Agathe Poupeney / ONP

Dates / Prix

Palais Garnier - Première le 22 octobre 2013 - 19h30

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Così fan tutte
Wolfgang Amadeus Mozart
Présentation
À lire avant le spectacle
OPERA BUFFA EN DEUX ACTES (1790)
MUSIQUE DE WOLFGANG AMADEUS MOZART (1756-1791) LIVRET DE LORENZO DA PONTE
En langue italienne

Ainsi font toutes ou l’École des amants. Quand Lorenzo Da Ponte fait la leçon, l’apprentissage est rude et cruel, même si Mozart ne peut s’empêcher d’entremêler sa grâce à l’implacable démonstration. Sous le regard de deux apprentis sorciers, deux frères et deux sœurs se perdent dans l’alchimie du désir. Il y a des faux soldats, des faux Albanais, un faux médecin, un faux notaire, mais surtout des faux-semblants et des faux amis… Et l’on voudrait que les sentiments soientéternels et que le cœur n’ait pas d’intermittences ? Jeu de masques et jeu de dupes, les règles s’embrouillent et tout le monde perd. Le Marivaux le plus abstrait et, déjà, le Musset le moins complaisant se retrouvent dans la polyphonie vertigineuse de ce concerto à six voix. Michael Schønwandt mène ces écoliers sur les chemins de la connaissance.

Michael Schonwandt Direction musicale
Ezio Toffolutti Mise en scène, décors et costumes
André Diot Lumières
Alessandro Di Stefano Chef de Choeur
ArtisteNoteRôle
Myrtò Papatanasiu
Fiordiligi
Stéphanie d’Oustrac / Andrea Hill
(11 nov)
Dorabella
Dmitry Korchak
Ferrando
David Bizic
Guglielmo
Lorenzo Regazzo
Don Alfonso
William Shimell
(3, 5, 8, 11 et 13 nov.)
Don Alfonso
Bernarda Bobro
Despina

Orchestre et Choeur de l’Opéra national de Paris

Le compositeur

Wolfgang Amadeus Mozart (né à Salzbourg le 27 janvier 1756, mort à Vienne le 5 décembre 1791).
Enfant prodige (il prend ses premières leçons de clavecin à l’âge de quatre ans et commence à composer à l’âge de six), Mozart connaît rapidement la célébrité grâce aux nombreuses tournées que lui fait faire son père, Léopold, qui est aussi son professeur et son mentor. Malgré sa brève existence, il est un des compositeurs les plus prolifiques de l’histoire de la musique. Dans le domaine lyrique, après des œuvres de jeunesse (La Finta semplice, Mitridate re di Ponto, Lucio Silla, La Finta giardiniera, entre autres), Mozart affirme véritablement sa personnalité avec Idomeneo (1781). L’Enlèvement au sérail, l’année suivante, marque l’achèvement de son indépendance et le début des chefs-d’œuvre de la maturité : Les Noces de Figaro en 1786, Don Giovanni en 1787, Così fan tutte en 1789. La Clémence de Titus, qui revient au genre seria, est son dernier opéra.

L'oeuvre

Così fan tutte a été commandé à Mozart début septembre 1789, par l’empereur Joseph II qui, d’après la légende, aurait lui-même choisi le sujet : un fait divers qui venait de défrayer la chronique mondaine. Lorenzo da Ponte eut à nouveau la charge du livret : Mozart avait déjà fait appel à lui pour ses deux précédents ouvrages et surtout il avait créé avec lui l’opéra moderne, c’est à dire un opéra où l’orchestre quitte son simple rôle d’accompagnateur pour éclairer en profondeur la psychologie des personnages.
Così fan tutte fait partie, avec La Clémence de Titus, des opéras de Mozart qui ont suscité le plus de malentendus. Pendant bien longtemps, on n’a voulu y voir qu’une comédie galante, un « marivaudage » frivole pour lequel le compositeur avait écrit une musique charmante, mais superficielle. Le livret de Da Ponte, il est vrai, après les audaces des Noces de Figaro et de Don Giovanni, a pu sembler conventionnel. Mais il est habile, bien construit, toujours théâtral, et Mozart, avec sa musique sensuelle, brûlante, passionnée, lui a donné des prolongements psychologiques insoupçonnés : il lui a fait poser les questions essentielles de l’amour et lui a insufflé un fond de gravité que ne possédait pas la farce initiale.

La création

Così fan tutte est créé au Burgtheater de Vienne le 26 janvier 1790. La création française a lieu au Théâtre des Italiens de Paris le 28 janvier 1809.

L'oeuvre à l'Opéra de Paris

L’ouvrage entre au répertoire de l’Opéra-Comique en 1920, dans une adaptation française, sous la direction d’André Messager. Ce n’est qu’en 1963 que l’Opéra-Comique affiche enfin l’œuvre dans sa version originale, dans une production du Festival d’Aix-en-Provence. L’opéra de Mozart est représenté pour la première fois au Palais Garnier le 17 mai 1974, dans une mise en scène de Jean-Pierre Ponnelle (qui signait aussi les décors et les costumes), sous la direction musicale de Josef Krips (en alternance avec Serge Baudo), avec Margaret Price (Fiordiligi), Jane Berbié (Dorabella), Tom Krause (Guglielmo), Ryland Davies (Ferrando), Teresa Stratas / Danièle Perriers (Despina), Gabriel Bacquier (Don Alfonso). Plusieurs distributions alterneront dans cette même production jusqu’en 1980. Così fan tutte revient à l’Opéra Comique le 17 avril 1982, sous la direction de Gustave Kuhn, dans une mise en scène de Jean-Claude Auvray, décors et costumes Bernard Arnould (production de l’Opéra de Nancy), avec Felicity Lott, Alicia Nafé, Dale Duesing, Eberhardt Büchner, Hildegard Heichele, Richard Van Allan. En 1996, une nouvelle mise en scène d’Ezio Toffolutti (qui signait aussi les décors et les costumes) réunissait Susan Chilcott/Emily Magee, Susan Graham, Simon Keenlyside, Rainer Trost, Eirian James et William Shimell. sous la direction de Jeffrey Tate. En 2005, Patrice Chéreau signait une nouvelle mise en scène (coproduction avec le Festival d’Aix-en-Provence) avec Erin Wall, Elina Garanca, Stéphane Degout, Shawn Mathey, Barbara Bonney et Ruggero Raimondi. C’est la production d’Ezio Toffolutti, reprise en 1998 (avec Melanie Diener, Angelika Kirschlager, Russel Braun, Bruce Ford, Anna Maria Panzarella, William Shimell), 2000 (Barbara Frittoli, Katarina Karnéus, Russell Braun, Michael Shade, Nuccia Focile, Rolando Panerai), 2003 (Anja Harteros, Enkelejda Shkosa, Russell Braun et Roberto Sacca) et 2011 (Elza van den Heever, Karine Deshayes, Paulo Szot et Matthew Polenzani) qui est de nouveau à l’affiche.