© Elisa Haberer / OnP

Dates / Prix

Opéra Bastille - Première le 10 octobre 2013 - 19h30

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Places disponibles pour le 15 OCTOBRE : GALA AROP
tarifs et réservations uniquement pour cette date : 01 58 18 65 10
www.arop-opera.com

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Nouvelle production
Aida
Giuseppe Verdi
Présentation
À lire avant le spectacle
OPÉRA EN QUATRE ACTES (1871)
MUSIQUE DE GIUSEPPE VERDI (1813-1901)
LIVRET D’ANTONIO GHISLANZONI D’APRÈS AUGUSTE MARIETTE
En langue italienne

Avec sa fascination pour l’Égypte, l’Europe du XIXe siècle semble s’être embarquée sur quelque bateau ivre, s’émerveillant des couleurs du Nil et du ciel, redécouvrant ces monuments qui sont moins des palais et des villes que des sanctuaires énigmatiques de la folie et du génie humains.
De cette égyptomanie, Aida est l’un des plus célèbres témoignages et cependant l’un des plus contradictoires : faite à l’initiative d’Ismaïl Pacha, la proposition d’une création pour le nouveau Théâtre du Caire, et à l’occasion de l’inauguration du Canal de Suez, fut d’abord refusée par Verdi puis acceptée avec condescendance. Rien dans l’univers de Verdi ne le prédisposait en effet à l’exotisme et Aida ne devait être en rien une concession. Cet opéra qui doit célébrer, comme on le fait en des occasions si solennelles, la concorde universelle, l’harmonie entre les peuples, est tout entier un opéra de guerre : celle qui oppose l’Égypte à l’Éthiopie n’est presque rien face à celle qui oppose les personnages entre eux. Et leurs sanglants affrontements doivent à leur tour s’incliner devant les combats intérieurs que se livre chacun des personnages. Œuvre à la fois flamboyante et hiératique, spectaculaire et intérieure, l’un des plus beaux chefs-d’œuvre de Verdi revient enfin à l’Opéra de Paris après plus d’un demi-siècle d’absence.

Philippe Jordan Direction musicale
Olivier Py Mise en scène
Pierre-André Weitz Décors et costumes
Bertrand Killy Lumières
Patrick Marie Aubert Chef de Choeur
ArtisteNoteRôle
Carlo Cigni
Il Re
Luciana D’intino
(A)
Amneris
Elena Bocharova
(B)
Amneris
Oksana Dyka
(A)
Aida
Lucrezia Garcia
(B)
Aida
Marcelo Alvarez
(10, 15, 25, 29 oct., 2, 9 et 14 nov.)
Radamès
Robert Dean Smith
(12, 20 oct., 6, 12 et 16 nov.)
Radamès
Zwetan Michailov
(20 oct.)
Radamès
Roberto Scandiuzzi
(C)
Ramfis
Alexei Botnarciuc
(25 oct.)
Ramfis
Sergey Murzaev
Amonasro
Elodie Hache
Sacerdotessa
Oleksiy Palchykov
Un Messaggero

Orchestre et Choeur de l’Opéra national de Paris

(A) 10, 15, 25 OCTOBRE, 2, 9, 14 NOVEMBRE
(B) 12, 20, 29 OCTOBRE, 6, 12, 16 NOVEMBRE
(C) (10, 12, 15, 20, 29 OCTOBRE, 2, 6, 9, 12, 14 et 16 NOVEMBRE)



Mécène des retransmissions audiovisuelles de l'Opéra national de Paris


Distributeur TV international d'Opéra de Paris Production

diffusion en direct au cinéma le 14/11

Le compositeur

Né en 1813 à Le Roncole, hameau proche de Busseto, mort à Milan en 1901, Giuseppe Verdi compose une trentaine d’opéras. Parmi les plus célèbres : Nabucco, Ernani, Attila, Luisa Miller, Rigoletto, Il Trovatore, La Traviata, I Vespri siciliani, Un Ballo in maschera, La Forza del destino, Don Carlo, Aida, Otello, Falstaff. Il estégalement l’auteur d’une Messa da requiem. Il abandonne progressivement le bel canto classique au profit d’une expression vocale plus dramatique ; les dernières oeuvres de Verdi verront la disparition du récitatif et l’avènement d’un discours musical continu.

L'oeuvre

Dès 1869, le khédive d’Egypte, Ismaïl Pacha, avait souhaité commander un ouvrage à Verdi pour célébrer l’inauguration du Canal de Suez. Le projet n’aboutit pas mais un an plus tard Camille Du Locle, le directeur de l’Opéra Comique et librettiste de Don Carlo, fait parve¬nir au compositeur un scénario conçu par le célèbre égyptologue français Auguste Mariette. Cette fois, Verdi accepte. Du Locle écrivit d’abord un livret en prose en français. Antonio Ghislanzoni, avec qui Verdi avait travaillé à la version révisée de La Force du destin, fut chargé de la versification. Auguste Mariette dessina les décors et les costumes, afin de garantir la justesse historique de la production. L’opéra fut créé pour l’inauguration du nouvel opéra du Caire en 1871. L´action se déroule au temps des pharaons et relate l´histoire de Radamès, général égyptien, qui dédaigne l'amour de la fille du roi d'Egypte en faveur d´Aida, une jeune esclave qui est en fait la fille du roi d´Ethiopie, ennemi mortel du roi d'Egypte. Par amour pour elle, il trahit son pays et est condamné à être enterré vif. Aida le suit dans la mort. Surtout connu pour la célèbre scène du « triomphe » mené aux accents des non moins célèbres trompettes, Aida est généralement considéré comme l’archétype (voire la caricature) de l’opéra à grand spectacle, associé à un décor monumental et exotique, alors que l’ouvrage est au contraire conçu comme une succession de scènes intimistes, un drame où se heurtent l’amour, la jalousie, le devoir, l’honneur et la trahison. Avec Aida, Verdi confirme la rupture amorcée dans Don Carlo avec l’opéra conventionnel et sa suite d’airs, de cabalettes et de duos détachés de l’action. Chronologiquement, Aida se situe entre la première version de Don Carlos (1867), les révisions de La Force du destin (1869) et la Messa da requiem (1874). Il faudra ensuite attendre plus de quinze ans pour assister à la création d’un nou¬vel opéra de Verdi. Ce sera Otello, créé en 1887 à la Scala de Milan.

La création

Aida est créé à l’Opéra du Caire le 24 décembre 1871. La première en Europe a lieu à la Scala de Milan, le 8 février 1872, avec quelques corrections apportées par Verdi à sa partition, notamment la suppression de l’ouverture.

L'oeuvre à l'Opéra de Paris

Aida a été créé à Paris au Théâtre Italien de la Salle Ventadour en 1876, dans la version italienne, sous la direction de Verdi, avec Rosina Stolz dans le rôle-titre. L’oeuvre entre au répertoire de l’Opéra de Paris (Palais Garnier) le 22 mars 1880, dans une version française de Camille du Locle et Charles Nuitter, dirigée par Verdi lui-même et mise en scène par Régnier et Mayer. A cette occasion, furent spécialement conçues par le facteur Sax les célèbres trompettes droites de 1,20 mètre. Cette production sera reprise jusqu’en 1933. En 1939, une nouvelle mise en scène est confiée à Pierre Chéreau. Les trompettes de Sax furent à cette occasion remplacées par des trompettes plus modernes, réalisées par Couesnon. Cette production restera à l’affiche jusqu’en 1968, date à laquelle Leontyne Price interprètera le rôle-titre. L’oeuvre n’a jamais été reprise depuis.