© Eric Mahoudeau / OnP

Dates / Prix

Palais Garnier - Première le 27 novembre 2013 - 19h30

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La Clemenza di Tito
Wolfgang Amadeus Mozart
Présentation
À lire avant le spectacle
La Clémence de titus
Opéra Seria en deux actes (1791)
Musique de Wolgang Amadeus Mozart (1756 - 1791)
Livret de Pietro Metastasio adapté par Caterino Mazzola
EN LANGUE ITALIENNE

Le dernier opéra de Mozart et, avec La Flûte enchantée et le Requiem, son testament. Un testament d’esthète mais aussi d’humain et d’humaniste. Depuis son enfance, Mozart a aimé passionnément et cultivé génialement le genre de l’opera seria, avec des oeuvres comme Lucio Silla ouIdomeneo. Y revenant une nouvelle fois, il nous redit son amour de la forme, de la ligne épurée de la tragédie et de l’art classique de l’expression. Ici, la pitié comme la passion se soumettent à la loi impérieuse de la beauté. Et y a-t-il vertu plus admirable que la clémence ? Cette connaissance et acceptation de la faute de l’autre, et son pardon ? Dans le titre même de l’œuvre, Mozart nous dit au dernier moment son acceptation du destin (il va mourir à 34 ans) et pardonne à tous. Tomas Netopil dirige cet austère et flamboyant chef-d’œuvre dans la mise en scène épurée de Willy Decker.

Thomas Netopil Direction musicale
Willy Decker Mise en scène
John Macfarlane Décors et costumes
Hans Toelstede Lumières
Alessandro Di Stefano Chef de Choeur
ArtisteNoteRôle
Saimir Pirgu
Tito Vespasiano
Tamar Iveri
Vitellia
Maria Virginia Savastano
Servilia
Stéphanie D'Oustrac
Sesto
Hannah Esther Minutillo
Annio
Balint Szabo
Publio
Orchestre et choeur de l'Opéra national de Paris

ColasCOLAS, MÉCÈNE DE LA CLEMENZA DI TITO

Le compositeur

Wolfgang Amadeus Mozart (né à Salzbourg le 27 janvier 1756, mort à Vienne le 5 décembre 1791).
Enfant prodige (il prend ses premières leçons de clavecin à l’âge de quatre ans et commence à composer à l’âge de six), Mozart connaît rapidement la célébrité grâce aux nombreuses tournées que lui fait faire son père, Léopold, qui est aussi son professeur et son mentor. Malgré sa brève existence, il est un des compositeurs les plus prolifiques de l’histoire de la musique. Dans le domaine lyrique, après des œuvres de jeunesse (La Finta semplice, Mitridate re di Ponto, Lucio Silla, La Finta giardiniera, entre autres), Mozart affirme véritablement sa personnalité avec Idomeneo (1781). L’Enlèvement au sérail, l’année suivante, marque l’achèvement de son indépendance et le début des chefs-d’œuvre de la maturité : Les Noces de Figaro en 1786, Don Giovanni en 1787, Così fan tutte en 1789. La Clémence de Titus, qui revient au genre seria, est son dernier opéra.

L'oeuvre

Commande des Etats de Bohême pour le couronnement, à Prague, de l’empereur Léopold II, La Clémence de Titus a été composé en un temps record d’à peine trois semaines, sur un livret de Métastase (le plus célèbre librettiste du xviiie siècle), qui avait déjà servi à de nombreux musiciens (dont Hasse et Jommelli) et que Caterino Mazzolà, le poète de la Cour de Saxe, avait remis au goût du jour. Il appartient au genre seria, c’est-à-dire à un genre qui obligeait à de rigoureuses contraintes formelles (succession d’airs reliés par des récitatifs), auquel Mozart s’était beaucoup plié pendant sa jeunesse, mais qu’il avait lui-même fait éclater, en particulier dans Idomeneo. Pour toutes ces raisons, La Clémence de Titus a été longtemps le moins aimé et le moins joué des opéras de maturité du compositeur. Il est vrai qu’après les audaces des Noces de Figaro et de Don Giovanni, l’œuvre peut paraître conventionnelle et rétrograde. Pourtant, Mozart y a mis une flamme et une humanité qui parviennent à faire revivre un genre éteint et il y a composé quelques-unes de ses plus belles pages, caractéristiques, par la sobriété et la transparence de leur instrumentation, de sa dernière période créatrice. La Clémence de Titus peut également être considéré, sur le plan politique, comme une réflexion sur le Pouvoir, où triomphe un thème cher au cœur du compositeur : celui du pardon. Lors de sa création, l’impératrice Marie-Louise aurait qualifié l’œuvre de « porcheria tedesca ! » (« cochonnerie allemande ! »).

La création

La Clémence de Titus a été créé le 6 septembre 1791 au Théâtre National de Prague.

L'oeuvre à l'Opéra de Paris

La Clémence de Titus a été représenté pour la première fois à l’Opéra de Paris (Opéra-Comique) le 29 juin 1987, sous la direction de Christopher Hogwood, dans une mise en scène de Federik Mirdita (décors de Rudolf Rischer), avec Carol Vaness (Vitellia), Trudeliese Schmidt (Sesto), Danielle Borst (Servilia), Thomas Moser (Tito), Martine Mahé (Annio) et Jean-Jacques Cubaynes (Publio). L’œuvre fait son entrée au Palais Garnier en 1997 dans une mise en scène de Willy Decker, des décors et des costumes de John Macfarlane, avec Cynthia Lawrence, Anne Sofie von Otter, Christine Schäfer, Keith Lewis, Angelika Kirchschlager et David Pittsinger, sous la direction d’Armin Jordan.
En 2005, une production du Théâtre Royal de la Monnaie de Bruxelles est présentée au Palais Garnier, dans une mise en scène d’Ursel et Karl-Ernst Herrmann, avec Catherine Naglestad, Susan Graham, Ekaterina Siurina, Christophe Prégardien, Hannah Esther Minutillo et Roland Bracht (reprise en 2006 avec Anna Caterina Antonacci dans le rôle de Vitellia). C’est la production de Willy Decker, dans laquelle on a également pu entendre Deon van der Walt, Charles Workman, Kurt Streit dans le rôle-titre, Christine Goerke, Hibla Gerzmava en Vitellia et Vesselina Kasarova, Stéphanie d’Oustrac en Sesto, qui est à nouveau à l’affiche cette saison.