Jeudi 20 juin 2013
Signes : Choré-graphie
Du 3 au 15 juillet à l'Opéra Bastille

Porté par la volonté d'un peintre, Signes s'impose comme une oeuvre d'art où scénographie, chorégraphie et musique se répondent, s'équilibrent et s'assemblent magistralement.(photo : © Christian Leiber)


« Habituellement, les " décors "  sont conçus en fonction du ballet. Ici, ils ont précédé la danse. Et l'ont inspirée. Olivier Debré m'a proposé plusieurs tableaux qu'il avait peints. On en a retenu sept. Très différents les uns des autres par les couleurs et l'atmosphère qu'ils dégagent, et ce qu'ils représentent. Il a fallu ensuite imaginer ce que pouvait être le ballet et la scénographie : le tableau d'origine n'est pas simplement transposé sur une toile peinte, devant laquelle on va danser. Le décor crée l'espace, car des formes et des objets interviennent aussi. Ce n'est pas une peinture fixe, les éléments qui se détachent le rendent « mobile », et les mouvements de la danse, en habitant cet espace lui donnent vie.


J'ai essayé de développer dans ma chorégraphie la signification qu'Olivier Debré a donnée à chacun de ses tableaux. Mais la danse n'est pas une " illustration ", ni une mise en scène en " tableau vivant ". C'est plutôt une sorte de poème sur la joie intérieure et le sourire, traversant sept paysages. Ce sourire peut être serein, grave, gai ou triste. Les sept tableaux d'Olivier m'ont conduit à réaliser sept ballets (comme sept Haïku) que je relie les uns aux autres par deux personnages, sortes de fils conducteurs de ce voyage à travers les signes. C'est à la fois abstrait, " zen ", et très visuel, concret. Le sourire n'est pas seulement sur les visages, il est dans les corps des danseurs. » Carolyn Carlson

 

 Propos recueillis en mai 1997

 


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