Monday 13 May 2013
Diana Damrau
récital au Palais Garnier le 22 mai

L'écrin de Garnier accueille le 22 mai l'une des plus scintillantes voix du chant actuel : la soprano allemande Diana Damrau. Accompagnée du harpiste Xavier de Maistre, elle interprète des lieder de Franz Schubert, Richard Strauss et des mélodies de Reynaldo Hahn, Ernest Chausson, Gabriel Fauré, Henri Duparc et Eva Dell'Acqua. ( photo : Diana Damrau - © DR )

Avant d'être récompensée en 2007 par le titre de Bayerische Kammersängerin et celui de chanteuse de l'année 2008 par le magasine Opernwelt, Diana Damrau débute sa carrière scénique en 1995 à Wurtzbourg dans le rôle de Barbarina des Noces de Figaro. Elle devient, par la suite, membre des troupes des opéras de Mannheim et Francfort où sa tessiture gagne en hauteur. Dès lors, l'élasticité de sa voix, conjuguée à ses goûts éclectiques, lui permet de passer du registre baroque au contemporain avec une facilité déconcertante. Elle chante ainsi, à Vienne en 2002, la première mondiale de l'opéra de Friedrich Cerha, Der Riese vom Steinfeld, et participe avec éclat, en 2004, à la réouverture de la Scala dans le rôle-titre de l'opéra de Salieri, L'Europa riconosciuta. S'ajoutent conjointement à son répertoire, les grands rôles de soprano tels Lucia di Lammermoor, Elvira (I Puritani), Manon, Donna Anna (Don Giovanni) ou encore Olympia, Antonia et Giulietta des Contes d'Hoffmann. Trois couleurs vocales qu'elle s'approprie avec brio lors d'une même représentation au Bayerische Staatsoper en 2011.


Si elle se plaît à jouer les grands rôles de Mozart sur les scènes viennoise, new yorkaise ou londonienne, elle se délecte d'en interpréter les arias lors de concerts, où il n'est pas rare de l'entendre dans de la musique sacrée (cantates et Passions de Bach, Le Messie de Haendel, La Création de Haydn). Loin de la théâtralité et des artifices des scènes d'opéra, la jeune femme aime, par ailleurs, se consacrer au cadre plus intimiste des récitals. Des soirées sans filets, aux programmes desquelles elle inscrit des lieder et mélodies françaises. Son affinité pour les pièces vocales de Debussy, Chausson, Hahn, Duparc n'a eu de cesse de s'affirmer depuis sa rencontre, en 2006, avec Xavier de Maistre, harpiste virtuose et ancien solo de la Philharmonie de Vienne. À ce répertoire, généralement servi par la voix et le piano, Maistre, tisserand de subtilités   harmoniques, substitue la finesse de son instrument, guidant la soprano vers des cimes olympiennes. 


Diana Damrau sera Violetta dans l'opéra La Traviata, mis en scène par Benoît Jacquot pour la saison 2013-2014 de l’Opéra national de Paris,



M.M
Retrouvez l'intégral de cet article dans En scène !
Le journal de l'Opéra national de Paris 
PreviousNext