Charles Duprat / OnP

Dates / Prix

Opéra Bastille - Première le 2 mars 2015 - 19h30

Tarifs : 5€, 15€, 35€, 70€, 100€, 130€, 150€, 180€, 195€
2 mar 5€, 15€, 28€, 56€, 80€, 104€, 120€, 144€, 156€
28 mar 5€, 15€, 38€, 77€, 110€, 143€, 165€, 198€, 214€

Durée : 3H35 avec 2 entractes

mars 2015
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deficients-visuels Audiodescription pour personnes aveugles et malvoyantes les 15, 18, 22 mars

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Faust
GOUNOD
Présentation
À lire avant le spectacle
OPÉRA EN CINQ ACTES (1859)
MUSIQUE DE CHARLES GOUNOD (1818-1893)
LIVRET DE JULES BARBIER ET MICHEL CARRÉ
En langue française
L’emblème de l’opéra français, l’un de ses plus grands succès – et en même temps quelque chose comme sa mémoire. Gounod se souvenait avoir eu le livre de Goethe sous le bras toute sa jeunesse, jusque dans les jardins de la Villa Médicis où il était pensionnaire. Vingt ans plus tard, Carvalho acceptait enfin de le lui commander et il eut raison : Faust fit les beaux jours du Théâtre-Lyrique puis de l’Opéra. De là, il conquit le monde entier et le Metropolitan de New York le choisit pour sa soirée inaugurale du 22 octobre 1883. Les plus grands chanteurs y ont laissé leur empreinte : Jean de Reszké ou Muratore en Faust, Faure – le créateur –, Maurel, Delmas ou Marcoux en Méphisto et, pour Marguerite, Christine Nilsson, Patti, Melba, Farrar, Garden… Peu d’ouvrages ont été autant aimés et bien traités que ce Faust… Et certes, plus fidèle qu’on ne l’imagine à Goethe, il inspire à Gounod un lyrisme juvénile et tourmenté, des douceurs et des frayeurs mémorables.
Piotr Beczala et Krassimira Stoyanova incarnent les amants maudits et légendaires.
Michel Plasson Direction musicale
Jean-Louis Martinoty Mise en scène
Johan Engels Décors
Yan Tax Costumes
Fabrice Kebour Lumières
José Luis Basso Chef des Choeurs
ArtisteNoteRôle
Piotr Beczala
Faust
Michael Fabiano
(25, 28 mars)
Faust
Ildar Abdrazakov
Méphistophélès
Jean-François Lapointe
Valentin
Damien Pass
Wagner
Krassimira Stoyanova
Marguerite
Clémentine Margaine
Siebel
Doris Lamprecht
Dame Marthe
Orchestre et Choeur de l’Opéra national de Paris

Le compositeur

Charles Gounod (né à Paris le 17 juin 1818, mort à Saint-Cloud le 17 octobre 1893). Elève d'Halévy, de Lesueur et de Paer, Prix de Rome, il séjourne d'abord en Italie où il découvre la musique de Palestrina et de Bach, mais aussi celle de Lully, Gluck, Mozart et Rossini. L'amitié qui le lie à Lacordaire, le futur grand orateur dominicain, et à Charles Gay, le futur évêque de Poitiers, déclenche chez lui une crise mystique, qui lui fait un temps envisager de devenir prêtre. Son vœu ne se réalise pas, mais il reste imprégné d'un profond sentiment religieux qui marque toute son œuvre et, en particulier, ses messes et ses oratorios (Messe solennelle de Sainte Cécile, Messe du Sacré-Cœur, Tobie, Mors et vita, etc). Dans le domaine lyrique, outre Faust, on lui doit des opéras (Sapho en 1851, Mireille en 1864, Roméo et Juliette en 1867, etc) et des opéras-comiques (Le Médecin malgré lui en 1858, La Colombe en 1866).

L’œuvre

Faust est le quatrième opéra de Gounod (après Sapho, Ulysse et La Nonne sanglante). Depuis ses années d'études en Italie, le compositeur rêvait d'écrire un ouvrage lyrique d'après la première partie de la pièce de Goethe, qu'il avait lue dans la traduction de Gérard de Nerval. L'occasion se présenta en 1855, lorsqu'il fit la connaissance de Jules Barbier et de Michel Carré, qui avait lui-même écrit un Faust et Marguerite représenté cinq ans plus tôt au Théâtre du Gymnase. Avec eux, Gounod modifia considérablement la pièce de Goethe, développant, par exemple, les rôles de Valentin et de Siebel, qui n'étaient que de peu d'importance dans l'original, et atténuant sa portée philosophique au profit de l'histoire d'amour entre Faust et Marguerite (à tel point que les Allemands, lors de la création de l'œuvre à Dresde, préférèrent l'appeler Margarete, pour bien souligner la distance avec la pièce de Goethe). Lors de sa création à Paris, au Théâtre Lyrique, dirigé par Léon Carvalho, Faust remporta néanmoins un grand succès, qui fut vite confirmé par les créations à Strasbourg, Rouen et Bordeaux, dans une version avec les dialogues parlés que Gounod avait initialement prévus. Pour l'entrée de l'œuvre à l'Opéra, dix ans plus tard, le compositeur ajouta un ballet, conformément à l'esthétique alors en vogue.

La création

Fausta été créé le 19 mars 1859 au Théâtre Lyrique.

L'œuvre a l'Opéra de Paris

La première représentation à l'Académie Impériale de Musique (salle Le Peletier) eut lieu le 3 mars 1869. La première représentation au Palais Garnier où, avec Rigoletto et Samson et Dalila, Faust fut l'opéra le plus joué, eut lieu six ans plus tard. Entre 1893 et 1956, on ne compte pas moins de quatre nouvelles productions, qui voient se succéder, jusqu'en 1969, les plus grands chanteurs francophones de l'époque. Citons, parmi eux : Jean de Reszké, Georges Thill, Raoul Jobin, José Luccioni, Albert Lance (Faust), Rose Caron, Nellie Melba, Ninon Vallin, Geori Boué, Régine Crespin (Marguerite), Victor Maurel, Vanni-Marcoux, André Pernet, Xavier Depraz, Roger Soyer (Méphistophélès). En 1975, Rolf Liebermann propose une nouvelle production qui fait sensation. Jorge Lavelli en réalise la mise en scène, Michel Plasson dirige et Nicolai Gedda, Mirella Freni, Nicolai Ghiaurov, Robert Massard et Renée Auphan interprètent les rôles principaux. Cette production est reprise de nombreuses fois au Palais Garnier et fait son entrée en 1992 à l'Opéra Bastille, où se sont succédé dans les rôles principaux Gösta Winbergh, Francisco Araiza, Giuseppe Sabbatini, Jianyi Zhang, Marcello Giordani, William Joyner, Rolando Villazon, Kallen Esperian, Nelly Miricioiu, Nancy Gustafson, Stephanie Friede, Renée Fleming, Cristina Gallardo-Domas, Soile Isokoski, Sondra Radvanovsky, Mary Mills, Paata Burchuladze, Nicola Ghiuselev, Barseg Tumanyan, James Morris, Willard White, Roberto Scandiuzzi, Samuel Ramey, Kristinn Sigmundsson… En 2011, une nouvelle mise en scène de Jean-Louis Martinoty est présentée à l’Opéra Bastille, avec Roberto Alagna, Inva Mula et Paul Gay, dirigés par Alain Altinoglu. C’est cette production qui est de nouveau à l’affiche cette saison.

Argument

Acte I

Le cabinet du docteur Faust
- Seul face à ses livres, le vieux docteur Faust s’apprête à quitter la vie. Mais au moment de porter le poison à ses lèvres, les chants joyeux de jeunes villageois le font renoncer. Maudissant l’existence, Faust invoque Satan qui se manifeste aussitôt sous la forme de Méphistophélès. Celui-ci offre à Faust la jeunesse en échange de son âme. Devant l’hésitation du docteur, Méphistophélès fait apparaître l’image d’une jeune fille, Marguerite.  Faust cède. Il est transformé en jeune homme et se réjouit de pouvoir à nouveau profiter des plaisirs de la vie.

Acte II

La kermesse - La ville est en fête. Siebel promet à Valentin, qui part à la guerre, de veiller sur sa sœur Marguerite. Méphistophélès provoque Valentin, qui tire son épée, mais le fer se brise dans les airs.  Faust et Méphistophélès se mêlent à foule. Marguerite paraît, Faust lui propose d’accompagner sa promenade mais la jeune fille refuse.

Acte III

Le jardin de Marguerite - Siebel, secrètement amoureux de Marguerite, dépose un bouquet sur le seuil de sa porte. Méphistophélès se propose pour aller chercher un cadeau plus somptueux. Resté seul, Faust se sent ému par l’atmosphère de pureté de cette demeure. Méphistophélès reparaît avec une cassette contenant des bijoux qu’il laisse auprès du bouquet, puis se retire en entraînant Faust. Marguerite entre, encore troublée par le jeune homme rencontré à la kermesse. Son attention est attirée par les présents.  Délaissant le bouquet, elle essaie les bijoux. Elle est surprise par une voisine, Dame Marthe. Faust et Méphistophélès reviennent. Tandis que Méphistophélès se charge d’éloigner Dame Marthe, Faust déclare son amour à Marguerite. Les jeunes gens se séparent en se promettant de se revoir le lendemain mais Méphistophélès retient Faust afin qu’il écoute les confidences que la jeune fille fait aux étoiles. Faust s’élance vers elle et Marguerite succombe à ses avances.

Acte IV

L’église - Abandonnée par Faust, Marguerite se rend à l’église. Méphistophélès, dissimulé dans l’ombre, l’empêche de prier. Terrifiée, elle s’évanouit.

Devant la maison de Marguerite - Les soldats reviennent de la guerre. Faust, en proie au remords, veut revoir Marguerite. Méphistophélès chante une sérénade pour faire sortir la jeune fille, mais c’est Valentin qui paraît. Un duel s’engage avec Faust, dont l’épée, guidée par Méphistophélès, blesse mortellement Valentin. Les deux hommes s’enfuient. Valentin expire en maudissant sa sœur.

Acte V

La nuit de Walpurgis - Méphistophélès entraîne Faust dans les montagnes du Harz, où ce dernier s’enivre au milieu de courtisanes. Soudain, l’image de Marguerite apparaît à Faust, qui veut alors la rejoindre.

La prison - Marguerite est condamnée à mort pour avoir tué son enfant. Faust et Méphistophélès pénètrent dans sa cellule dans le but de la faire échapper, mais la jeune fille a perdu la raison. Reconnaissant Faust, elle évoque ses souvenirs depuis leur première rencontre. Méphistophélès les presse de partir mais Marguerite reconnaît en lui le démon. Elle invoque Dieu et les anges et meurt en repoussant son amant.

Dans les formules d'abonnement

A la carte :

5 spectacles choisis dans l'ensemble de la programmation