Charles Duprat / OnP

Dates / Prix

Opéra Bastille - Première le 15 janvier 2015 - 19h30

Tarifs : 5€, 15€, 35€, 70€, 100€, 130€, 150€, 180€, 195€
23 jan, 14 fév 5€, 15€, 38€, 77€, 110€, 143€, 165€, 198€, 214€

Durée : 3H39 avec un entracte

janvier 2015
lun
mar
mer
jeu
ven
sam
dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
16
17
18
19
21
22
24
26
27
29
30
31
février 2015
lun
mar
mer
jeu
ven
sam
dim
1
3
4
6
7
9
10
12
13
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28

Fermer


Don Giovanni
MOZART
Présentation
À lire avant le spectacle
DRAMMA GIOCOSO EN DEUX ACTES (1787)
MUSIQUE DE WOLFGANG AMADEUS MOZART (1756-1791)
LIVRET DE LORENZO DA PONTE
En langue italienne
Des trois opéras écrits avec Da Ponte, Don Giovanni est sans doute le plus noir, le plus désespéré. Autour du séducteur et avec lui, tous les personnages y sont hors d’haleine et hors d’eux-mêmes. Et Mozart leur a donné sa musique la plus ombrageuse, la plus haletante, la plus extrême, la plus parfaite aussi. Pierre Jean Jouve l’évoquait en ces termes : « En cet ouvrage inspiré, l’instinct est capable d’une telle Hystérie, au sens sacré du terme, d’une telle variété de comportements d’ivresse et de néant, de positif suprême et de négatif absolu, que nous devons (nous qui contenons les mêmes tendances à son image) rouler avec lui, de sphère en sphère, comme lui, sans connaître le repos. Nous poursuivons une aventure dans les éléments sombres de l’homme, sans jamais quitter le cadre infiniment doré de la parfaite beauté élucidée et devenue claire. »
Alain Altinoglu dirige la production désormais légendaire du metteur en scène et cinéaste autrichien Michael Haneke.


Selon une mise en scène de Michael Haneke
Alain Altinoglu Direction musicale
Christoph Kanter Décors
Annette Beaufaÿs Costumes
André Diot Lumières
José Luis Basso Chef des Choeurs
 
ArtisteNoteRôle
Erwin Schrott
Don Giovanni
Liang Li
Il Commendatore
Tatiana Lisnic
Donna Anna
Stefan Pop
Don Ottavio
Marie-Adeline Henry
Donna Elvira
Adrian Sâmpetrean
Leporello
Alexandre Duhamel
Masetto
Serena Malfi
Zerlina
Orchestre et Choeur de l’Opéra national de Paris

Radio Classique
En direct sur Radio Classique le 11 février, après une journée complète depuis le Palais Garnier sur leur antenne.

LE COMPOSITEUR

Wolfgang Amadeus Mozart (né à Salzbourg le 27 janvier 1756, mort à Vienne le 5 décembre 1791). Enfant prodige (il prend ses premières leçons de clavecin à l'âge de quatre ans et commence à composer à l'âge de six), Mozart connaît rapidement la célébrité grâce aux nombreuses tournées que lui fait faire son père, Léopold, vice-maître de chapelle du prince-archevêque de Salzbourg, qui fut aussi son professeur et son mentor. Malgré sa brève existence, il est un des compositeurs les plus prolixes de l'histoire de la musique. Dans le domaine lyrique, après des œuvres de jeunesse (La Finta semplice, Mitridate re di Ponto, Lucio Silla, La Finta giardiniera, entre autres), Mozart affirme véritablement sa personnalité avec Idomeneo (1781). L'Enlèvement au sérail, l'année suivante, marque l'achèvement de son indépendance et le début des chefs-d'œuvre de la maturité : Les Noces de Figaro en 1786, Don Giovanni en 1787, La Flûte enchantée en 1791. La Clémence de Titus, la même année, qui revient au genre seria, est son dernier opéra.

L'ŒUVRE

Commandé par l’Opéra de Prague Don Giovanni reprend le mythe du séducteur puni, que Tirso de Molina et Molière, entre autres, avaient déjà rendu célèbre. En Allemagne du Sud et en Autriche le thème avait eu, à la fin du XVIIIe siècle, un grand succès dans plusieurs pièces de théâtre populaire et ce héros, avec sa sensualité démoniaque, apparaissait, aux yeux du public de l’époque « comme une vivante incarnation de sa protestation contre le manque de naturel de la vieille conception rationaliste de la vie » (Hermann Abert).
Car la particularité de Don Giovanni est de se situer à la charnière entre l’Ancien Régime et ce romantisme anti-rationaliste. Œuvre de transition (nous sommes à deux ans de la Révolution française), elle marque la fin d’un siècle et annonce celui à venir. Les romantiques ne s’y sont pas trompés, qui ont vu dans le libertinage du héros « la soif de l’infini dans la volupté » (Musset). Et jusqu’à nos jours, le mythe a donné lieu à toutes sortes d’interprétations. Sur le plan musical, cette transition est tout autant sensible. Mozart y récapitule les formules de l’opéra du passé et invente celles du drame musical moderne. C’est la raison pour laquelle, à la différence d’autres œuvres du compositeur, Don Giovanni n’a jamais quitté la scène depuis sa création. Jouissant d’une grande popularité auprès du public, cette œuvre, que l’on a souvent considéré comme « l’opéra des opéras », est incontestablement une des figures majeures du répertoire lyrique.

LA CREATION

Don Giovanni a été créé le 29 octobre 1787 au Théâtre National de Prague.

L’ŒUVRE A L’OPERA DE PARIS

Créé le 29 octobre 1787 au Théâtre National de Prague, Don Giovanni a été représenté pour la première fois au Palais Garnier le 29 novembre 1875, dans une version française de Castil-Blaze et Emile Deschamps. En 1975, Rolf Liebermann réunissait, sous la direction musicale de Sir Georg Solti, dans une mise en scène d’August Everding et des décors de Toni Businger, Roger Soyer (Don Giovanni), José Van Dam (Leporello), Margaret Price (Donna Anna) et Kiri Te Kanawa (Donna Elvira). En 1981, Bernard Lefort présentait une production de l’Opéra de Lyon, avec Ruggero Raimondi, Gabriel Bacquier, Anna Tomowa-Sintow et Felicity Lott, dirigés par Jean-Claude Casadesus, tandis qu’en 1987, l’œuvre était à l’affiche de l’Opéra-Comique, sous la direction de Lothar Zagrosek, dans une mise en scène de Göran Järvefelt et avec François Le Roux dans le rôle-titre. En mars 1996, pour la réouverture après travaux du Palais Garnier, Don Giovanni était donné en version de concert, sous la direction de Sir Georg Solti, avec Michele Pertusi (Don Giovanni), Ferruccio Furlanetto (Leporello), Renée Fleming (Donna Anna), Joan Rodgers (Donna Elvira). Don Giovanni entre au répertoire de l’Opéra Bastille en 1999, dans une mise en scène de Dominique Pitoiset, avec Bryn Terfel dans le rôle-titre. En 2006, une nouvelle mise en scène de Michael Haneke réunit au Palais Garnier Peter Mattei (Don Giovanni), Luca Pisaroni (Leporello), Christine Schäfer (Donna Anna), Mireille Delunsch (Donna Elvira), sous la direction musicale de Sylvain Cambreling. C’est cette production, reprise en 2007 à l’Opéra Bastille, qui est de nouveau à l’affiche.

Dans les formules d'abonnement

A la carte :

5 spectacles choisis dans l'ensemble de la programmation