Friday 17 May 2013
Torsten Kerl
Récital au Palais Garnier

Entre deux représentations du Crépuscule des dieux, le ténor allemand donnera un récital le 5 juin au Palais Garnier. Il sera accompagné au piano par Boris Bloch et interprètera des Lieder de Richard Wagner, Erich Wolfgang Korngold et Alexander Von Zemlinsky...(photo :  © Bettina Stoβ )

 

Torsten Kerl brave avec assurance les rôles de Siegfried, Tannhäuser ou encore le rare Rienzi. Aujourd'hui habitué des grandes scènes internationales telles Salzbourg, Berlin, New York, Munich, le ténor se partage, à ses débuts, entre des rôles mozartiens et celui d'hautboïste de l'Orchestre de la Radio de Cologne. Musicien complet, il privilégie le chant, enchaînant les grands rôles russes (Lenski dans Eugène Onéguine), français (Samson, Hoffmann, Don José), italiens (Otello, Pinkerton) avant de plonger dans le lyrisme exacerbé de La Ville morte de Korngold dont il est l'un des plus sensibles interprètes. Suivent les grands rôles straussiens (l'Empereur de La Femme sans ombre, Bacchus dans Ariane à Naxos) et wagnériens. Un répertoire dans lequel il excelle grâce notamment à ses qualités d'écoute d'instrumentiste. Le temps passé au sein de la formation orchestrale de Cologne lui a permis d'acquérir un sens solide et aigu de la musicalité et une compréhension des partitions qui influencent sa conception du chant. Il est en effet de ces Heldentenor, dont l'approche profondément lyrique des oeuvres permet, par une ligne de chant, de renverser l'image d'Epinal du chanteur wagnérien grondant. « Wagner est un compositeur qu'il faut chanter », rappelle Torsten Kerl à ceux qui privilégieraient le texte à la musique.


L'exercice du récital est pour lui l'occasion de faire montre de ses qualités de mélodiste, dans un répertoire profondément germanique où le lyrisme postromantique de Zemlinsky et Korngold s'associe à l'art du maître de Bayreuth.

 

Mireille Mirande

Retrouvez l'intégralité de cet article dans En scène !

Le journal de l'Opéra national de Paris

 

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