Charles Duprat/OnP

Dates / Prix

Opéra Bastille - Première le 1 février 2014 - 19h30

Tarifs : 5€, 15€, 35€, 70€, 100€, 130€, 150€, 170€, 180€

Durée : 3H avec 2 entractes

février 2014
lun
mar
mer
jeu
ven
sam
dim
1
19:30
2
3
4
19:30
5
6
7
19:30
8
9
10
19:30
11
12
13
19:30
14
15
16
14:30
17
18
19
19:30
20
21
22
19:30
23
24
25
19:30
26
27
28
19:30

Fermer


Nouvelle production
La Fanciulla del West
Giacomo Puccini
Présentation
À lire avant le spectacle
LA FILLE DU FAR WEST
OPÉRA EN TROIS ACTES (1910)
MUSIQUE DE GIACOMO PUCCINI (1858-1924)
LIVRET DE GUELFO CIVININI ET CARLO ZANGARINI D’APRÈS LA PIÈCE "THE GIRL OF THE GOLDEN WEST" DE DAVID BELASCO
EN LANGUE ITALIENNE

« À cette curieuse époque, des gens venus de Dieu sait où groupèrent leurs forces dans ces lointaines terres de l’Ouest et, selon la rude loi du camp, oublièrent vite leur véritable nom, combattirent, rirent, jurèrent, aimèrent et accomplirent leurétonnante destinée d’une façon qui paraîtrait aujourd’hui incroyable. Nous sommes sûrs d’une seule chose, ils vécurent. » Telle est la citation que Puccini a placé au début de sa partition. En effet, comme dans le Paris de La Bohème ou le Japon de « Butterfly », c’est d’abord la vie qu’il va traquer jusqu’au Far West : les passions certes, mais surtout l’humanité, la fraternité, la compassion.
Dans le saloon Polka, les chercheurs d’or pensentà leur mère restée en Italie et Minnie, derrière le bar, leur lit la Bible. L’amour va se présenter à elle sous l’apparence d’un criminel mais Minnie, au-delà de l’apparence justement, va voir son bon coeur et la possibilité du bonheur. Après la littérature et en même temps que le cinéma, Puccini donne à l’opéra son premier western, un théâtre des âmes au bout du monde, entre rires et larmes, à la fois exotique et bouleversant. Créé au Metropolitan Opera de New York en 1910, cet authentique chef-d’oeuvre fait enfin son entrée au répertoire de l’Opéra de Paris.

Carlo Rizzi Direction musicale
Nikolaus Lehnhoff Mise en scène
Raimund Bauer Décors
Andrea Schmidt-Futterer Costumes
Duane Schuler Lumières
Jonas Gerberding Vidéo
Denni Sayers Chorégraphie
Patrick Marie Aubert Chef de Choeur
ArtisteNoteRôle
Nina Stemme
Minnie
Claudio Sgura
Jack Rance
Marco Berti *
Dick Johnson
Roman Sadnik
Nick
Andrea Mastroni
Ashby
André Heyboer
Sonora
Emanuele Giannino
Trin
Roberto Accurso
Sid
Igor Gnidii
Bello
Eric Huchet
Harry
Rodolphe Briand
Joe
Enrico Marabelli
Happy
Wenwei Zhang
Larkens
Ugo Rabec
Billy Jackrabbit
Anna Pennisi
Wowkle
Alexandre Duhamel
Jake Wallace
Matteo Peirone
José Castro
Olivier Berg
Un Postiglione
Daejin Bang
Un baritono
Orchestre et Choeur de l’Opéra national de Paris

* Marco Berti, souffrant, a annulé la représentation du 7 février.
 Le rôle de Dick Johnson sera chanté à l'avant-scène par Rafael ROJAS et joué par l'assistant à la mise en scène Dan DOONER.



PRODUCTION DU NEDERLANDSE OPERA, AMSTERDAM

 

 


Mécène des retransmissions audiovisuelles de l'Opéra national de Paris


Distributeur TV international d'Opéra de Paris Production

diffusion en direct au cinéma le 10 février, puis en différé sur france tÉlÉvisions
en direct sur France Musique et en UER le 22 février

Le compositeur

Né en 1858 à Lucques, Giacomo Puccini est issu dune famille d’organistes (son père était un théo­ricien et un professeur célèbre). En 1876, il assiste à Pise à une représentation d’Aïda de Verdi, qui décidera de sa vocation de compositeur. Il fait ses études au conservatoire de Milan, sous la direction, entre autres, de Ponchielli. En 1882, il participe à un concours d’écriture pour un opéra en un acte, Le Villi. Bien qu’il ne remporte pas le prix, ce premier opéra sera représenté en 1884 à Milan et contribuera à attirer l’attention de l’éditeur Ricordi qui lui commande un nouvel ouvrage, Edgar. Son troisième opéra, Manon Lescaut, fut non seulement un succès, mais également le point de départ d’une collaboration fructueuse avec les librettistes Luigi Illica et Giuseppe Giacosa, qui travaillèrent avec lui sur les trois opéras suivants (La Bohème, Tosca, Madame Butterfly). Suivront La Rondine et Le Triptyque, opéra en trois actes indépendants. Son dernier opéra, Turandot, composé en 1924 reste inachevé (les deux dernières scènes en seront complétées par Franco Alfano). Puccini meurt à Bruxelles en 1924. Il est aussi l’auteur de quelques œuvres religieuses (Salve regina, Messa di Gloria). Considéré comme un des prin­cipaux représentants du mouvement vériste, qui était un prolongement du naturalisme en littérature, Puccini sen démarque par le raf­finement de son écriture musicale et le rejet de la brutalité qui caractérise bien souvent ce mouvement.

L’œuvre

La Fanciulla del West est le septième opéra de Puccini et le deuxième (après Madame Butterfly) à avoir été inspiré par une pièce de l’écrivain américain David Belasco, The Girl of the Golden West. Le langage musical employé par Puccini diffère totalement de ses ouvrages précédents. On y trouve peu de concessions à la mélodie et à la division en airs séparés mais plutôt la recherche d’une atmosphère particulière. Le compositeur a veillé à la couleur locale, en utilisant quelques thèmes authentiques du Far-West et en développant toute une galerie de portraits pittoresques et attachants, dont les interventions, si furtives soient-elles, s’avèrent essentielles dans ce cadre insolite pour une œuvre lyrique. L’opéra dépeint la vie difficile des pionniers du Grand Ouest et proposa au public new-yorkais une œuvre aussi riche en atmosphères que musicalement somptueuse. La partition offre une riche palette de sonorités aux couleurs presque impressionnistes (Puccini avait entendu  à Paris le Pelléas et Mélisande de Debussy, qui avait produit une forte impression sur lui). Le compositeur brosse à nouveau un beau portrait de femme. Minnie est une aventurière qui tient un bar pour les chercheurs d’or et vit seule dans une cabane au milieu de la forêt californienne ; elle n’a pas froid aux yeux mais elle est en même temps restée fraîche, fragile et innocente comme une enfant. Sur le plan vocal, on retrouve chez elle le lyrisme de Mimi allié au dramatisme de Tosca. Le public américain (l’œuvre fut créée au Metropolitan Opera de New York) exigeait un « happy-end ». La Fanciulla del West échappe donc au cliché de l’amour maudit qui ne peut conduire qu’à la mort et se termine sur l’image d’une rédemption inhabituelle dans l’opéra.

La création

La Fanciulla del West a été créé au Metropolitan Opera de New York le 10 décembre 1910 avec Emmy Destinn et Enrico Caruso dans les rôles principaux, sous la direction d’Arturo Toscanini.

L’œuvre à l’Opéra national de Paris

La Fanciulla del West entre au répertoire de l’Opéra national de Paris. L’ouvrage a toutefois été présenté au Palais Garnier en 1912, dans le cadre d’une tournée de l’Opéra de Monte-Carlo, sous la direction de Tullio Serafin, puis à l’Opéra Comique en 1969 sous la direction de Georges Sebastian.