© Patrick Tourneboeuf / Tendance Floue / OnP

Dates / Prix

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Opéra Bastille - Première le 2 juin 2014 - 19h30

Tarifs : 5€, 15€, 35€, 70€, 100€, 130€, 150€, 180€, 195€

Durée : 2H47 avec 2 entractes

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*5 juin : gala Arop – tarifs et réservations uniquement pour cette date : 01 58 18 65 10 / www.arop-opera.com

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Nouvelle production
La Traviata
Giuseppe Verdi
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Présentation
À lire avant le spectacle
OPÉRA EN TROIS ACTES (1853)
Musique de Giuseppe Verdi (1813-1901)
LIVRET DE FRANCESCO MARIA PIAVE D’APRÈS LE DRAME D’ALEXANDRE DUMAS FILS "LA DAME AUX CAMÉLIAS"
En langue italienne

« Et cette pauvre Mariette Duplessis qui est morte… C’est la première femme dont j’ai été amoureux, qui se trouve dans je ne sais quel cimetière, livrée aux vers du sépulcre ! Elle me le disait bien il y a quinze mois : “Je ne vivrai pas : je suis une singulière fille et je ne pourrai y tenirà cette vie que je ne sais pas ne pas mener et que je ne sais pas non plus supporter. Prends-moi, emmène-moi où tu voudras ; je ne te gênerai pas, je dors toute la journée, le soir tu me laisseras aller au spectacle et la nuit tu feras de moi ce que tu voudras !” Je ne vous ai jamais dit de quel singulier attachement je m’étais pris pour cette charmante créature. Maintenant la voilà morte… Et je ne sais quelle étrange corde d’élégie antique vibre dans mon coeur à son souvenir. »
Ainsi Franz Liszt évoquait-il à Marie d’Agoult le fantôme inoubliable de celle qui allait devenir la Dame aux camélias. Après Dumas fils, c’est Verdi qui lui donna son immortalité dans un chef-d’oeuvre singulier, l’un des portraits de femme les plus étreignants du répertoire,à la fois cruel et sublime.
Après Werther, Benoît Jacquot met en scène Diana Damrau dans cet autre opéra de l’amour et du sacrifice.

Daniel Oren (2, 5, 7, 9 et 20 june) Direction musicale
Francesco Ivan Ciampa (12, 14, 17 june) Direction musicale
Benoît Jacquot Mise en scène
Sylvain Chauvelot Décors
Christian Gasc Costumes
André Diot Lumières
Patrick Marie Aubert Chef de Choeur
ArtisteNoteRôle
Diana Damrau
Violetta Valéry
Anna Pennisi
Flora Bervoix
Cornelia Oncioiu
Annina
Francesco Demuro
Alfredo Germont
Ludovic Tézier
Giorgio Germont
Kevin Amiel
Gastone
Fabio Previati
Il Barone Douphol
Igor Gnidii
Il Marchese d’Obigny
Nicolas Testé
Dottore Grenvil
Orchestre et Choeur de l’Opéra national de Paris

axaAXA FRANCE, MÉCÈNE DE LA TRAVIATA

  

 
 
  
     
 

Mécène des retransmissions audiovisuelles de l'Opéra national de Paris


Distributeur TV international de l'Opéra national  de Paris

diffusion en direct au cinéma le 17 juin, puis en différé sur france tÉlÉvisions
en direct sur France Musique le  7 juin

Le compositeur

Né en 1813 à Le Roncole, hameau proche de Busseto, mort à Milan en 1901, Giuseppe Verdi a composé une trentaine d’opéras. Parmi les plus célèbres : Nabucco, Ernani, Attila, Macbeth, Luisa Miller, Rigoletto, Il Trovatore, La Traviata, I Vespri siciliani, Simone Boccanegra, Un Ballo in maschera, La Forza del destino, Don Carlo, Aïda, Otello, Falstaff. Il est également l’auteur d’une Messa da Requiem. Il abandonne progressivement le bel canto classique au profit d’une expression vocale plus dramatique ; les dernières œuvres de Verdi verront la disparition du récitatif et l’avènement d’un discours musical continu.

L'oeuvre

Le livret de Piave s’inspire de la pièce d’Alexandre Dumas fils, La Dame aux camélias (1852), elle-même tirée de son roman fondé sur la vie d’Alphonsine Duplessis, célèbre demi-mondaine parisienne qui mourut de la tuberculose en 1847. L’opéra fut un fiasco lors de sa création à La Fenice en 1853, surtout du fait d’une distribution médiocre. Peut-être, aussi, le public fut-il désarçonné par le langage musical novateur de Verdi : pour la première fois, le compositeur empruntait un sujet d’opéra à la littérature de son temps et abandonnait tout contexte historique pour s’attacher à la peinture d’un univers quotidien, à la recherche d’une émotion tout intérieure et du réalisme psychologique. Certes, airs et cabalettes sont toujours présents et les scènes de fête du premier et du second acte sont écrites dans un style brillant et enlevé, mais dans les scènes intimistes, la musique tourne le dos à la virtuosité vocale encore en vogue à l’époque et joue sur les demi-teintes. Les airs de Violetta sont empreints d’un climat d’intériorité qui exprime à merveille la force d’âme du personnage. Jamais auparavant Verdi ne s’était autant attaché à l’évolution psychologique d’une de ses héroïnes : l’amour naissant, la passion, la souffrance, le sacrifice sont dépeints avec une grande justesse. La censure de l’époque avait refusé que l’œuvre fût jouée en costumes contemporains, aussi l’action fut-elle transposée au temps de Louis XIV. Il fallut attendre 1906 pour que La Traviata soit enfin représentée en Italie en costumes du xixe siècle ! L’opéra fut repris un an après sa désastreuse création, au Teatro San Benedetto de Venise, avec cette fois-ci une distribution conforme aux souhaits du compositeur. Verdi avait remanié la partition pour l’occasion et l’œuvre connut un succès triomphal qui ne se démentit plus par la suite : La Traviata est, de nos jours, l’opéra le plus populaire de Verdi.

La création

La première version de La Traviata fut créée à La Fenice de Venise le 6 mars 1853, la version remaniée au Teatro San Benedetto le 5 mai 1854. La création française eut lieu au Théâtre Italien le 6 décembre 1856.

L'oeuvre à l'Opéra de Paris

La Traviata a été représentée pour la première fois au Palais Garnier le 24 décembre 1926 avec Fanny Heldy dans le rôle de Violetta et Georges Thill dans celui d’Alfredo. Parmi les nombreux interprètes de cette œuvre qui se sont succédé par la suite, on peut citer : Janine Micheau, Renée Doria, Jacqueline Brumaire, Andrée Esposito, Andrea Guiot, Katia Ricciarelli, Cecilia Gasdia (Violetta), Beniamino Gigli, Nicolai Gedda, Alain Vanzo, Alberto Cupido, Giacomo Aragall (Alfredo), Ernest Blanc, Robert Massard, Louis Quilico, Gabriel Bacquier, Leo Nucci, Lajos Miller (Germont). La Traviata a été jouée pour la première fois à l’Opéra Bastille en décembre 1997, dans une mise en scène de Jonathan Miller, avec Angela Gheorgiu, Ramon Vargas et Alexandru Agache, sous la direction de James Conlon. En 2007, une nouvelle production a été présentée au Palais Garnier, dans une mise en scène de Christoph Marthaler, sous la direction musicale de Sylvain Cambreling et avec Christine Schäfer, Jonas Kaufmann et José Van Dam. C’est la mise en scène de Jonatha Miller qui est de nouveau à l’affiche.