Julien Benhamou/OnP

Dates / Prix

Palais Garnier - Première le 20 novembre 2014 - 19h30

Tarifs : 25€, 45€, 70€, 120€, 190€, 210€
28 nov 25€, 49€, 77€, 132€, 209€, 231€
1 déc 25€, 40€, 63€, 108€, 171€, 189€

Durée : 2H18 avec un entracte

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Hänsel et Gretel
HUMPERDINCK
Présentation
À lire avant le spectacle
HÄNSEL UND GRETEL
MÄRCHENOPER EN TROIS TABLEAUX (1893)
MUSIQUE D’ENGELBERT HUMPERDINCK (1854-1921)
LIVRET D’ADELHEID WETTE D’APRÈS LE CONTE DES FRÈRES GRIMM
En langue allemande
Engelbert Humperdinck a vingt-sept ans lorsqu’il devient l’assistant de Richard Wagner à Bayreuth. Nous sommes alors en 1881 et il reste à Wagner deux ans à vivre : deux ans d’une intense collaboration artistique sur Parsifal qui marqueront à jamais la vie et le style du jeune compositeur. En 1883, le Maître meurt en laissant son disciple « inachevé », qui devient un Wanderer voyageant à travers l’Europe, puis un professeur renommé.
Dix ans plus tard, nous retrouvons Humperdinck à Weimar où il livre son chef-d’oeuvre : Hänsel et Gretel, sur un livret écrit par sa soeur d’après le conte des frères Grimm. L’opéra est créé pour Noël sous la direction d’un Richard Strauss enthousiaste. De Wagner, le compositeur a gardé le goût de la mélodie continue et du leitmotiv. Mais son opéra de conte de fées (Märchenoper) se nourrit également de chansons enfantines, de ces mélodies populaires dont l’origine se perd dans la brume des siècles. Le résultat est saisissant. La musique d’Humperdinck est profonde comme les lacs des légendes germaniques et elle nous est en même temps étrangement familière, ravivant en nous une part de notre enfance oubliée : comme si, il y a bien longtemps, nous avions été ce frère et cette soeur perdus dans la forêt, tombés dans les griffes de la sorcière à la maison en pain d’épices.
Yves Abel Direction musicale
Mariame Clément Mise en scène
Julia Hansen Décors et costumes
Philippe Berthomé Lumières
Mathieu Guilhaumon Chorégraphie
ArtisteNoteRôle
Jochen Schmeckenbecher
Peter
Irmgard Vilsmaier
Gertrud
Andrea Hill
Hänsel
Bernarda Bobro
Gretel
Doris Lamprecht
Die Knusperhexe
Elodie Hache
Sandmännchen
Olga Seliverstova
Taumännchen
Orchestre de l’Opéra national de Paris

Maîtrise des Hauts-de-Seine / Choeur d'enfants de l'Opéra national de Paris

Le compositeur

Engelbert Humperdinck est né à Siegburg (Rhénanie du Nord-Westphalie) le 1er septembre 1854. Il manifeste très jeune des dispositions pour la musique et, malgré l’opposition de son père qui le destinait à une carrière d’architecte, il entre en 1872 au Conservatoire de Cologne où il a pour professeur Ferdinand Hiller. En 1876, il acquiert une bourse qui lui permet de s’établir à Munich, où il étudie avec Franz Lachner et Josef Rheinberger. En 1879,  il remporte le prix de la Fondation Mendelssohn de Berlin qui offre au vainqueur un séjour en Italie. En 1880, à Naples, il rencontre Richard Wagner, dont il est un fervent admirateur. Wagner lui accorde immédiatement sa confiance et l’invite à travailler avec lui à Bayreuth à l’occasion de la création de Parsifal. La mort de Wagner en 1883 l’affecte profondément. En 1889, il devient le professeur de Siegfried Wagner, fils de Richard et de Cosima. Après un séjour en France et en Espagne, il revient en Allemagne et devient en 1890 professeur au Conservatoire de Francfort et professeur d’harmonie à l’école de chant de Stockhausen.

Engelbert Humperdinck s’est consacré essentiellement à la voix. Il a composé plusieurs œuvres chorales, une Rhapsodie mauresque et une Humoreske pour orchestre. De ses sept opéras, seuls Hänsel et Gretel et, dans une moindre mesure, Königskinder (Les Enfants du roi) sont passés à la postérité. En 1900, Humperdinck est nommé membre de l’Académie des arts et professeur de composition à Berlin. Il collabore à plusieurs reprises avec le metteur en scène Max Reinhardt qui lui commande des musiques de scène pour plusieurs pièces de Shakespeare. Il séjourne à New York en 1910 pour la création américaine de son opéra Königskinder et se lie d’amitié avec Puccini. Entre 1914 et 1918, il compose plusieurs œuvres de circonstance : Benedictus, Hymne pour Guillaume II, Chant de l’Aigle noir... En 1919,son dernier opéra, Gaudeamus, scènes de la vie estudiantine allemande, est créé à Darmstadt sous la direction d’Erich Kleiber. Il meurt à Neustrelitz en 1921 des suites d’une attaque cardiaque.

L’œuvre

En 1890, la sœur d’Engelbert Humperdinck, Adelheid Wette, lui demande de composer une musique pour un spectacle pour enfants basé sur un conte des frères Grimm, Jacob (1785-1863) et Wilhelm (1786-1859), dont elle souhaiterait organiser une représentation pour l’anniversaire de son époux. Rapidement, le projet se développe pour donner naissance au livret définitif du Märchenoper qui est achevé en décembre 1890. Le livret d’Adelheid Wette est sensiblement simplifié et édulcoré par rapport au conte de Grimm pour des raisons d’efficacité dramatique, mais aussi pour atténuer la dureté, voire la violence du modèle. L’œuvre est nourrie de chansons enfantines et de mélodies populaires. Fortement influencé par Wagner, le compositeur s’est inspiré de la mélodie continue et de la notion de leitmotiv avec l’emploi de thèmes récurrents. Le succès est immédiat. En quelques mois Hänsel et Gretel s’impose sur toutes les scènes allemandes. Gustav Mahler dirige l’ouvrage à Hambourg en 1894. Hänsel et Gretel sera le premier opéra retransmis par la radio en Europe (depuis le Covent Garden, 6 janvier 1923).

La création

Hänsel et Gretel a été créé au Hoftheater de Weimar le 23 décembre 1893 sous la direction musicale de Richard Strauss.

L’œuvre à l’Opéra de Paris

Hänsel et Gretel a été représenté pour la première fois à Paris à l’Opéra Comique le 30 mai 1900 dans une mise en scène d’Albert Carré, sous la direction musicale d’André Messager, dans une version française de Catulle Mendès. L’ouvrage entre au répertoire de l’Opéra national de Paris en 2013 dans une mise en scène de Mariame Clément, avec Daniela Sindram et Anne-Catherine Gillet dans les rôles-titres et Anja Silja dans celui de la Sorcière.

Argument

PREMIER ACTE

A la maison.
Hänsel et Gretel, les enfants d’un fabricant de balais, essaient de travailler en attendant le retour de leurs parents, mais la faim les empêche de se concentrer. Gretel montre à son frère un pot de lait offert par la voisine et avec lequel leur mère préparera certainement un riz au lait. Les enfants ravis commencent à danser et à faire des bêtises. C’est alors que leur mère rentre fatiguée du travail. Elle les réprimande pour leur paresse et menace de les corriger, mais dans sa colère, elle renverse malencontreusement le pot de lait. Furieuse, elle punit ses enfants en les envoyant cueillir des fraises dans la forêt, puis elle s’endort, épuisée. Le père arrive en chantant à tue-tête. Réveillée en sursaut, la mère l’accueille froidement – il semble plutôt éméché. Mais elle se radoucit vite lorsqu’il lui annonce qu’il a réussi à vendre tous ses balais, exhibant triomphalement les victuailles qu’il a achetées grâce à l’argent de la vente. Tous deux laissent libre cours à leur bonne humeur, quand le père s’étonne soudain de l’absence des enfants. Apprenant que la mère les a envoyés dans la forêt, il est horrifié à l’idée qu’ils pourraient être victimes de la méchante sorcière d’Ilsenstein qui attire les enfants dans sa maison de pain d’épice pour les dévorer. Fous d'inquiétude, les parents partent à la recherche de leurs enfants dans la forêt.

DEUXIÈME ACTE

Dans la forêt.
Hänsel et Gretel cueillent des fraises et passent leur temps à jouer et à chanter en écoutant le coucou. Hänsel se jette avec gloutonnerie sur les fraises et les mange toutes au grand désarroi de Gretel. Leur gaieté se change en inquiétude lorsque le soir tombe. Hänsel avoue qu’il ne retrouve plus le chemin de la maison ; ils se sont perdus. Ils perçoivent d’étranges mouvements dans la forêt, des feux follets errent, la brume se lève. Effrayés, ils appellent en vain leurs parents au secours. Au plus fort de leur désespoir, le Marchand de sable apparaît et leur répand du sable sur les yeux. Après avoir dit leur prière du soir, Hänsel et Gretel s’endorment blottis l’un contre l’autre.

TROISIÈME ACTE

La maison de la sorcière.
Au petit matin, la Fée Rosée verse sur les enfants endormis quelques gouttes de rosée pour les réveiller. Gretel, plus matinale, secoue son frère encore ensommeillé. Ils se racontent leur nuit et se rendent compte qu’ils ont tous les deux fait le même rêve : quatorze anges descendaient du ciel sur une échelle dorée. Soudain, ils aperçoivent une maisonnette de pain d’épice dans la forêt. La gourmandise l'emporte sur l’appréhension : ils s’approchent et commencent à grignoter sans remarquer la sorcière qui les observe. Quand elle les aborde, ils ne sont pas dupes de ses paroles mielleuses et tentent de s’enfuir, mais elle parvient à les attraper en leur jetant un sort. Elle enferme Hänsel dans une cage pour l’engraisser et force Gretel à l’aider dans ses travaux ménagers. Se léchant d’avance les babines à l’idée du festin qui l’attend, elle chante et danse de joie avant de vérifier si le four est chaud. Gretel, qui a retenu la formule magique, l’utilise pour ouvrir la cage et délivrer son frère du sortilège. La sorcière lui demande de regarder dans le four si le pain d’épice est prêt, mais Gretel prétend ne pas comprendre et demande à la vieille femme de lui montrer. Quand la sorcière se penche vers le four, les enfants la poussent prestement à l'intérieur et referment la porte sur elle. C’est désormais à leur tour de danser de joie tandis que le four explose avec fracas. Hänsel et Gretel entendent alors des voix étranges : les enfants que la sorcière avait transformés en pain d’épice leur demandent de les libérer. D’abord effrayés par cette apparition, Hänsel et Gretel surmontent leur appréhension et prononcent la formulent magique, rendant ainsi aux enfants leur forme humaine. Ensemble, ils célèbrent la défaite de la sorcière.

Au même moment, les parents arrivent ; Hänsel et Gretel se jettent dans leurs bras et tous chantent en chœur les paroles de remerciement du père : « C’est au pire de la misère que le Seigneur Dieu nous tend la main! »

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