© Christian Leiber / OnP

Dates / Prix

Opéra Bastille - Première le 15 mars 2014 - 19h30

Tarifs : 5€, 15€, 35€, 70€, 90€, 115€, 135€, 155€, 180€

Durée : 2H30 avec un entracte

Première période
mars 2014
lun
mar
mer
jeu
ven
sam
dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
19:30
16
17
18
19:30
19
20
21
19:30
22
23
24
19:30
25
26
27
19:30
28
29
30
31
19:30
avril 2014
lun
mar
mer
jeu
ven
sam
dim
1
2
3
4
19:30
5
6
7
19:30
8
9
10
11
19:30
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
Seconde période
juin 2014
lun
mar
mer
jeu
ven
sam
dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
19:30
30
juillet 2014
lun
mar
mer
jeu
ven
sam
dim
1
2
19:30
3
4
19:30
5
6
7
19:30
8
9
19:30
10
11
12
19:30
13
14
19:30
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31

deficients-visuels.gifAudio-description pour déficients visuels les 29 juin, 2 et 4 juillet


*14 juillet : représentation gratuite.
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Fermer


La Bohème
Giacomo Puccini
Présentation
À lire avant le spectacle
OPÉRA EN QUATRE TABLEAUX (1896)
MUSIQUE DE GIACOMO PUCCINI (1858-1924)
LIVRET DE GIUSEPPE GIACOSA ET LUIGI ILLICA D'APRÈS LE ROMAN DE HENRI MÜRGER "SCÈNES DE LA VIE DE BOHÈME"
En langue italienne

Il n’est peut-être rien de plus simple que La Bohème : un jeune homme et une jeune fille se rencontrent et s’aiment, sont séparés par la vie, se retrouvent pourtant avant la séparation suprême. C’est à Paris, un Paris à la fois légendaire et bien réel, au temps éternel de la bohème. De cette simplicité sourd le surnaturel, une émotion toujours nouvelle et irrépressible. Dans La Bohème, Puccini a su créer des images inoubliables : Mimi, entrant telle la muse, une bougie à la main dans la chambre du poète, le duo d’amour sous la lune, le grand café illuminé, les adieux impossibles dans le matin glacé, la mort enfin sur le lit misérable. Mais les lieux sont autant de régions de nous-mêmes : son café Momus, c’est le tournoiement même de l’existence, sa Barrière d’Enfer l’effrayant désert du coeur : La Bohème évoque ce qui nous hante tous : l’amour qui flamboie et nous emporte au ciel, la jeunesse qui s’enfuit et le temps qui détruit tout. En 1896, Puccini a encore de nombreux chefs-d’œuvre devant lui. Mais plus jamais peut-être, il ne retrouvera cette évidence et cette splendeur de la mélodie où chaque phrase nous touche et est inscrite en nous depuis le premier jour où nous l’avons entendue.

Daniel Oren (A) Direction musicale
Stefano Ranzani (B) Direction musicale
Jonathan Miller Mise en scène
Dante Ferretti Décors
Gabriella Pescucci Costumes
Guido Levi Lumières
Alessandro Di Stefano Chef de Choeur
ArtisteNoteRôle
Maria Agresta
(A) (15 au 24 mars)
Mimi
Angela Gheorghiu
(A) (27 mars au 11 avr.)
Mimi
Anita Hartig
(B)
Mimi
Brigitta Kele
(A)
Musetta
Elena Tsallagova
(B)
Musetta
Stefano Secco
(A) (15 au 24 mars)
Rodolfo
Piotr Beczala
(A) (27 mars au 11 avr.)
Rodolfo
Massimo Giordano
(B)
Rodolfo
Ludovic Tézier
Marcello
Igor Gnidii
(A)
Schaunard
Lionel Lhote
(B)
Schaunard
Ante Jerkunica
(A)
Colline
Nahuel Di Pierro
(B)
Colline
Matteo Peirone
Benoît
Antoine Normand
Alcindoro
Maîtrise des Hauts-De-Seine / Choeur d’enfants de l’Opéra national de Paris

Orchestre et Choeur de l’Opéra national de Paris


(A) : 15, 18, 21, 24, 27, 31 MARS, 4, 7, 11 AVRIL
(B) : 29 JUIN, 2, 4, 7, 9, 12, 14 JUILLET



Saint-Gobain SAINT-GOBAIN, MÉCÈNE DE LA BOHÈME

Radio Classique

En direct sur Radio Classique le 31 mars, après une journée complète depuis l'Opéra Bastille sur leur antenne.

 

Le compositeur

Giacomo Puccini - Né en 1858 à Lucques, mort en 1924 à Bruxelles. Issu d’une famille d’organistes lucquois (son père était un théoricien et un professeur célèbre), Puccini fit ses études au conservatoire de Milan, sous la direction, entre autres, de Ponchielli. Il est l’auteur d’une dizaine d’opéras, dont la plupart sont devenus des piliers du répertoire lyrique (Manon Lescaut, Tosca, Madame Butterfly, La Fan­ciulla del West, Il Trittico, Turandot) et de quelques oeuvres religieuses (Salve regina, Messa di Gloria). Considéré comme un des principaux représentants du mouvement vériste, qui était un prolongement du naturalisme en littérature, Puccini s’en démarque par le raffinement de son écriture musicale et le rejet de la brutalité qui caractérise bien souvent ce mouvement.

L'oeuvre

Opéra en quatre tableaux. Le livret est une adaptation des Scènes de la vie de bohème de Mürger, parues en feuilleton dans le journal parisien Le Corsaire, entre 1845 et 1849, et représentées peu après, sous une forme dramatique coécrite par Théodore Barrière, au Théâtre des Variétés. Comme dans la pièce, Puccini et ses librettistes, Giacosa et Illica, condensèrent deux personnages de Mürger pour donner naissance à la fragile figure de Mimi, qui occupe, avec son amant Rodolfo, le devant de la scène. Mais au delà d’un groupe de personnages pittoresques (avec l’opposition d’un couple « tragique », Rodolfo / Mimi, et d’un couple « fantaisiste », Marcello / Musette) et d’un mode d’existence qui lui rappelait celui qu’il avait lui-même connu, lors de ses années de conser­vatoire, le compositeur voulait aussi dépeindre une ville à travers mille détails et mille touches impressionnistes. Entreprise réussie, puisqu’à la création, Debussy ne put s’empêcher de déclarer : « Je ne connais personne qui ait décrit le Paris de cette époque aussi bien que Puccini dans La Bohème ».

La création

L’opéra fut créé le 1er février 1896 au Teatro Regio de Turin, sous la direction d’Arturo Toscanini, alors âgé de 28 ans. La création parisienne, sous le titre de La Vie de bohème et dans la version française de Paul Ferrier, eut lieu le 13 juin 1898, au Théâtre Lyrique de la Place du Châtelet, où s’était réfugié l’Opéra-Comique en 1887, après l’incendie de la Salle Favart.

L'oeuvre à l'Opéra de Paris

Après avoir été jouée 1496 fois dans la même production de l’Opéra-Comique (décors de Lucien Jusseaume), l’œuvre fait son entrée au Palais Garnier, en version originale, en novembre 1973, dans une mise en scène de Gian Carlo Menotti et des décors de Pier Luigi Samaritani. Elle est reprise de nombreuses fois jusqu’en 1986. Carlo Cossutta, Luciano Pavarotti, Placido Domingo et Giacomo Aragall s’y succèdent, entre autres, dans le rôle de Rodolfo ; Katia Ricciarelli, Mirella Freni, Kiri Te Kanawa et Ileana Cotrubas dans celui de Mimi ; Aldo Ceccato, Julius Rudel, Giuseppe Patane, Nello Santi et Alain Lombard alternent à la direction d’orchestre.
En décembre 1995, La Bohème est présentée pour la première fois à l’Opéra Bastille, sous la direction de James Conlon, avec, en alternance : Roberto Alagna et Roberto Aronica (Rodolfo), Leontina Vaduva et Cristina Gallardo-Domas (Mimi). C’est cette production, dans laquelle on a également pu entendre Nuccia Focile, Angela Gheorghiu, Olga Guryakova, Tamar Iveri, Inva Mula (Mimi), Franco Farina, Marcelo Alvarez, Rolando Villazon, Stefano Secco, Massimo Giordano (Rodolfo), qui est de nouveau à l’affiche.