Wednesday 21 April 2010
Britten chambriste
Le Quatuor Diotima à l'Amphithéâtre Bastille

Parallèlement aux représentations de Billy Budd, le Quatuor Diotima interprètera les 26 et 28 avril à l'Amphithéâtre Bastille l’intégrale des quatuors à cordes de Britten, ainsi que des quatuors à cordes de Mozart et de Frank Bridge.


Britten a écrit trois quatuors à cordes qui forment sans aucun doute la partie la plus intéressante de sa musique de chambre, musique qu’il a composée tout au long de son existence et dans laquelle on trouve la même aisance et la même lisibilité que dans sa musique vocale et dramatique. Les deux premiers quatuors en ré majeur (op. 25) et en ut majeur (op. 36), ont été composés à quelques années d’intervalle, le premier en 1941, aux Etats-Unis où le compositeur s’était exilé au début de la Seconde Guerre mondiale et le deuxième en 1945, en Angleterre. Si le premier, malgré une construction tonale ingénieuse, ne reçut qu’un accueil critique mitigé, le deuxième, écrit en hommage au maître de Britten, Purcell, eut davantage de notoriété, surtout grâce à un meilleur équilibre entre les parties instrumentales. Quant au troisième (op. 94), il fut écrit trente ans plus tard, en 1975, et créé l’année suivante par le Quatuor Amadeus, après la mort du compositeur. L’esprit en est radicalement différent et, à maints égards, il s’agit d’un adieu, d’un testament secret et rigoureux, dont chacun des cinq mouvements porte un titre significatif : Duets, Ostinato, Solo, Burlesque, Recitative and Passacaglia. L’occasion de découvrir cette partie moins souvent jouée de l’œuvre de Britten, par un Quatuor dont le large répertoire affirme pourtant une affinité particulière avec la musique de la première partie du XXe siècle.

PreviousNext