Pierre Grosbois
Vendredi 31 janvier 2014
Quand le football se fait danse
"Arrêts de jeu" de Pierre Rigal
La Saison Jeune public se poursuit avec le spectacle de Pierre Rigal, Arrêts de jeu, qui met en scène un souvenir d’enfance : la défaite de la France contre la RFA en demi-finale de la Coupe du monde de football de 1982...
Sur scène, quatre joueurs, danseurs, acrobates retracent cet événements et s’amusent avec les échappées, les zooms, les retours en arrière, les ralentis et bien évidemment les arrêts sur image. 
Le spectacle, créé il y a quelques années, avait suscité l’enthousiasme des critiques :

« Cette bulle choré-sportive au style très bande dessinée tire parfois vers le cinéma muet, et c’est bien meilleur. Distorsion des faits et gestes footeux, elle fait son miel de grimaces, d’actions au ralenti et de dérapages dans la castagne. Une série de métaphores corporelles fait naître de curieuses escapades, inventant des jeux collectifs inédits. Bien mené, Arrêts de Jeu pioche ses atouts dans ses multiples références. A la fois sportive et populaire, mais aussi plastique avec ses astuces lumineuses et ses costumes de Bibendum architecturés qui évoquent les inventions géométriques d’Oskar Schlemmer (1888-1943), la pièce s’accroche à un esprit d’enfance qu’elle détourne avec délicatesse. »

Rosita Boisseau , Le Monde, mars 2007.

« Un match de foot peut marquer une enfance. Celui de la Coupe du monde 1982, où l’Allemagne finit par l’emporter aux tirs au but contre la France, au terme d’une rencontre houleuse, n’est jamais sorti de la tête et des rêves de Pierre Rigal, qui à l’époque, avait 9 ans. […] On revit, en début du spectacle, quelques moments du match commenté évidemment par le couple Roland-Larqué, avant d’entrer dans une phase d’adhésion où la gestuelle du danseur capte celle du sportif, pour finir dans un univers onirique. En déviant du sujet premier, Arrêts de jeu entraîne le spectateur dans une autre aire, celle du jardin d’enfants.».

Marie-Christine Verna y, Libération, mars 2007.

« Pierre Rigal réussit la prouesse de nous faire revivre cet instant gravé à jamais dans la mémoire et de nous en faire partager le point de vue et l’émotion. Car son travail est avant tout sincère et une nouvelle fois abouti. Comme dans Erection, sa première création, l’usage de la vidéo accompagne le propos. L’utilisation de l’outil technique n’est que le prolongement naturel du mouvement. La pièce ne doit son esthétisme qu’à sa qualité artistique.»

Jean-Luc Martinez, La Dépêche, octobre 2006.


 Arrêts de Jeu
de Pierre Rigal, les 13, 14 et 15 février à l'Amphithéâtre

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