©Charles Duprat/OnP

Dates / Prix

Opéra Bastille - Première le 30 novembre 2014 - 14h30

Tarifs : 5€, 15€, 35€, 70€, 100€, 130€, 150€, 180€, 195€
6, 13 déc 5€, 15€, 38€, 77€, 110€, 143€, 165€, 198€, 214€
15 déc 5€, 15€, 28€, 56€, 80€, 104€, 120€, 144€, 156€

Durée : 2H32 avec un entracte

novembre 2014
lun
mar
mer
jeu
ven
sam
dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
14:30
décembre 2014
lun
mar
mer
jeu
ven
sam
dim
1
2
19:30
3
4
19:30
5
6
19:30
7
8
9
19:30
10
11
19:30
12
13
19:30
14
15
19:30
16
17
18
19:30
19
20
22
24
25
27
29
31

Fermer


La Bohème
PUCCINI
Présentation
À lire avant le spectacle
OPÉRA EN QUATRE TABLEAUX (1896)
MUSIQUE DE GIACOMO PUCCINI (1858-1924)
LIVRET DE GIUSEPPE GIACOSA ET LUIGI ILLICA
D’APRÈS LE ROMAN DE HENRI MURGER SCÈNES DE LA VIE DE BOHÈME
En langue italienne
Il n’est peut-être rien de plus simple que La Bohème : un jeune homme et une jeune fille se rencontrent et s’aiment, sont séparés par la vie, se retrouvent pourtant avant la séparation suprême. C’est à Paris, un Paris à la fois légendaire et bien réel, au temps éternel de la bohème. De cette simplicité sourd le surnaturel, une émotion toujours nouvelle et irrépressible. Dans La Bohème, Puccini a su créer des images inoubliables : Mimi, entrant telle la muse, une bougie à la main dans la chambre du poète, le duo d’amour sous la lune, le grand café illuminé, les adieux impossibles dans le matin glacé, la mort enfin sur le lit misérable. Mais les lieux sont autant de régions de nous-mêmes : son café Momus, c’est le tournoiement même de l’existence, sa Barrière d’Enfer l’effrayant désert du coeur. La Bohème évoque ce qui nous hante tous : l’amour qui flamboie et nous emporte au ciel, la jeunesse qui s’enfuit et le temps qui détruit tout. En 1896, Puccini a encore de nombreux chefs-d’oeuvre devant lui. Mais plus jamais peut-être, il ne retrouvera cette évidence et cette splendeur de la mélodie où chaque phrase nous touche et est inscrite en nous depuis le premier jour où nous l’avons entendue.
Mark Elder Direction musicale
Jonathan Miller Mise en scène
Dante Ferretti Décors
Gabriella Pescucci Costumes
Guido Levi Lumières
José Luis Basso Chef des Choeurs
ArtisteNoteRôle
Ana Maria Martinez
(A)
Mimi
Nicole Cabell
(B)
Mimi
Mariangela Sicilia
Musetta
Piotr Beczala
30 nov
Rodolfo
Dimitri Pittas
2, 6, 11, 13, 23, 26, 28 déc
Rodolfo
Abdellah Lasri
4, 9, 30 déc
Rodolfo
Vittorio Grigolo
15, 18, 21 déc
Rodolfo
Tassis Christoyannis
Marcello
Simone Del Savio
Schaunard
Ante Jerkunica
Colline
Bruno Lazzaretti
Benoît
Francis Dudziak
Alcindoro
Maîtrise des Hauts-De-Seine / Choeur d’enfants de l’Opéra national de Paris

Orchestre et Choeur de l’Opéra national de Paris


COPRODUCTION AVEC LE TEATRO COMUNALE, FLORENCE


(A) DU 30 NOVEMBRE AU 13 DÉCEMBRE
(B) DU 15 AU 30 DÉCEMBRE

Le compositeur

Giacomo Puccini - Né en 1858 à Lucques, mort en 1924 à Bruxelles. Issu dune famille d’organistes lucquois (son père était un théo­ricien et un professeur célèbre), Puccini fit ses études au conservatoire de Milan, sous la direction, entre autres, de Ponchielli. Il est lauteur dune dizaine dopéras, dont la plu-part sont devenus des piliers du répertoire lyrique (Manon Lescaut, Tosca, Madame Butterfly, La Fanciulla del West, Il Trittico, Turandot) et de quelques œuvres religieuses (Salve regina, Messa di Gloria). Considéré comme un des prin­cipaux représentants du mouvement vériste, qui était un prolongement du naturalisme en littérature, Puccini sen démarque par le raf­finement de son écriture musicale et le rejet de la brutalité qui caractérise bien souvent ce mouvement.

L’œuvre

Opéra en quatre tableaux. Le livret est une adaptation des Scènes de la vie de bohème de Murger, parues en feuilleton dans le journal parisien Le Corsaire, entre 1845 et 1849, et représentées peu après, sous une forme dramatique coécrite par Théodore Barrière, au Théâtre des Variétés. Comme dans la pièce, Puccini et ses librettistes, Giacosa et Illica, condensèrent deux personnages de Murger pour donner naissance à la fragile figure de Mimi, qui occupe, avec son amant Rodolfo, le devant de la scène. Mais au-delà dun groupe de personnages pittoresques (avec lopposi­tion dun couple « tragique », Rodolfo/Mimi, et dun couple « fantaisiste », Marcello/ Musette) et dun mode dexistence qui lui rappelait celui quil avait lui-même connu, lors de ses années de conservatoire, le compositeur voulait aussi dépeindre une ville à travers mille détails et mille touches impressionnistes. Entreprise réussie, puisquà la création, Debussy ne put sempêcher de déclarer : « Je ne connais

personne qui ait décrit le Paris de cette époque aussi bien que Puccini dans La Bohème. »

La création

Lopéra fut créé le 1er février 1896 au Teatro Regio de Turin, sous la direction dArturo Toscanini, alors âgé de 28 ans. La création parisienne, sous le titre de La Vie de bohème et dans la version française de Paul Ferrier, eut lieu le 13 juin 1898, au Théâtre Lyrique de la Place du Châtelet, où sétait réfugié lOpéra-Comique en 1887, après lincendie de la Salle Favart.

L’œuvre à l’Opéra de Paris

Après avoir été jouée 1496 fois dans la même production de lOpéra-Comique (décors de Lucien Jusseaume), l’œuvre fait son entrée au Palais Garnier, en version originale, en novembre 1973, dans une mise en scène de Gian Carlo Menotti et des décors de Pier Luigi Samaritani. Elle est reprise de nombreuses fois jusquen 1986. Carlo Cossutta, Luciano Pavarotti, Placido Domingo et Giacomo Aragall sy succèdent, entre autres, dans le rôle de Rodolfo ; Katia Ricciarelli, Mirella Freni, Kiri Te Kanawa et Ileana Cotrubas dans celui de Mimi ; Aldo Ceccato, Julius Rudel, Giuseppe Patane, Nello Santi et Alain Lombard alternent à la direction dorchestre.

En décembre 1995, La Bohèmeest présentée pour la première fois à lOpéra Bastille, dans une mise en scène de Jonathan Miller et sous la direction de James Conlon, avec, en alter­nance, Roberto Alagna et Roberto Aronica (Rodolfo), Leontina Vaduva et Cristina Gallardo-Domas (Mimi). Cest cette produc­tion, reprise en 1996, 1999, 2001,  2003, 2005, 2009 et 2014, qui est de nouveau à l’affiche.

Argument

PREMIER TABLEAU
Dans une mansarde
Cest la nuit de Noël. Dans latelier quils occupent sous les toits de Paris, le poète Rodolfo et le peintre Marcello essaient de travailler. Mais il fait froid et ils nont plus de bois à brûler. Rodolfo sacrifie sans remords le dernier de ses manuscrits pour alimenter la cheminée. Entrent Colline, le philosophe, puis Schaunard, le musicien, les deux autres occupants de latelier. Schaunard apporte du bois, des provisions, de largent, récompense obtenue pour un service rendu à un riche anglais. Les jeunes gens se précipitent sur les provisions, mais Schaunard préfère les conserver pour les jours à venir et aller fêter Noël au res­taurant. Ils sapprêtent à sortir lorsque survient Benoît, le propriétaire, venu réclamer larriéré du loyer. Ils le font asseoir, lui offrent à boire et le poussent à raconter ses aventures galantes. Feignant lindignation lorsquil avoue être marié, ils le mettent à la porte... sans lavoir payé.

Marcello, Colline et Schaunard quittent latelier. Rodolfo reste seul un moment afin de terminer un article pour son journal. On frappe à la porte. Cest Mimi, une jeune voisine, qui vient demander du feu car sa chandelle sest éteinte. Elle est prise dune quinte de toux. Rodolfo lui offre un peu de vin pour la récon­forter. Sur le point de repartir, la jeune fille saperçoit quelle a perdu sa clé. Un courant dair souffle sa chandelle et Rodolfo éteint prestement la sienne en cachette. Ils cherchent la clé à tâtons. Le jeune homme la trouve mais la dissimule. Dans la pénombre, leurs mains se rencontrent et un dialogue sengage : ils se content leurs vies, leurs joies simples, leurs rêves et tombent dans les bras lun de lautre. Dehors, les amis de Rodolfo simpatientent. Le poète invite Mimi à se joindre à eux.

DEUXIEME TABLEAU
Au Quartier latin
Perdus dans la foule qui déambule au Quartier latin, les quatre amis font des achats. Rodolfo achète un chapeau pour Mimi. Puis ils se retrouvent comme convenu au Café Momus. Le poète présente sa compagne. Ils sinstallent à une table et commencent à dîner. Musetta, qui fut autrefois la maîtresse de Marcello, fait son entrée au bras de sa nouvelle conquête, le vieux et riche Alcindoro. La jeune femme cherche à attirer lattention de son ancien amant, qui feint de ne pas la voir. Simulant une vive douleur au pied, elle expédie Alcindoro chez le bottier sous le prétexte de réparer sa chaussure et se jette dans les bras de Marcello. Elle fait mettre laddition sur le compte de son vieux protecteur et sen va avec ses amis retrouvés, tandis que passe une fanfare militaire. Revenu avec la chaussure réparée, Alcindoro se retrouve seul avec la note à payer.

TROISIEME TABLEAU
La Barrière d’Enfer
Une aube neigeuse et glaciale de février se lève sur la Barrière dEnfer, une des portes doctroi de Paris. Les douaniers interpellent les paysans et les laitières. Mimi sapproche. Elle cherche Marcello, qui habite à présent avec Musetta dans une auberge dont il repeint lenseigne. Le peintre sort de la taverne et reçoit les confidences de la jeune femme: la jalousie insensée de Rodolfo fait de leur vie commune un enfer. Elle se cache en voyant son amant sortir à son tour de lauberge. Lui aussi se confie à Marcello: il justifie son attitude par le com­portement de Mimi, trop coquette à son goût, mais il finit par avouer la vérité. Mimi est atteinte de tuberculose. Cette vie de misère quil lui impose la tuera sils ne se séparent pas. Cest pourquoi il cherche à léloigner de lui. Une quinte de toux révèle la présence de la jeune femme. Elle a tout entendu et semble se résigner à la séparation. Ils se disent adieu. Mais le rappel des jours heureux est trop fort: ils décident de rester ensemble jusquau printemps. A larrière-plan, éclate une nouvelle brouille entre Marcello et Musetta, surprise à faire la coquette avec un client de la taverne. Tandis que Mimi et Rodolfo se réconci­lient, Marcello et Musetta se lancent des injures.

QUATRIEME TABLEAU
Dans la mansarde

Cest le printemps. Marcello et Rodolfo sefforcent de travailler mais ils sont obsédés par le souvenir de leurs amours. Schaunard et Colline les rejoignent. Pour tromper la misère et lennui, les quatre amis improvisent plaisanteries et pantomime autour dun bout de pain et dun hareng saur. La porte souvre : cest Musetta, accompagnée de Mimi, qui a voulu revoir Rodolfo une dernière fois. Elle est mourante. Tous cherchent un moyen dadoucir les derniers moments de la jeune femme. Musetta va vendre ses boucles doreille pour acheter un manchon, Marcello court chercher le médecin, Colline met en gage son vieux manteau ; Schaunard, qui na rien à vendre, séloigne afin de laisser Mimi et Rodolfo seuls. Ils évoquent leur première rencontre, leurs moments de bonheur et se promettent de ne plus se quitter désormais. Les autres reviennent un à un. Mimi semble reprendre des forces et sendort tranquillement. Rodolfo veut croire à une amélioration de son état, mais le silence de ses amis loblige à affronter la cruelle vérité. Désespéré, il se jette sur le corps sans vie de Mimi.

Dans les formules d'abonnement

A la carte :

5 spectacles choisis dans l'ensemble de la programmation