Diaporama / Régine CrespinPhotographies, correspondance, partitions autographes, Régine Crespin a légué beaucoup de ses archives personnelles à la Bibliothèque-Musée de l'Opéra. A travers l'exposition qui se tient au Palais Garnier du 19 juin au 15 août 2010, l'Opéra national de Paris et la Bibliothèque nationale de France rendent hommage à la grande cantatrice.
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La carrière de la petite Nîmoise s’ouvre par les éliminatoires locales du Concours des plus belles voix de France, qui la conduit d’abord à Marseille, puis à la finale parisienne de 1947. La victoire lui ouvre alors les portes du Conservatoire, puis de sa première scène à Reims où elle interprète Charlotte dans Werther en janvier 1949. Au milieu de cette carrière entamée en province, elle remporte le premier prix de chant du Conservatoire. En 1951, elle est engagée par la Réunion des théâtres lyriques nationaux et fait ses débuts à l’Opéra-Comique dans le rôle de Tosca le 27 juin. C’est tout un répertoire à la fois allemand (Lohengrin, La Walkyrie, Parsifal, Le Chevalier à la rose, Obéron), italien (Otello, Le Trouvère, Tosca, Cavalleria rusticana), russe (Boris Godounov), français (Faust, La Damnation de Faust, Werther, Hérodiade, Sigurd, la création française de Dialogues des carmélites), ainsi que quelques Mozart, qu’elle présente encore en français sur les scènes lyriques françaises.
Elle fait ses débuts à l’étranger le 28 mai 1956 dans le rôle de Desdémone à Bilbao. Ses engagements sur les plus grandes scènes internationales se multiplient à partir de 1958, où elle est engagée à Bayreuth pour interpréter Kundry, qu’elle chante en allemand. Suivent en 1959 La Walkyrie à Barcelone puis Vienne, Le Trouvère à Lisbonne, Le Chevalier à la rose (en allemand) à Glyndebourne, Fedra à Milan. Sa carrière internationale prend alors le pas sur ses succès français et c’est à New York, San Francisco et surtout Buenos Aires qu’elle connaît sa plus grande gloire. Elle écrit plaisamment que si ses collègues italiennes viennent à Paris chanter leur répertoire national, elle prend plus de risques en allant chez elles chanter le leur.
Elle fait partie de la première génération à chanter les livrets dans leur langue originale et elle est particulièrement attachée au répertoire de mélodies, auquel elle consacre de nombreux récitals et enregistrements dont Les Nuits d’été de Berlioz constituent un sommet. Obstinée et audacieuse, elle n’hésite pas à apprendre de nouveaux rôles jusqu’à la fin de sa carrière : Carmen en 1975, La Grande Duchesse de Gerolstein puis, en même temps que sa voix change et s’assombrit, Mme de Croissy de Dialogues des carmélites et enfin la Comtesse de La Dame de pique, rôle dans lequel elle fait ses adieux sur la scène du Palais des Congrès en 1989. Retirée de la scène, elle poursuit son activité de professeur de chant, autre rôle qu’elle prend très à cœur depuis de nombreuses années déjà.
Les archives conservées à la Bibliothèque-musée de l’Opéra (manuscrits de ses mémoires, press-books, contrats, partitions, programmes, photographies, distinctions, affiches…) couvrent toute sa carrière depuis ses premiers engagements. Les partitions annotées vont de celles de l’élève Régine à celles du professeur Crespin. Les photographies dressent aussi le portrait d’une femme simple à la ville, qui entendait profiter de la vie, mais aussi d’une diva munie de tous ses atours, trop cultivés d’ailleurs pour être pris totalement au sérieux. Les dossiers de presse illustrent, outre tous les jalons de sa carrière, le malin plaisir qu’elle a à jouer de son image : donnant son nom à une rose, paradant dans une robe haute couture de Christian Lacroix, riant avec son homonyme de cabaret, projetant de former un duo cinématographique avec Louis de Funès, recevant l’hommage des chefs d’État comme elle reçoit à présent le nôtre.
PIERRE VIDAL - Directeur de la Bibliothèque-musée de l’Opéra national de Paris
EXPOSITION DE L'OPERA NATIONAL DE PARIS ET DE LA BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE
A l'occasion de cette exposition, l'Opéra de Paris publie en collaboration avec Actes Sud un hommage en images à Régine Crespin : plus de 120 photographies réunies pour la première fois (et souvent inédites) retracent sa vie et sa carrière, depuis son enfance jusqu'à ses adieux à la scène.
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Stéphane Bullionnommé Danseur Étoile
A l'issue de la représentation de La Bayadère de Rudolf Noureev - au cours de laquelle il interprétait le rôle de Solor - au Palais Garnier, mercredi 2 juin 2010, sur proposition de Brigitte Lefèvre, Directrice de la Danse, Nicolas Joel, Directeur de l’Opéra national de Paris, a nommé Stéphane Bullion, Danseur Étoile de l’Opéra national de Paris.
Stéphane Bullion interprètera le rôle du Mikado aux côtés de Marie-Agnès Gillot dans le ballet de Jiri Kylian Kaguyahime, présenté pour la première fois à l’Opéra Bastille, en alternance du 11 juin au 15 juillet 2010.
Rossini rue d'Ulmjournée d'étude sur la dame du lac
Créé le 24 octobre 1819 au Teatro di San Carlo de Naples, La donna del lago est aujourd’hui l’un des opéras les plus méconnus de Rossini alors qu’il fut en son temps l’une des pierres de touche du romantisme européen. C'est pour réparer cette injustice que l'École Normale Supérieure lui consacre une journée d'étude le 4 juin 2010 Salle Dussane, de 9h à 18h (entrée libre).
PROGRAMME
I. Des sources littéraires à la scénographie
Présidence : Jean Mongrédien
9h Accueil
9h15 Introduction, par Emmanuel REIBEL
9h30 Francis CLAUDON Walter Scott et l’Opéra.
10h00 Liliane LASCOUX De la geste héroïque de Walter Scott au melodramma de Rossini : le livret d’Andrea Leone Tottola.
10h30 Discussion et pause
11h Chantal CAZAUX La donna del lago ou la naissance de l’opéra romantique italien.
11h30 Isabelle MOINDROT Les enjeux scénographiques de La donna del lago.
12h Discussion
II. Réception et interprétation
Présidence : Pierre Brunel
14h Céline FRIGAU « Fatale expérience » ou « fête pour le public des Italiens » ? Une histoire de la réception de La donna del lago au Théâtre royal Italien de 1824 à 1848.
14h30 Suzel ESQUIER Stendhal et la création de La donna del lago.
15h Discussion et pause
15h30 Béatrice DIDIER Rossini romantique.
16h00 Olivier BARA Petite histoire de l’interprétation scénique et vocale de La donna del lago : entre fastes bel cantistes et couleur locale romantique.
16h30 Discussion et pause
17h La donna del lago à l’écran
Cette journée d’étude est co-organisée par Béatrice Didier (ENS) et Emmanuel Reibel (Paris Ouest Nanterre, Centre de Littérature et poétique comparées).
Accès à l’ENS 45, rue d’Ulm, 75005 Paris. Station Luxembourg par le RER B. Bus 21, 27, 91. La salle Dussane est au rez-de-chaussée dans l’aile gauche du bâtiment principal. Renseignements emmanuel.reibel@gmail.com
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In rehearsal with Kaguyahime
Jiri Kylián comments on the first rehearsals with the Ballet
Running from 11 June to 15 July 2010, Kaguyahime enters the repertoire of the Paris Opera Ballet on the stage of the Opera Bastille. Jiri Kylian signs the choreography of this ancestral Japanese fable of the princess who has come down from heaven in order to bring beauty to mankind. Discover the first images of rehearsals commented by the choreographer.
Kaguyahime par Marie-Agnès GillotEntrée au répertoire du ballet de Jirí Kylián
Après deux créations pour le Ballet de l'Opéra et cinq entrées au répertoire, les rendez-vous de Jirí Kylián avec les danseurs de la Compagnie restent des moments attendus. Rencontre avec Marie-Agnès Gillot qui interprète l'une des princesses Kaguyahime à l'affiche de l'Opéra Bastille du 11 juin au 15 juillet.
« J’ai rencontré Jirí Kylián pour l’entrée au répertoire de Stepping Stones, en 2001, que l’on a repris depuis. Et, il y a deux ans, il m’a fait travailler un pas de deux, Whereabouts Unknown, que j’ai dansé au Japon. Il fait partie de ces “grands”, de ces chorégraphes avec lesquels j’ai réellement le sentiment d’apprendre à danser. Son langage est complètement neuf et différent et du coup, le moindre geste est chorégraphié, rien n’est naturel. Il faut tout apprendre. Il me fait découvrir des circulations d’énergie et des mouvements inédits, qui n’appartiennent qu’à lui. En répétition, les danseurs ne travaillent jamais dans la violence ou en s’appuyant sur la force. Au contraire, tout se passe en douceur et Kylián nous amène à bouger différemment sans que l’on se rende compte des mouvements très athlétiques que l’on peut interpréter. La présence des danseurs de la création est aussi galvanisante : ils connaissent le langage de Kylián, ils montrent le mouvement et on a immédiatement envie de les imiter, de se hisser à leur niveau. Il est plus facile de comprendre l’essence d’un mouvement lorsque l’on a un modèle sous les yeux. Enfin, l’interprétation de la musique sur scène crée une connivence forte avec les musiciens, comme c’était le cas, dans un registre complètement différent, pour Appartement de Mats Ek. Une énergie très puissante circule et la transmission entre la musique et la danse se fait encore mieux. J’ai hâte de retrouver l’univers si riche d’images propre à Jirí Kylián, cet univers sensuel et doux, inimaginablement imaginaire. »
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Succès de Tous à l'Opéra !Dans le cadre du week-end Tous à l’Opéra !, les 8 et 9 mai 2010, ce sont 14100 visiteurs qui se sont rendus sur les deux lieux : Opéra Bastille et Palais Garnier. L’Opéra national de Paris a enregistré pour les visites au Palais Garnier 7000 visiteurs, le samedi 8 mai, et 6300 visiteurs, le dimanche 9 mai, 600 personnes ont assisté aux projections à l’Amphithéâtre Bastille, le samedi 8 mai : Mireille de Charles Gounod à 14h, Les Ballets russes à 17h. Ce sont 200 personnes qui se sont présentées pour les visites guidées sur réservation à Bastille, le samedi 8 mai.
Chansons de France
par les Solistes XXI
After Voix Espace, Solistes XXI and their conductor Rachid Safir return to the Amphithéâtre on 18 May for a rare and exciting programme devoted to 20th century French a cappella works.
Alongside Francis Poulenc's Sept Chansons, settings of works by the composer's bedside poets, Apollinaire and Eluard, the Solistes XXI perform two anthologies by Florent Schmitt and a Hindemith cycle on Rilke's French poems. They will also give the first performance of a cycle by singer and composer Vincent Bouchot, born in 1966. Bouchot began his career in the Choir of the Chapelle Royale, going on to sing with major French vocal ensembles – such as the Groupe vocal de France, the Jeunes Solistes or Akadêmia – before becoming a member in 1994 of the Ensemble Clément Janequin, with whom he has performed the world over. An enthusiastic composer, Vincent Bouchot has written numerous works, in particular seven operas - including Ubu, first performed in 2002 at the Opéra Comique. He also composes music to illustrate well-known tales with writer Olivier Cohen : Gulliver with Pierre Richard, The Sleeping Beauty with Virginie Ledoyen, Around the world in 80 days with Robin Renucci..., Vincent Bouchot recently performed at the Péniche Opéra in Mare nostrum by Maurizio Kagel.
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La Petite Renarde rusée à l'Opéra Bastille
à l'affiche du 25 juin au 12 juillet 2010
Une forêt de Moravie en hiver. Alors que le garde-chasse a dressé un piège pour la renarde, celle-ci se révèle plus rusée que lui : feignant de se faire capturer, elle se relève et lui vole ses poulets.
Janacek a mis beaucoup de lui-même dans cette fable naïve et profonde qui mêle les hommes et les animaux. Au crépuscule de sa vie, au sommet de son art, le compositeur exalte le cycle éternel des saisons qui enveloppe et dépasse l'existence humaine.
Tous à l'Opéral’Opéra national de Paris
ouvre grand les portes
de ses deux théâtres.
Dans le cadre de la manifestation « Tous à l’opéra » les samedi 8 et dimanche 9 mai 2010, l’Opéra national de Paris ouvre grand les portes de ses deux théâtres.
Ouverture du Palais Garnier
- samedi 8 mai 2010 : les espaces publics seront accessibles gratuitement, de 9h00 à 17h00. La salle de spectacle ne sera visible que jusqu’à 13 heures.
- dimanche 9 mai 2010 : les espaces publics et la salle de spectacle seront accessibles gratuitement, de 9h00 à 17h00.
Les visiteurs bénéficient librement de l’accès de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra.
Ouverture de l’Opéra Bastille
- samedi 8 mai 2010 : visites guidées de l’Opéra Bastille à 9h00 (1 groupe de 50 personnes) et à 12h00 et 17h00 (2 groupes de 50 personnes maximum pour chaque horaire). Inscription préalable nécessaire, aux conditions de réservation rappelées ci-dessous.
Projections de films de spectacles de l’Opéra national de Paris à l’Amphithéâtre Bastille, le samedi 8 mai 2010. Inscription préalable nécessaire, aux conditions de réservation rappelées ci-dessous.
- 14h00 : Mireille, de Charles Gounod, dans la mise en scène de Nicolas Joel et sous la direction de Marc Minkowski.
- 17h00 : Les Ballets russes, dans des chorégraphies de Massine, Fokine et Nijinski, sous la direction musicale de Vello Pähn.
Réservations
Réservations au préalable, à partir du 12 avril 2010 :
Pour les visites de l’Opéra Bastille, par téléphone au 01 73 60 23 23, du lundi au vendredi de 9h à 18h et le samedi de 9h à 13h, sauf dimanches et jours fériés ;
Pour les projections des films à l’Amphithéâtre Bastille :
- par téléphone au 01 73 60 23 23, du lundi au vendredi de 9h à 18h et le samedi de 9h à 13h, sauf dimanches et jours fériés,
- par Internet :
> Mireille
> Ballets Russes ,
- aux guichets de l’Opéra Bastille, tous les jours de 10h30 à 18h30, sauf dimanches et jours fériés.
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La Bayadère by Noureev
At the Palais Garnier from 17 May to 2 June 2010
The first role danced by the young Rudolf Nureyev on the stage of the Palais Garnier, the last ballet he revived for the Company before passing away... With this revival of La Bayadère, the Paris Opera Ballet pursues keeps tradition alive through the steps of a new generation of performers.
A conversation with Jiri Kylian
Kaguyahime enters the Paris Opera Ballet's repertoire
At the Opera Bastille from 11 June to 15 July, guest choreographer Jiri Kylián renews his collaboration with our ballet company bringing a new work to the repertoire, Kaguyahime, created more than twenty years ago for his own company. Far from any folklore, the choreographer sets a universal and timeless ancestral tale to dance.
Jiri Kylián : The ballet has its roots in the Japanese legend of princess Kaguyahime and, although the story dates from the 7th century, I fear it is just as topical as it was yesterday and will most probably be tomorrow. This ancestral tale relates the story of a princess who has come down from the moon to bring peace and love to all men. But she is so beautiful that men kill one another to possess her. Each wants her for himself and this leads to wars, rivalries and disasters. And, since she does not want to see such suffering, Kaguyahime decides to return to where she came from. Unfortunately, greed, jealousy and violence… these themes never leave us from the day we are born until the day we die. And this will always be so as long as men exist.
This is the first time you have worked on the stage of the Opera Bastille. Has it influenced your work ?
Jiri Kylián : It's an extraordinary space, a magnificent theatre, ideal for this work in particular. The Opera Bastille really suits the ballet. It seems to me that from an aesthetic point of view, the work with its tones of black, white and red, will be perfectly at home in the "modernity" of the Bastille auditorium. The technical equipment is extremely modern and there is all the space needed to house the immense percussion ensemble that accompanies the ballet.
Can you speak to us about the music ?
Jiri Kylián : The score was composed by Maki Ishii, who has since passed away, and who himself conducted the performances in 1991. It was the composer himself who suggested that I set a choreography to this music. I accepted without hesitation and with great enthusiasm because its force and deep sensitivity had immediately inspired me. In Japan it is not a sound's clarity that counts but its emotional content. It's a contemporary score, performed on the one hand by the Kodo ensemble and on the other by European percussionists. The orchestra thus brings together a group of Oriental percussionists and a group of Western ones. Three musicians from the Gagaku Ensemble are also invited to participate on three traditional instruments: the ryuteki (bamboo flute), the hichiriki (a double reed instrument) and the sho (mouth organ). Lastly, the most impressive instrument is the daiko, this huge Japanese drum placed on the stage, around which the performance space and the ballet are built, and which symbolises the moon in a certain manner.
The ballet's inspiration is unmistakably Japanese. Could one say that you are, more generally speaking, attracted to this culture ?
Jiri Kylián : I have always had a profound admiration for Japanese thinking which, although often so complex, always returns to something simple. Japanese culture also has this concept of "full emptiness". It's a little bit like in a Zen garden: it's empty but the spirituality that dwells there is very present. As regards the rhythm, there is a word that doesn't exist in our language to describe this invisible force, this pause between one thing and another. It's indescribable, utterly personal but deeply felt. Most of the Japanese artists with whom I have worked integrate this philosophy of the vacuum and simplicity which I greatly admire. I like Toru Takemitsu's music and he has become a close friend. His works have been used for three of my ballets Torso, November Steps, Dream Time. I collaborated with the architect Atsushi Kitagawara for One of a Kind, with the sculptor Susumu Shingu for Toss of a Dice (after the poem by Mallarmé entitled Un Coup de dés), and more recently with the costume designer Yoshiki Ishinuma for Migratory Birds, for the Munich Ballet.
What does it mean for you to work with dancers who are not always familiar with your language ?
Jiri Kylián : It seems to me that nowadays there are so many foreign guest companies and that it's so easy to travel and thanks to Internet to widen one's horizons, that dancers are much more open than before. Their conception of dance has completely changed. Both morally and physically they are far more open to all sorts of styles and influences. If I had come to work at the Opera thirty years ago, there would probably have been a certain form of resistance to my strange language, and this particular way of moving. This is not the case today. It's quite clear that Brigitte Lefèvre's artistic policy has made it possible to break down the barriers between contemporary and classical dance. The dancers pass from one language to another and it is marvellous to see choreographers and colleagues, like Pina Bausch, who sadly left us recently, Angelin Preljocaj, William Forsythe, and so many others, working with the company. It helps us to understand that a theatre is not a museum and that we who create today are writing the history of tomorrow…
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