violon et quatuor à cordes, le Poème op.25 pour violon et orchestre, la Chanson perpétuelle et son unique opéra, Le Roi Arthus, dont il écrit également le livret. Il meurt en 1899, des suites d’une chute de vélo, laissant inachevé son quatuor à cordes qui sera complété par Vincent d’Indy.

L’œuvre

Chausson travailla sans relâche à son unique opéra pendant plus de sept ans, de 1887 à 1895. Comme tous les compositeurs de sa génération, Wagner était pour lui une passion et une terreur. « Il faut nous déwagnériser », ne cessait-il de répéter, tout en composant un drame typiquement post-wagnérien, mais où souffle son âme si individuelle, celle du musicien mélancolique et luxuriant du Poème de l’amour et de la mer. Chausson était conscient de ce paradoxe : « Il y a surtout cet affreux Wagner qui me bouche toutes les voies. Je me fais l’effet d’une fourmi qui rencontre une grosse pierre glissante sur son chemin. Il faut faire mille détours avant de trouver un passage. J’en suis là. Je cherche. J’ai même de la patience et quelque peu d’espérance ». Chausson a trouvé et il donne aux amours funestes de Lancelot et de Genièvre, au désespoir et à la grandeur d’Arthus les couleurs rêvées d’un Moyen Âge hérité du romantisme et revu par le symbolisme. Malgré le parallélisme du sujet – Lancelot et Genièvre semblent de proches parents de Tristan et Isolde et Arthus évoque irrésistiblement la figure du Roi Marke – et même si quelques réminiscences musicales s’y rattachent, Le Roi Arthus est tout sauf une copie de Tristan et Isolde. L’influence wagnérienne est certes présente (par la densité symphonique de la partition et l’emploi des thèmes conducteurs, par exemple) mais Chausson, pour son premier et unique opéra, manifeste une originalité toute personnelle dans la transparence impressionniste de l’orchestration et le raffinement d’un langage harmonique se rapportant davantage à César Franck qu’à Wagner.

La création

Le Roi Arthus ne sera créé que quatre ans après la mort du compositeur, le 30 novembre 1903, au Théâtre Royal de La Monnaie de Bruxelles. L’opéra sera très peu joué par la suite et n’a jamais été représenté intégralement à l’Opéra de Paris. Le troisième acte a été donné en 1916 au Palais Garnier sous la direction de Vincent d’Indy. Il faudra ensuite attendre 1981 pour que le public parisien découvre l’œuvre dans son intégralité en concert à Radio-France. Quelques productions scéniques se sont succédé entre 1996 et 2014 : Opéra de Dortmund / Opéra de Montpellier (mise en scène de John Dew), Festival de Bregenz (Günter Krämer, 1996),  La Monnaie de Bruxelles (Matthew Jocelyn, 2003), Opéra du Rhin à Strasbourg  (Keith Warner, 2014).

ARGUMENT

ACTE I

Premier tableau

En présence de la Cour, le roi Arthus fait l'éloge des chevaliers de la Table Ronde qui ont mis les Saxons en déroute ; il célèbre surtout les mérites de Lancelot, ce qui attise la jalousie de Mordred, le neveu d'Arthus. Lancelot convient d'un rendez-vous avec Genièvre, l'épouse du roi Arthus, ce qui n’échappe pas à Mordred.

Deuxième tableau

Lyonnel, l'écuyer de Lancelot, veille sur la rencontre des amants, tout en déplorant l'amour de son maître pour Genièvre, qui trahit la confiance du roi. Mais les amants oublient le monde et ses considérations morales. Mordred surprend le couple. Il est terrassé par Lancelot, qui le laisse pour mort.  

ACTE II

Premier tableau

Le chant d'un laboureur, qui célèbre les exploits du roi Arthus, exacerbe davantage encore les remords de Lancelot. Genièvre, escortée par Lyonnel, lui apprend que Mordred est en vie et les a dénoncés, mais qu’Arthus ne lui prête pas foi et veut entendre Lancelot. Lancelot doit opter entre une vie de mensonge à la cour ou la fuite. Il choisit de s’enfuir avec Genièvre.

Deuxième tableau

Arthus voit son œuvre menacée de toutes parts. Il refuse de croire à la trahison de Lancelot. Il invoque la mémoire de Merlin, son compagnon des premières heures. Le fantôme de celui-ci lui apparaît entre les branches d’un pommier et lui annonce la fin des Chevaliers de la Table Ronde et sa mort prochaine. Il disparaît lorsqu'Arthus lui demande si Lancelot et Genièvre sont coupables. Arthus appelle ses chevaliers ; ceux-ci lui rapportent que la reine est introuvable. Arthus, qui comprend que Genièvre est partie avec Lancelot, appelle à la poursuite du ravisseur.

ACTE III

Premier tableau

Genièvre croit en la victoire de Lancelot, mais celui-ci refuse de se battre contre Arthus. Le devoir a pris chez lui le pas sur l’amour. Désarmé, il se jette dans la mêlée, au-devant d'une mort certaine. Genièvre se suicide.

Deuxième tableau

Découvrant Lancelot mourant, Arthus, malgré son accablement devant la trahison de ceux qu’il aimait, pardonne au couple félon. Lancelot rend l’âme en prédisant à Arthus que sa pensée sera éternelle. Aspirant à la mort, Arthus jette ses armes à la mer et monte dans une nacelle, tandis que le soleil sombre dans la mer. Un cœur céleste l’appelle à accéder à un au-delà mystique où il dormira dans la paix éternelle avant de renaître.